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XXe siècle (lots 111-170)

Cocteau, Jean

Importante correspondance à Gérard Worms, directeur des Éditions du Rocher, et à divers. 1956-1962. Environ 70 lettres.

Lot Closed

June 17, 01:41 PM GMT

Estimate

3,000 - 5,000 EUR

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Lot Details

Description

Cocteau, Jean

Correspondance à Gérard Worms et à son épouse Jeannine.

[Avec :] quelques lettres à d’autres correspondants.

1956-1962.

 

Important ensemble d'environ 70 lettres (avec une carte postale et un télégramme). Nombreuses enveloppes conservées. Encre bleue, rouge, papier de crayon. Formats divers (in-12 à in-4).

2 lettres sont illustrées de dessins originaux.


Les Éditions du Rocher : le dernier chapitre éditorial de Jean Cocteau.

 

Fondées en 1943 à Monaco par Charles Orengo et Jean Mistler, les Éditions du Rocher connaissent quelques années plus tard des difficultés financières. Par l’intermédiaire de Francine Weisweiller — sœur de Gérard Worms, mais aussi égérie et mécène de Jean Cocteau — la maison est renflouée : Gérard Worms y entre avant d’en prendre la direction en 1959. Venu aux Éditions du Rocher par le rachat de plusieurs titres édités par Paul Morihien, Jean Cocteau contribue à en renouveler l'image et le catalogue. Entre 1954 et 1964, la maison adopte ainsi une politique éditoriale ambitieuse et affirme une identité littéraire plus marquée. "Les Éditions du Rocher, en faisant appel à des écrivains de premier plan, ont une politique centrée sur des titres destinés à rester dans leur fonds", explique O. Cariguel, qui précise toutefois : "L’influence de Jean Cocteau n’est pas négligeable, mais il ne semble pas qu’il ait servi d’agent recruteur pour la maison monégasque. Il y publie les scénarios de ses films, des albums reproduisant ses fresques, et Nouveau théâtre de poche. Il ne fait pas du Rocher sa maison exclusive comme il y avait songé un moment" (p. 154). Cette politique éditoriale, peut-être trop ambitieuse, fragilise cependant l’indépendance de la maison. Gérard Worms quitte les Éditions du Rocher en 1966, trois ans après la mort de Jean Cocteau.

 

Ces lettres amicales et professionnelles à Gérard Worms (environ 39 lettres) et à son épouse Jeannine (environ 22 lettres et 1 carte postale) sont centrées sur leur collaboration autour des Éditions du Rocher dans les dernières années de la vie de Cocteau. Les lettres montrent un Cocteau extrêmement impliqué dans la préparation de ses livres, notamment les Paraprosodies (1958), suivant avec minutie les maquettes, les couvertures, les photographies, les corrections typographiques et les traductions. Corrigeant les épreuves, il s’emporte contre les fautes d’impression et refuse certains tirages jugés défectueux. En 1958, il s'inquiète souvent du tournage de ce qui sera son dernier film, Le Testament d'Orphée. Gérard Worms apparaît alors comme un médiateur, chargé de résoudre les problèmes techniques, de coordonner imprimeurs et photographes, mais aussi d’accompagner les inquiétudes d’un auteur souvent découragé par les obstacles matériels ou financiers. Cocteau partage ses épuisements, ses douleurs physiques, ses déceptions cinématographiques, ses angoisses devant l’échec ou la vieillesse. Jeannine Worms, qu’il encourage dans ses propres projets d’écriture dramatique, a aussi la charge de retranscrire ses manuscrits, parfois difficiles à déchiffrer.


De cette abondante correspondance, nous ne citons ici que quelques extraits :

 

[1]. Lettres à Gérard Worms.

