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Zao Wou-Ki
10.03.92
Lot. Vendu 2,292,500 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Zao Wou-Ki
10.03.92
Lot. Vendu 2,292,500 EUR (Prix d’adjudication avec commission acheteur)
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Details & Cataloguing

Art Contemporain - Vente du soir

|
Paris

Zao Wou-Ki
1921 - 2013
10.03.92
signé et signé en chinois; signé et daté 10.3.92 au dos
huile sur toile
96,5 x 130 cm; 38 x 51 3/16 in.
Exécuté en 1992.
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L'authenticité de cette oeuvre a été confirmée par la Fondation Zao Wou-Ki. L'oeuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné en préparation sous l'égide de Madame Françoise Marquet et Monsieur Yann Hendgen. Elle est accompagnée par un certificat d'authenticité.

Provenance

Acquis directement auprès de l'artiste par le propriétaire actuel

Bibliographie

Pierre Daix, Zao Wou-Ki, Neuchâtel, 1994, p. 181, illustré en couleurs
Yves Bonnefoy, Gérard De Cortanze, Zao Wou-Ki, Paris, 1998, p. 261, illustré en couleurs

Description

Les années 1990 marquent un tournant décisif dans l’évolution de la carrière de Zao Wou-Ki. Rythmées par la remise de prestigieux prix -dont le Praemium Imperiale qu’il obtient en 1994- et d’importantes rétrospectives de son œuvre à Pékin, Shanghai, Taipei ou encore Mexico, cette décennie est en effet pour l’artiste celle de la consécration. Porté par ces courants ascendants, Zao Wou-Ki livre l’un de ses plus envoutantes et mélodieuses compositions : 10.03.1992.

Comme Georges Duby l’écrit dans la préface du catalogue de l’exposition A Retrospective of Zao Wou-Ki au Musée des Beaux-Arts de Kaohsiung en 1996, ce n’est véritablement qu’à cette époque que l’artiste, apaisé, atteint les sommets de son art. « Délivré de tous les procédés ritualisés au sein desquels l’acte de peindre se trouvait engoncé dans l’ancienne Chine », Zao Wou-Ki a incontestablement trouvé sa voie entre tradition et innovation, figuration et abstraction, aspiration tellurique et monde sensible. Comme il l’explique dans le même ouvrage : « un certain moi-même était [jusque-là] oublié, enfoui sous des choses. » Quand il achève 10.03.1992, l’artiste semble avoir renoué avec lui-même, triomphant incontestablement des combats intérieurs qui l’animaient et mettant à jour une œuvre olympienne. Epousant une palette chaude aux tons bistres et ambrés contrastant avec les sombres effusions desquelles jaillissait auparavant la couleur tapageuse semblant se faire l’écho d’un monde sur le point de s’écrouler, Zao Wou-Ki peint pour nous un monde d’hier ou de demain où tout ne serait que sérénité, l’affrontement et le chaos ayant fait place nette à l’harmonie et la douceur. Œuvre accomplie s’il en est, les formes orographiques savamment posées au cœur de la composition de 10.03.1992 apparaissent ainsi comme les vaporeuses réminiscences de ces paysages opalins de la grande tradition Song. Car tout le génie de Zao Wou-Ki est là : dans ce miroitement des transparences « conférant à la substance colorée sa densité onctueuse, sa succulente, son inépuisable richesse » que seule la réconciliation de traditions trop longtemps opposées aura permis. Et que seul Zao Wou-Ki aura si bien opéré.

Art Contemporain - Vente du soir

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Paris