View full screen - View 1 of Lot 21. La Sainte-Chapelle.

Provenant d'une collection particulière française (lots 3, 7, 14, 17, 21, 22, 24, 25, 27, 31, 33, 34, 37)

Theodor Matham

La Sainte-Chapelle

Auction Closed

June 11, 01:34 PM GMT

Estimate

30,000 - 50,000 EUR

Lot Details

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Description

Theodor Matham

Haarlem 1605 - 1676

La Sainte-Chapelle


Huile sur cuivre

Porte une trace de monogramme peu lisible sous la traverse centrale de la barrière en bas à gauche TM

49,7 x 65,6 cm ; 19⅝ by 25⅞ in.

Vente anonyme, Aguttes, Neuilly-sur-Seine, 20 juin 2006, lot 33 (comme Attribué à Theodor Dirck Matham).

Cette vue de la Sainte-Chapelle figure parmi les rares représentations au XVIIe siècle de ce monument, symbole de la monarchie de droit divin ; tout aussi rares sont les paysages et vues de Paris de Theodor Matham, qui est pourtant le premier à avoir représenté l’île Saint-Louis, au XVIIe siècle. D’origine hollandaise Matham étudie la gravure auprès de son père avant de se rendre à Paris en 1627 puis à Rome, à partir de 1631. C’est probablement lors de son séjour parisien qu’il réalisa cette vue de la Sainte-Chapelle.


Se dressant au centre de manière grandiose, on observe à ses pieds une multitude de figures colorées et scènes de la vie quotidienne, animant la composition, et rappelant les scènes de genre hollandaises de son siècle. La minutie des détails, la précision du pinceau pour rendre avec exactitude les ornements architecturaux, rappellent quant à eux la formation de graveur que l’artiste a d’abord reçue. Peinte sur cuivre, cette majestueuse composition rend à merveille la silhouette majestueuse de la Sainte-Chapelle ; elle constitue également un témoignage précieux des constructions et aménagements de l’espace urbain autour de la Sainte-Chapelle, au milieu du XVIIe siècle. L’on y remarque notamment « la galerie mercière », surnommée ainsi en raison des échoppes qui s’y trouvaient, reliée directement aux appartements du roi. Il est troublant de noter ici que de cette galerie ne subsiste qu’une partie : les colonnes tronquées laissent penser que cette vue a été réalisée après l’incendie de 1630 ayant gravement endommagé la Sainte-Chapelle ; dans ce cas, Matham n’aurait pas dû y représenter la flèche, qui fut détruite lors de cet accident.