  • 1956. 1 lettre (1 page).
  • 1957, 1 lettre (1 page). "J’ai fait pour Mourlot une suite de lithographies espagnoles avec lesquelles le texte de la corrida du 1er mai irait à merveille […] vous me feriez un extrême plaisir en autorisant Mourlot, après notre cahier Vert à employer le texte de la corrida afin de le joindre aux épreuves".
  • 1958, 10 lettres (24 pages) et 1 télégramme. 18 mars : télégramme à propos la couverture de Paraprosodies, qu’il n’avait pas compris devoir dessiner à la place d’un titre typographique. 19 mars : "Voici les belles épreuves finales de notre photographe mais il préfère ne pas se dessaisir des clichés car il les interprète au tirage et voudrait une interprétation inexacte par rapport à la réalité." 18 mai : il donne des dessins pour une couverture de disque de musique de chambre de Debussy dont Worms lui a fourni la maquette. 26 mai, à propos de Paraprosodies : "Ce livre exige d’être impeccable. C’est pourquoi j’ai tant soigné les épreuves. Or il y a faute (temps par temple) et malfaçon (la dernière page). Je te prie de dire à l’imprimeur que je refuse les exemplaires. Je ne suis pas responsable de ces fautes". Le 18 juillet, à la réception de Paraprosodies : "Avant de partir ce soir, j’ai eu l’exemplaire et je t’en remercie. Il est d’une grande élégance et sa solitude éclairée du dedans comme l’albâtre. Tu peux dire à Dauwen [Jean Dauwen, missionné sur l'œuvre de Cocteau] que si j’aime désobéir avec habitudes j’accepte d’obéir avec signes du sort. Peut-être vaudrait-il mieux remettre notre entreprise au printemps prochain." 25 juillet : il supplie qu'on lui envoie "des exemplaires de Paraprosodies (je n’ai qu’un seul luxe)." Mme Lourau lui a confirmé la promesse de son mari de réaliser leur film, Le Testament d'Orphée. 9 août : Cocteau est exaspéré des fautes qu’il voit dans Paraprosodies : il est empêtré dans les sottises et mensonges de l’imprimeur, tout marcherait à merveille sans les gaffes de Villefranche : "Figure-toi que le nouvel exemplaire de Paraprosodies a corrigé sa faute pour refaire une. Montre à la place de Monstre. Je renonce. Je ne corrigerai même plus, car c’est évident que le diable s’en mêle et mènerait le […] jusqu’à la fin des siècles. Malade et triste à mourir après l’échec du film. Je me retire dans une montagne à Valberg. Doudou [Édouard Dermit] m’accompagne. Peut-être ce changement d’air me rendra-t-il des forces. Il ne m’en reste aucune pour sauter les obstacles que cette ignoble époque donne (?) entre mes rêves te moi." 23 août, à propos de conférences qu'il prononce dans le cadre de l'Exposition internationale de Bruxelles : "Je descends ce soir de Valberg où j’ai terminé le discours sur la poésie, pour les Belges." Au sujet du Testament d'Orphée, Gérard Lourau lui a dit que "ce serait un déshonneur pour lui de ne pas faire mon film et qu’il serait tourné en avril." Le 27 août, il a bien reçu un exemplaire de luxe des Paraprosodies, mais veut recevoir une vingtaine d’exemplaires. Il s’inquiète des fautes de frappe, et souhaite établir un errata. Le 30 août, il souhaite des exemplaires du Bal du comte d'Orgel de Radiguet qu’il a illustré en 1953, à envoyer à une dame. "J’ai mal partout et le docteur dit que cela relève de la scoliose". 6 septembre : il réclame pour la même dame des exemplaires du Diable au corps. 13 décembre : il aimerait que le Journal de la Belle et la Bête ainsi que Le Sang d’un poète soient traduits, s’inquiétant aussi pour son film : "je boucle la boucle et si je ne le fais pas c’est une chute mortelle au bout de ma courbe […] j’ai besoin d’une réponse précise. Admettons que Lourau se dégonfle malgré sa promesse formelle, il faudrait immédiatement s’adresser à Levi (Lévi est jeune et m’a fait demander par des danseurs du Bel indifférent une chose du reste impossible : tourner ce ballet en fin de mon tournage…" Sans date : 6 lettres, dont l’une à propos du Testament d'Orphée : "Après de nouvelles insultes de Richard, j’ai décidé d’en finir avec ces histoires de Villefranche". On l’a traité de voleur, sans admettre que le prix de ses dessins avait changé : il est "incapable dans sa sottise de comprendre que c’est ma ruine et que les acheteurs rient au nez de ceux qui veulent vendre à nouveau prix, alors, disent-ils, qu’ils les trouvent à moitié prix et moins dans la boutique de gauche […] c’est très grave".
  • 1959 : 7 lettres (12 pages).  27 janvier : venant de recevoir le volume de Poésie critique, il se plaint des erreurs d’impression : "Plein de fautes et avec des œuvres complètes complètement embrouillées avec une bibliographie de critiques. Je ne pense pas garder Bonalumi" [Louis Bonalumi, monégasque qui travailla au Rocher à partir de 1945-1946, employé par Orengo pour établir une édition critique des livres de Cocteau, qui s'impatiente de ne pas voir ce projet aboutir]. Il est navré que ce dernier soit malade, mais est visiblement exaspéré par ses nombreuses fautes. Il veut lui laisser faire le Discours, mais exige de relire les épreuves afin "qu’un correcteur spécialisé et sachant le français comme un pion les corrige." 14 juillet : "J’ai défilé ce matin en grand uniforme en tête des vétérans de 70. Je me repose de cette fatigue à Milly où je termine la chapelle des Simples avec Triquenot. Il va falloir faire le catalogue, pareil à celui de Villefranche et de Menton. J’aimerais pour cela que tu alertes un merveilleux photographe qui pourra travailler tranquillement ce mois d’août ou bien ce mois de septembre". 21 août (cachet postal) : il brosse un amusant portrait de Francis Palmero, le maire de Menton qu’il a rencontré, "cheveux rares genre bagne, il a longuement gémi sur les ‘malentendus ‘qui nous séparent et sur la froideur de Francine [Weisweiller] dont je ne lui ai pas caché qu’elle ne le portait pas dans son cœur. Il était avec une jeune asperge rose bonbon qu’il m’a présenté comme son collaborateur. Je lui ai longuement expliqué ce qui nous semblait étrange dans son attitude monégasque".

