
Property from a European Private Collection | Provenant d'une collection particulière européenne
Peasants seated at a table before a tavern | Paysans attablés devant une taverne
Auction Closed
June 19, 03:36 PM GMT
Estimate
26,000 - 35,000 EUR
Lot Details
Description
Property from a European Private Collection
Cornelis Dusart
Haarlem 1660 - 1704
Peasants seated at a table before a tavern
Oil on panel
45,8 x 37,5 cm ; 18 by 14¾ in.
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Provenant d'une collection particulière européenne
Cornelis Dusart
Haarlem 1660 - 1704
Paysans attablés devant une taverne
Huile sur panneau
45,8 x 37,5 cm ; 18 by 14¾ in.
Anonymous sale, Me Gros and Paillet, Paris, December 1778, lot 130 (sold for 1500 livres);
Where acquired by the Duc de Choiseul-Praslin;
His sale, Me Paillet, Paris, 18 February 1793, lot 111 (sold for 920 livres);
Where acquired by M. Audry, Orléans;
Anonymous sale, Bonhams, London, 3 December 2008, lot 55;
Anonymous sale, Bonhams, London, 9 December 2009, lot 35;
With Douwes, Amsterdam, 2010-2011.
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Vente anonyme, Me Gros et Paillet, Paris, décembre 1778, lot 130 (vendu 1500 livres) ;
Où acquis par le Duc de Choiseul-Praslin ;
Sa vente, Me Paillet, Paris, 18 février 1793, lot 111 (vendu 920 livres) ;
Où acquis par M. Audry, Orléans ;
Vente anonyme, Bonhams, Londres, 3 décembre 2008, lot 55 ;
Vente anonyme, Bonhams, Londres, 9 décembre 2009, lot 35 ;
Galerie Douwes, Amsterdam, 2010-2011.
J.B.P. Lebrun, Galerie des Peintres Flamands, Hollandais et Allemands, tome I, Paris 1792, p. 80.
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J.B.P. Lebrun, Galerie des Peintres Flamands, Hollandais et Allemands, tome I, Paris, 1792, p. 80.
A pupil of Van Ostade, Dusart’s apprenticeship left him with a taste for scenes of daily life, featuring peasants toiling or in a tavern, often painted with an amused eye. Here he shows a peasant family gathered around a table, including a woman sitting on a tub who seems to be listening to a beggar playing a viol. All the figures are absorbed in their own pursuits as they enjoy a moment’s rest in the leafy shade.
This image was no doubt appealing to the series of distinguished art lovers who one after another took this painting into their rich collections.
The provenance is known since its first public sale in 1778, at an auction of the Monsieur Legros collection. It was bought at this sale by Renaud César de Choiseul-Praslin. Born in 1735, Choiseul-Praslin initially embarked on a military career, reaching the rank of colonel of infantry at the age of 22. After being imprisoned for three years, he was appointed ambassador extraordinary to the court of Naples, from 1766 to 1771. Just before the French Revolution, the Vicomte de Choiseul – now also Duc de Praslin – was made deputy for the nobility to the States-General and expressed his admiration for the Enlightenment movement. When he died in 1791, the sale of his collection two years later took place over several days. Choiseul-Praslin gave his name to the hôtel particulier in the 6th arrondissement which he had inherited from his aunt; he refurbished it extensively and lived there between 1745 and 1765. He was an enthusiastic art lover: the sale of his collection in 1793 included works by Rubens, Rembrandt and Claude Lorrain.
This painting also appears in a publication produced by the painter Le Brun: the first ever catalogue of the principal artists of the Northern School and their works. Later, Le Brun published two supplementary volumes containing ‘two hundred and one plates, after the finest works by these masters, engraved by the most talented artists in France, Holland and Germany’. Our painting appears in an engraving by Robert Daudet dated 1787. The inscription of the engraving – which is reversed – confirms that it was ‘tiré du Cabinet de Mr Le Brun’ [‘taken from Mr Le Brun’s Cabinet’], indicating the importance of this work, chosen by Le Brun for inclusion in his Galerie des peintres flamands, hollandais et allemands.
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Elève de Van Ostade, Dusart retiendra de son apprentissage le goût pour les scènes de la vie quotidienne, figurant des paysans au labeur ou dans une taverne, souvent dépeints avec un regard amusé. Il représente ici une famille de paysans attablés, parmi lesquels une femme assise sur un baquet semble écouter un mendiant jouant de la vielle. Chacun est absorbé dans son occupation, profitant d’un instant de repos sous un abri feuillagé.
C’est sans nul doute ce qui séduit les prestigieux amateurs qui, tour à tour, ont compté ce tableau dans leur riche collection.
Sa provenance nous est en effet connue depuis un premier passage en vente publique en 1778, consacrée à la collection Monsieur Legros. C’est lors de cette vente que Renaud César de Choiseul-Praslin en fait l’acquisition. Né en 1735, Choiseul-Praslin embrasse d’abord une carrière militaire, parvenant au grade de colonel d’infanterie à l’âge de 22 ans. Après avoir été fait prisonnier durant trois ans, il est nommé ambassadeur extraordinaire auprès de la cour de Naples, de 1766 à 1771. A l’aube de la Révolution française, le Vicomte de Choiseul devenu également Duc de Praslin est élu député de la noblesse aux Etats généraux, manifestant son approbation pour le mouvement des Lumières. Décédé en 1791, la vente de sa collection deux ans plus tard constitue un événement se déroulant sur plusieurs jours. Choiseul-Praslin laissera notamment son nom à l’hôtel particulier situé dans le VIe arrondissement dont il a hérité de sa tante, et dans lequel il habite et réalise de nombreux aménagements de 1745 à 1765. Amateur passionné d’art, des œuvres de Rubens, Rembrandt, ou encore Claude Lorrain figurent dans la vente de sa collection en 1793…
Notre tableau figure également dans l’ouvrage du peintre Le Brun, établissant pour la première fois en 1792 un répertoire des principaux artistes des écoles du nord et de leurs œuvres. Lebrun publie dans un second temps deux volumes supplémentaires contenant « deux-cent-une planches gravées d’après les meilleurs tableaux de ces maîtres, par les plus habiles artistes de France, de Hollande et d’Allemagne », parmi lesquels figure notre tableau, gravé par Robert Daudet en 1787. La lettre de la gravure – en contrepartie - précise qu’elle est « tiré[e] du Cabinet de Mr le Brun » : elle témoigne de l’importance de cette œuvre, choisie par Le Brun pour figurer dans sa Galerie des peintres flamands, hollandais et allemands.
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