Voir en plein écran - Voir 1 du lot 6. Lamentation sur le Christ mort.

Provenant d'une collection particulière française

Arcangelo di Jacopo del Sellaio

Lamentation sur le Christ mort

Vente aux enchères clôturée

June 11, 01:34 PM GMT

Estimation

120,000 - 180,000 EUR

Description du lot

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Description

Arcangelo di Jacopo del Sellaio

Florence 1477 - 1531

Lamentation sur le Christ mort


Tempera sur panneau

68 x 101,2 cm ; 26¾ by 39⅞ in.

 

Nous remercions Dr. Nicoletta Pons et Dr. Christopher Daly d'avoir confirmé l'authenticité de cette œuvre, d'après photographies.

Vente anonyme, Me Paul Martin, Versailles, 3 décembre 1961, lot 54 (comme Jacopo del Sellaio, avec une expertise du Professeur Roberto Longhi datant l'œuvre de 1480-1485) ;

Galerie Mona Lisa, Paris ;

Où acquis par l'actuel propriétaire, en 1997 (comme Jacopo del Sellaio).

Peut-être, R. Van Marle, Development of the Italian Schools of Painting, La Haye, 1931, vol. 12, p. 413 ;

N. Pons, Una bottega fiorentina di pittura nella seconda metà del XV secolo: Jacopo del Sellaio e compagni, Phd Diss. Università degli studi di Roma “La Sapienza”, 1992, p. 194, pl. 188.

Les œuvres de Jacopo del Sellaio et celles de son fils Arcangelo di Jacopo del Sellaio ont pendant longtemps été confondues, la plupart étant attribuées au père. Everett Fahy identifia dès les années 1980 deux mains différentes, et proposa de distinguer Jacopo del Sellaio et le Maître du Tondo Miller. En 1996, Nicoletta Pons parvient à identifier ce dernier à Arcangelo di Jacopo del Sellaio, fils de Jacopo, en le rapprochant de la prédelle de San Frediano (voir N. Pons, ‘Arcangelo di Jacopo del Sellaio’ dans Arte Cristiana, 1996, p. 374-388).

Notre tableau ne fit pas exception : présenté en vente en 1961 sous le nom de Jacopo del Sellaio, il a quant à lui été rendu au corpus des œuvres du fils dès 1992, dans le cadre de la thèse de Nicoletta Pons (op. cit.).


Né en 1477 à Florence, Arcangelo di Jacopo del Sellaio est d’abord l’élève de son père, avant de reprendre son atelier. Dans sa continuité, il reprendra les figures aux expressions marquées, devant éveiller la ferveur chrétienne des citoyens, dans une Florence dirigée par le sévère prédicateur Gerolamo Savonarole.

La main d’Arcangelo se retrouve notamment dans les traits marqués par le chagrin de la Vierge Marie prenant entre ses mains la tête du Christ, et se rapprochant tout particulièrement du Christ avec les symboles de la Passion aujourd’hui conservé à l’Accademia Carrara de Bergame. Une photographie ancienne de notre œuvre, répertoriée par la Fondation Zeri, montre son état antérieur aux restaurations les plus récentes, révélant des expressions encore plus marquées et des drapés aux plis plus cassants. La douceur de l’expression de Marie-Madeleine, représentée dans la partie gauche de notre composition, rappelle quant à elle la délicatesse de la Vierge du tondo d’Arcangelo aujourd’hui conservé au Palazzo Vecchio à Florence.