Sans date : une lettre illustrée d’un dessin de deux profils affrontés.

  • 1960. 9 lettres (11 pages) : 26 février (cachet postal) : "il a paru ce matin dans un très important journal allemand un article délirant et du reste magnifique sur le film" (Le Testament d’Orphée). 1er mai : envoie le manuscrit d'une note à ajouter à un texte qu’ils sont en train d’éditer, "Soigne-la bien je n’ai que ce manuscrit". 4 mars : "Je te remercie de ton envoi mais il m’est impossible de travailler sur une maquette approximative. Il faudrait que j’écrive sur des feuilles détachées avec des photographies en face car j’aurais peur de m’embrouiller." 9 juillet 1960, probablement à propos du Nouveau théâtre de poche qui sortira en septembre : "Le travail de la dactylo était tellement absurde qu’il a fallu m’en tirer tant bien que mal. Je pense que seule Jeannine pourra se débrouiller avec les rejets et ma mauvaise écriture. Il m’était impossible, n’ayant pas de place entre les textes, de placer les plans oùi l faut et en clair."
  • 1962. 6 lettres (6 pages). 1er mars, à propos du Picasso de 1916 à 1961 qui sortira en mai : "J'ai déjà réexpédié le texte du livre Picasso et j'attends la suite des épreuves."
  • Sans date. 5 lettres (7 pages).


