
An Important Symbolist Collection: lots 76 to 117 | Une importante collection symboliste : lots 76 à 117
Princess Ylsdin | La princesse Ylsdin
Auction Closed
June 19, 03:36 PM GMT
Estimate
35,000 - 50,000 EUR
Lot Details
Description
Georges de Feure
Paris 1868 - 1943
Princess Ylsdin
Oil on canvas
Signed and dated lower right G. de Feure / Bruges.96
83 x 65,2 cm ; 32⅝ by 25⅝ in.
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Georges de Feure
Paris 1868 - 1943
La princesse Ylsdin
Huile sur toile
Signé et daté en bas à droite G. de Feure / Bruges.96
83 x 65,2 cm ; 32⅝ by 25⅝ in.
Collection Jules Pams;
By inheritance to Pierre-Michel Bardou-Job, nephew by law of the above;
By inheritance to Mlle J., niece-by-law of the above;
By inheritance to the present owner.
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Collection Jules Pams ;
Par héritage à Pierre-Michel Bardou-Job, neveu par alliance du précédent ;
Par héritage à Mlle J., nièce par alliance du précédent ;
Par descendance à l'actuel propriétaire.
Paris, Mairie du 9e arrondissement ; Toulon ; Pau, Le Symbolisme et la Femme, February-April 1986, cat. 16;
Tokyo, Odakyu Grand Gallery and Osaka, Daimaru Museum, Umeda, Georges de Feure, July-September 1990, no. 17;
Amsterdam, Van Gogh Museum, Georges de Feure, 1868-1943, November 1993-February 1994, no. 22;
Saint Germain-en-Laye, Musée départemental Maurice Denis and Gingins, Fondation Neumann, Georges de Feure. Du symbolisme à l’art nouveau (1890-1905), March–September 1995, no. 19;
Takamatsu, Tamatsu city Museum ; Tokyo, The Bunkamaru Museum of art ; Himeji, Himeji City Museum, Le Symbolisme en Europe, November 1996-May 1997, no. 28.
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Paris, Mairie du 9e arrondissement ; Toulon ; Pau, Le Symbolisme et la Femme, février-avril 1986, cat. 16 ;
Tokyo, Odakyu Grand Gallery et Osaka, Daimaru Museum, Umeda, Georges de Feure, juillet-septembre 1990, n° 17 ;
Amsterdam, Van Gogh Museum, Georges de Feure, 1868-1943, novembre 1993-février 1994, n° 22 ;
Saint Germain-en-Laye, Musée départemental Maurice Denis et Gingins, Fondation Neumann, Georges de Feure. Du symbolisme à l’art nouveau (1890-1905), mars–septembre 1995, n° 19 ;
Takamatsu, Tamatsu city Museum ; Tokyo, The Bunkamaru Museum of art ; Himeji, Himeji City Museum, Le Symbolisme en Europe, novembre 1996-mai 1997, n° 28.
H. Frantz, 'La Femme par de Feure', in Le Figaro illustré, February 1900, p. 44 (repr.);
I. Millman, Georges De Feure, Maître du Symbolisme et de l’Art Nouveau, Courbevoie 1992, pp. 92-93;
I. Millman, 'Georges de Feure : un créateur "fin de siècle" à découvrir', in L'Œil, no. 442, June 1992, p. 43, repr.
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H. Frantz, 'La Femme par de Feure', dans Le Figaro illustré, février 1900, p. 44 (repr.) ;
I. Millman, Georges De Feure, Maître du Symbolisme et de l’Art Nouveau, Courbevoie, 1992, p. 92-93 ;
I. Millman, 'Georges de Feure : un créateur "fin de siècle" à découvrir', dans L'Œil, n° 442, juin 1992, p. 43, repr.
Everything seems to indicate that the subject of this otherworldly painting is the Princess Ylsdin, a character in Le Palais du Silence, the play written by De Feure which he saw as the literary equivalent of much of his painting. In Henri Frantz’s article for Figaro illustré in February 1900, ‘La femme par De Feure’ (no. 119, pp. 38–46), this woman with her angular facial features and other women in the artist’s oeuvre are described as ‘those women who revel in lust and blood, all the heroines of crime and sensuality evoked for us by the names of Messalina, Salome and Lucretia Borgia’.
De Feure travelled to Bruges several times in the 1890s. In 1896, he stayed there to complete the illustrations for the Petites Nocturnes de Bruges by Georges Rodenbach, published in L'Image in May 1897, as well as his album of lithographs Bruges Mystique et Sensuelle, published by La Plume and prefaced by Rodenbach.
During this stay, De Feure produced a series of paintings in a similar size to the present work, including Le Suiveur, Princesse et dragon, Scène de Bruges-la-Morte, Tubéreuse and Jane Scott – these are also included in this sale. He used an innovative technique for these paintings, more graphic than painterly, prioritizing the drawing, with a flat application of paint.
De Feure’s composition brings an ornamental dimension to this sophisticated woman in a hieratic pose, reminiscent of a praying mantis. This is reinforced by the limited range of colours in cold tones that unify the composition. The accompanying fauna and flora, in the same tones, are stylized, giving the impression of an Art Nouveau decorative motif to the whole image. This elaborate composition features an image which is not only fascinating for its subject, the femme fatale, but also for its aesthetic ambition.
Discover more about the collection, reading our dedicated catalogue.
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Tout semble indiquer que le sujet de ce fabuleux tableau représente la princesse Ylsdin, personnage de la pièce de théâtre Le Palais du Silence, écrite par De Feure et qu'il considérait comme l'équivalent littéraire d'une grande partie de sa peinture. Henri Frantz dans son article pour le Figaro illustré en février 1900, « La femme par De Feure » (n° 119, p. 38-46) écrit à propos de cette femme à la physionomie anguleuse et d’autres que l’on retrouve dans l’œuvre de l’artiste : « celles qui se délectent dans la luxure et dans le sang, qui sont toutes des héroïnes du crime et de la sensualité que les noms de Messaline, Salomé ou Lucrèce Borgia évoquent pour nous ».
De Feure se rend à Bruges plusieurs fois au cours des années 1890. En 1896, il y séjourne pour exécuter les illustrations des Petites Nocturnes de Bruges de Georges Rodenbach publiées dans L'Image en mai 1897 ainsi que pour son album lithographique intitulé Bruges Mystique et Sensuelle, édité par La Plume, et préfacé par Rodenbach.
Au cours de ce séjour, De Feure a peint une série de tableaux de format similaire à celui-ci dont Le Suiveur, Princesse et dragon, Scène de Bruges-la-Morte, Tubéreuse et Jane Scott font partie et sont également présentés dans cette vente. Pour ces tableaux, sa technique est innovante, plus graphique que picturale, le dessin a une place prédominante et la peinture est appliquée en aplat.
La composition de De Feure donne à cette femme sophistiquée aux allures de mante religieuse et à la pose hiératique une dimension ornementale renforcée par la gamme chromatique réduite de tons froids qui unifient la composition. La faune et la flore qui l’accompagnent dans les mêmes tons sont traités avec une stylisation qui donne à l’ensemble l’allure d’un motif décoratif Art Nouveau. Cette composition élaborée donne à voir une image aussi fascinante pour son sujet, la femme fatale, que pour son ambition esthétique.
Pour plus d'informations sur la collection, vous pouvez consulter notre catalogue dédié.
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