138
138
Cabinet en placage d'ébène, incrustations de nacre et d'ivoire gravé, Italie, seconde moitié du XIXe siècle, par Giovanni Battista Gatti
ACCÉDER AU LOT
138
Cabinet en placage d'ébène, incrustations de nacre et d'ivoire gravé, Italie, seconde moitié du XIXe siècle, par Giovanni Battista Gatti
ACCÉDER AU LOT

Details & Cataloguing

Excellence

|
Paris

Cabinet en placage d'ébène, incrustations de nacre et d'ivoire gravé, Italie, seconde moitié du XIXe siècle, par Giovanni Battista Gatti
décoré toutes-faces dans le goût de la Renaissance, orné de rinceaux et grotesques, de vues du Panthéon et du pseudo-temple de Vesta à Rome sur les côtés, l'abattant figurant un chiffre IBC en façade et, à l'intérieur, un médaillon représentant Raphaël, découvrant quatre tiroirs, le troisième tiroir à motif de chats, le dernier et quatrième tiroir estampillé G.B. GATTI au-dessous
Haut. 35,5 cm, larg. 27 cm, prof. 23 cm ; height 14 in., width 10 2/3 in., depth 9 in.
Lire le rapport d'état Lire le rapport d'état

Description

Giovanni Battista Gatti (1816-1889) fut l'un des plus talentueux ébénistes et intarsiatore italiens du XIXe siècle. Après avoir étudié à Florence, il ouvrit un atelier à Faenza, sa ville natale. A partir de 1843, il travailla à Rome pour le cardinal Amat, chancelier du Pape, qui lui permit d'installer un atelier dans le palais de la Chancellerie pontificale ; il tenait également boutique au 47 de la via Sistina.
Gatti participa aux diverses manifestations industrielles et culturelles de l'Europe d'alors, les Expositions Universelles de Paris en 1855, 1867 et 1878, celle de Londres en 1862 et de Vienne en 1873. Il bénéficiait d'une clientèle prestigieuse dans toute l'Europe et comptait notamment parmi ses commanditaires l'empereur d'Autriche. Sa production était assez limitée car il réalisait seul ses œuvres, sans l'aide d'employés ou d'apprentis. Devenu aveugle, il cessa son activité en 1881 et fit don d'une partie de ses œuvres à la Pinacothèque de Faenza.

Renouveau d’un âge d’or italien, le style Renaissance fut en vogue dès la première moitié du XIXe siècle chez les artistes de la péninsule et s’imposa comme l'esthétique dominante durant les décennies 1860 et 1870. Pendant ses années de formation auprès du frère dominicain Girolamo Bianchedi et de l’artisan Luigi Falcini à Florence, Gatti perfectionna son art de la marqueterie de bois polychromes puis, lors de sa période romaine, privilégia davantage les incrustations d’ivoire et de nacre sur fond d’ébène.
Notre cabinet comporte plusieurs motifs décoratifs que Gatti affectionnait particulièrement, comme les médaillons d’hommes illustres – ici Raphaël d’après son autoportrait aux Offices -, les chats – allusion à son patronyme – et les vues des principaux monuments de Rome : on relève une représentation similaire du Panthéon sur la table adjugée 125 000 € dans ces salles le 11 avril 2018, lot 301.

Excellence

|
Paris