[2.] Environ 22 lettres et une carte postale à Jeannine Worms (28 pages et la carte), parfaite interlocutrice du poète pour la mise à jour des Paraprosodies, l'épouse de Gérard Worms fut par ailleurs dramaturge 15 décembre 1957 : Jeannine connaissant bien son écriture, il lui demande d’établir une dactylographie de son recueil : "Voici le monstre et mes hiéroglyphes. Soyez un ange (genre Champollion) et tâchez d’établir le tout en machine à écrire. Si un mot est illisible laissez-le blanc. Vous me renverrez dactylographie et original et je m’appliquerai à établir un texte définitif ". ─ [Janvier 1958] : lettre illustrée d'un grand dessin, au crayon de couleurs (profil de jeune homme) : "Ma sœur vient de mourir il y a une heure. J'arrive. [...] La NRF ayant publié 'Avec des SI' nous sommes libres de nous mettre au travail." 28 mai 1958 : "J’ai bien reçu les épreuves mais on a simplement oublié le principal poème AVEC DES SI (Première paraprosodie). Je n’y comprends rien. Voulez-vous réparer auprès de l’éditeur". 30 juin 1958 : "vous êtes adorable comme toujours il y a grand intérêt pour moi à triompher de la mauvaise humeur des intellectuels. […] Les poèmes suivant Avec des Si sont à vous et ne partent que chez vous. Je les garde pour vous et pour le gros ensemble à suivre". 9 mai 1961 : "Mieux vaut n'importe quel silence que l'idée fausse d'une œuvre où la moindre virgule joue son rôle de mathématicienne." ─ 16 décembre 1961 : "Ton théâtre est admirable et d'un cristal qui fait ses prismes à ton insu. Par la seule science d'une taille robuste. Le poète manque de mathématiques. La poésie est une langue à part et sans certains règles la cristallisation rate. Mai son âme est celle d'un vrai poète." ─ 22 juin 1962 : "Après l'infamie que vient de me faire [André] Parinaud, j'ai perdu tout courage. J'ai beau savoir que c'est la règle et que l'échec est à la base de la noblesse. Paris et ses méthodes me dégoûte. Le seul espoir qui me reste c'est vous et Alain Bosquet, mais la tristesse reste tristesse et vous pénètre comme un poison". ─ 18 décembre 1962 : "Tu peux imaginer ce que représente un deuil où la personne perdue est vivante. Et d'habiter cette maison pleine de souvenirs, d'objets, de paperasses, de livres qui vivotent dans un no man's land sinistre. Francine ne répond même pas à mes nombreuses lettres que Doudou me reproche, estimant grave, outre l'offense du cœur, qu'on me traite comme quantité négligeable." ─ 1er janvier 1963, à propos du livre qu'il publie avec Picasso aux Éditions du Rocher, Picasso de 1916 à 1961 : "Picasso t'a préparé un exemplaire merveilleux et j'ai fait les pages pour les gravures. Les Picasso aimeraient avoir la visite de [Louis] Evrard. Voilà la commission transmise. J'ai traversé (?) une crise terrible de découragement. La pensée des amis m'aidera peut-être à reprendre mon équilibre". ─ Sans date : "le drame de cette syntaxe est de faire un seul bloc avec du signifiant voulu et de l’insignifiant à signification involontaire. C’est pourquoi je corrige sans cesse et tenais à la [?] afin d’éviter trop de corrections d’auteurs sur les épreuves".

 

[3.] 9 lettres à divers correspondants, dont Gaston Gallimard et Henri Filipacchi :

