
XIXe siècle (lots 68-110)
Paris Nouveau. Paris, 1857. In-12. Cartonnage de Leca. Édition originale avec un envoi de l'auteur à Stéphane Mallarmé.
Lot Closed
June 17, 01:13 PM GMT
Estimate
800 - 1,200 EUR
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Description
[Mallarmé, Stéphane] – Emmanuel des Essarts
Paris Nouveau.
Paris, De Soye et Bouchet, 1857.
In-12 (180 x 130 mm). Cartonnage à la Bradel de papier peigné, pièce de titre de maroquin vert sur le plat supérieur, dos lisse muet, couverture bleue conservée, étui (Leca). Exemplaire non rogné.
L’exemplaire de Stéphane Mallarmé.
Édition originale de la première publication de l'auteur, alors âgé de 18 ans.
Envoi autographe signé, sur le titre :
"à Stéphane Mallarmé
hommage taché d’un poète
sans tache
E. des Essarts".
En 1861, Emmanuel des Essarts (1839-1909), tout juste agrégé, est nommé professeur de lettres au lycée de Sens que Stéphane Mallarmé, tout jeune bachelier, vient de quitter. D’anciens professeurs favorisent leur rapprochement et les deux hommes se lient d’amitié. Dans ses Souvenirs littéraires, des Essarts confie que ses nouveaux collègues lui avaient parlé "d’un jeune homme qui vivait assez solitairement dans sa famille et faisait des vers".
"Guère plus âgé que Mallarmé, des Essarts s’apprête à supporter tant bien que mal son exil à Sens, avant d’être promu dans des sphères plus hautes. Mallarmé, qui se sait un moins brillant avenir, révèle cependant à ce confident inattendu ses espérances de poète. Le nom magique de Baudelaire revient dans leurs conversations et devant son interlocuteur ébaubi, des Essarts assure avec simplicité qu’il a déjà conversé avec l’auteur des Fleurs du Mal. Mallarmé qui croit toucher là son rêve, veut faire alors ses preuves pour le premier lecteur vrai que ce jeune professeur représente à ses yeux” (J.-L. Steinmetz, p. 50).
Mallarmé consacra à des Essarts deux de ses premiers articles, "Les Poésies parisiennes" dans Le Papillon (10 janvier 1862) et "Variétés. Les Poésies parisiennes" dans Le Sénonais (22 mars 1862).
Stéphane Mallarmé (envoi).
Bernard Malle.
Acquis auprès de ce dernier par l’actuel propriétaire.
J.-L. Steinmetz, Stéphane Mallarmé, Fayard, 1998.