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Victor Vasarely

Yanina

Lot Closed

December 4, 01:19 PM GMT

Estimate

60,000 - 80,000 EUR

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Lot Details

Description

Victor Vasarely

1906 - 1997

Yanina


signed (lower centre); signed, titled, inscribed and dated 1956 - 57 (on the reverse)

oil on canvas

130 x 89 cm; 54 ¾ x 35 in.

Executed in 1956 - 1957.


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Victor Vasarely

1906 - 1997

Yanina


signé (en bas au centre); signé, titré, inscrit et daté 1956 - 57 (au dos)

huile sur toile

130 x 89 cm; 54 ¾ x 35 in.

Exécuté en 1956 - 1957.

Galerie Denise René, Paris

Victor Vasarely peint Yanina un an après sa publication du Manifeste Jaune, texte fondateur du cinétisme. Renouant avec les recherches des pionniers constructivistes et l’enseignement du Bauhaus, il se concentre dès lors sur l’étude du mouvement, qui ne relève pas de la représentation mais, par effet optique, du regard, qui en est le seul créateur. Le principe de l’illusion d’optique procède originellement d’une unité plastique constituée par deux couleurs contrastées : ainsi Vasarely emploie ici du noir et un argent très clair, presque blanc. L’artiste utilisera majoritairement ces types de teintes (noir et blanc, noir et gris, blanc et gris…) jusqu’en 1960. A l’opacité matte du fond noir s’opposent la brillance des formes argentées. De cet enchevêtrement de formes contrastées, qui semblent s’emboîter, basculer et naître l’une de l’autre, émerge une certaine unité plastique, qui suggère presque ici le dévoilement d’un espace et d’un mouvement. Cet effet optique naît d’une méticuleuse composition géométrique, qui tire probablement ses origines de la rigoureuse méthodologie scientifique des études de médecine que Vasarely a effectuées à Budapest.

Cette oeuvre a probablement été réalisée lorsque Vasarely résidait à Paris, près de la station Denfert Rochereau, entre 1951 et 1958. Pendant cette période, il réalise de curieux dessins inspirés des craquelages des parois en carrelage blanc de la station de métro ; cette oeuvre y puise peut-être son inspiration. L’artiste est particulièrement marqué par les effets de lumière sur ces carrelages et les ombres des métros qui y défilent à toute vitesse, lui inspirant une nouvelle réflexion sur l’alternance du fonde et de la forme, et sur la force de la composition pure.