  • longue lettres à Franck [sans nom de famille], 19 mai 1962 : "Je ne suis qu'un type de mauvais poil et, même si j’accepte par faiblesse, qu’on passe outre le fait que cette télévision était basée sur une actrice ; Francoise Christophe, il est tout de même étrange et neuf qu’un auteur ne puisse avoir droit de regard sur une œuvre dont le public le rendra responsable. J’ai vu que les photographies de presse qui sont si loin de moi et de ma pensée que j’en éprouvais déjà de l’inquiétude…"
  • à Gaston Gallimard [?], 6 décembre 1955 : "Pour tenir une promesse faite à ce pauvre Grasset avant sa mort j’ai décidé de conférer à sa maison une édition à tirage limité à 6000 exemplaires de l’ensemble de mon théâtre (comme celle de Giraudoux)."
  • à Henri Filipacchi "chez Hachette", Noël 1960 : à propos d’une fâcherie et d’un projet avorté de publication d’un album de photographies sur son film.
  • à Micheline Meunier, 14 juillet 1960 : "Quel mal vous ai-je fait ? Jamais, une seule minute, je n’ai cessé d’avoir pour vous de l’amitié, reconnaissance, admiration, respect". Avec une photocopie de lettres à cette même destinataire. M. Meunier avait publié en 1959 Méditerranée ou Les deux visages de Jean Cocteau et fera également paraître en 1964 Présence de Jean Cocteau ou Le sang d'un poète.
  • à Hervé Mille, 3 août 1957 : lui envoie Gérard Worms pour arranger le "programme Chapelle-Mairie".
  • à Juliette, 20 janvier 1958 : lui demande de remettre à Mme Worms les dessins de M. Bérard "qui représentent la Bête et qui se trouvent au mur de la bibliothèque du premier étage."
  • à André Almuró, 19 mars 1955 (2 pages).
  • 2 lettres à de "chers amis", l'une à un médecin que Gérard Worms aimerait consulter, l’autre à propos de la phototypie d’un album des Éditions du Rocher.

 

[On joint :]

2 contrats d’édition, signés, pour Jean Cocteau chez les Sirènes (1956) et Le Testament d’Orphée (1958).


Pour d'autres manuscrits de Jean Cocteau ou d'Henri Michaux provenant de Gérard Worms, voir lots 124-129 et lot 155.

Gérard Worms (1912-1999), éditeur du livre, ami intime de Cocteau dont il fut l'un des deux exécuteurs testamentaires. Il avait rencontré Cocteau en 1949 par l’intermédiaire de sa sœur Francine Weisweiller. De 1959 à 1966, il dirigea les éditions du Rocher, fondées à Monaco par Charles Orengo en 1943.

Par descendance au propriétaire actuel.

O. Cariguel, P. Renaudot, J.-P. Bertrand, Histoire des Éditions du Rocher, 1943-2003, Monaco, Éditions du Rocher, 2003.

Liste des publications de Cocteau aux Éditions du Rocher (d’après Olivier Cariguel, p. 218-224).

 

1953. Raymond Radiguet, Le Bal du comte d’Orgel. Avec 34 gravures au burin par Jean Cocteau, préface de Jean Cocteau.

La Difficulté d’être ;

Appogiatures.

1954. Clair-Obscur. Poèmes ;

1955. Théâtre de poche.

1956 : Jean Dauven, Jean Cocteau chez les sirènes. Une expérience de linguistique sur le discours de réception à l’Académie française de M. Jean Cocteau, préface et notes de Jean Cocteau.

1957

La Chapelle Saint-Pierre. Villefranche-sur-Mer.

Le Sang d’un poète. Avec douze dessins de Jean Cocteau.

La Difficulté d’être.

La Salle des mariages. Hôtel de ville de Menton.

1958

Paraprosodies précédées de Sept dialogues ;

La Belle et la Bête. Journal d’un film.

1959. Charlotte Anie Moberly, Eleanor Jourdain, Les Fantômes de Trianon (Une aventure), traduit de l’anglais par Juliette et Pierre Barrucand, introduction de Robert Amadou, préface de Jean Cocteau.

1960

Guide à l’usage des visiteurs de la chapelle Saint-Blaise-des-Simples à Milly-la-Forêt.

Nouveau théâtre de poche. Avec quinze dessins inédits de l’auteur.

1961. Le Testament d’Orphée. Film.

1962. Picasso de 1916 à 1961.