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Lot Closed
March 12, 01:06 PM GMT
Estimate
8,000 - 12,000 EUR
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Description
chaque côté peint de couleurs vives, de platine et d'or, représentant des pharaons de Haute et Basse Egypte avec le némès et les attributs royaux assis sur des trônes, décorée de divinités et de hiéroglyphes, la base rectangulaire avec des crocodiles et des poissons, le cadran représentant le zodiaque de Denderah entouré d'uraeus, chaque côté orné d'un pot amovible à décor similaire
Haut. 38 cm, larg. 27 cm; Height. 15 in, width. 10 1/2 in
Le goût pour l’Égypte s’impose dans les manufactures de porcelaine françaises au début du XIXe siècle, sous l’influence culturelle directe de la campagne d’Égypte de Napoléon (1798-1801).
La manufacture Dagoty est particulièrement réputée pour le raffinement de ses dorures et la production de modèles sculptés d’une grande finesse, notamment dans le style égyptien. Fait remarquable, plusieurs dessins de modèles de ce style, réalisés par la manufacture Dagoty vers 1800, sont conservés au Victoria and Albert Museum de Londres. Parmi ces pièces figurent des dessins de vase canope (n° d'acc. 3236:3) et surtout des paniers soutenus par des figures féminines d'hermes égyptiennes(n° d'acc. 3236:1 ; D.2312:101-1885, D.2312:105-1885).
La manufacture de porcelaine Dagoty, située rue de Chevreuse dans le quartier Montparnasse à Paris, est fondée par les frères Pierre-Louis Dagoty (1771-1840) et Étienne-Jean-Baptiste Dagoty (1772-1800). À la suite du décès prématuré de son frère, Pierre-Louis prend la direction de l'entreprise en 1804, période à laquelle la manufacture semble avoir bénéficié du patronage de l'impératrice Joséphine.
Le dessin du boîtier de cette pendule s'inspire probablement d'un dessin de boîtier publié dans le Recueil de décorations intérieures de Charles Percier (1764-1838) et de Pierre-François-Léonard Fontaine, paru dans son intégralité en 1812. Son iconographie rappelle fortement les gravures du Voyage dans la Basse et la Haute Égypte (1802) de Dominique Vivant Denon (1747-1825). En particulier, la frise hiéroglyphique ornant la base peut être comparée à celle du Cabaret égyptien de Napoléon Ier, vers 1810, lui-même transcription directe des planches de Denon, aujourd'hui conservé au Louvre (inv. n° OA 9493).
Cette pendule se distingue également par l'utilisation abondante du platine, matériau dont la technique de fabrication avait été perfectionnée à la manufacture de Sèvres dans les années 1790, offrant une alternative durable à l'argent, sujet au ternissement. L'alliance du platine et des ornements égyptiens s'illustre peut-être le mieux dans l'extraordinaire déjeuner réalisé par Sèvres en 1813 pour l'impératrice Marie-Louise, destiné à la duchesse de Bassano. Bien que la majeure partie de ce service soit aujourd'hui considérée comme perdue, deux tasses et soucoupes subsistent, dont l'une est conservée à la Smithsonian Institution (n° d'identification CE.P-1069ab).
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