
Provenant d'une collection particulière française
Portrait présumé du Comte de Brie
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June 11, 01:34 PM GMT
估价
20,000 - 30,000 EUR
拍品信息
描述
Elisabeth Louise Vigée-Le Brun
Paris 1755 - 1842
Portrait présumé du Comte de Brie
Huile sur toile
73,5 x 60,5 cm ; 29 by 23⅞ in.
Vente anonyme, Baron Ribeyre & Associés, Paris, 22 octobre 2003, lot 5 ;
Vente anonyme, Eve, Paris, 3 juin 2004, lot 36.
Probablement E. Vigée Le Brun, Souvenirs, Paris, 1835-37, vol. I, p. 320.
Fille du peintre et pastelliste Louis Vigée, Elisabeth Vigée-Le Brun commence son apprentissage tôt : dans ses précieux Souvenirs, la liste de ses œuvres commence en 1768, année de ses treize ans. Réalisant déjà principalement des portraits – genre qui fera sa renommée quelques années plus tard -, Vigée-Le Brun précise également qu’elle exécute des copies des grands maîtres. Malgré cet apprentissage classique et des débuts prometteurs, Vigée-Le Brun a conscience que les portes de l’Académie royale de peinture et de sculpture lui sont fermées : elle présente ses œuvres à l’Académie de Saint-Luc et en devient membre en 1774.
C’est lors de cette même année que l’on trouve dans ses Souvenirs la mention du portrait du Comte de Brie, correspondant vraisemblablement à notre œuvre.
Une autre trace de ce portrait figure dans les archives historiques, dans le cadre d’une plainte déposée par Monsieur Jean-Baptiste Le Brun, futur époux d’Elisabeth Vigée : le Comte de Brie y est accusé de ne s’être « fait peindre par elle que pour avoir occasion de la fréquenter et attirer ses bonnes grâces dans le dessein de la séduire » (Archives Nationales, Commissaire Girard : Y 3530, publiées dans N.A.A.F., Recueil de documents inédits publiés par la S.H.A.F., 1872, p. 342-343).
Malgré ce contexte, Vigée-Le Brun réalise un portrait mettant en exergue les qualités intellectuelles de son modèle et son rang social. D’un pinceau large, elle disperse ses touches de lumière éclairant une composition parfaitement équilibrée, et rendant un bel hommage à la personnalité du portraituré. C’est l’ensemble de ces qualités qui lui vaudront d’être nommée, seulement quatre ans plus tard, peintre officielle de la reine Marie-Antoinette.