
Property from a Private European Collection I Provenant d’une Collection Particulière Européenne
Eolo
Lot Closed
December 5, 01:54 PM GMT
Estimate
60,000 - 80,000 EUR
Lot Details
Description
Property from a Private European Collection
Óscar Domínguez
1906 - 1957
Eolo
signed Dominguez (lower right); titled in Greek (lower left)
oil, gouache, watercolor and crayon on paper laid down on canvas
206 x 265,8 cm; 81⅛ x 104⅝ in.
Executed in 1952.
The Asociación en Defensa de Óscar Domínguez, and Isidro Hernández, Curator of the Óscar Domínguez Collection (Tenerife), have confirmed the authenticity of this work.
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Provenant d’une Collection Particulière Européenne
Óscar Domínguez
1906 - 1957
Eolo
signé Dominguez (en bas à droite); titré en grec (en bas à gauche)
huile, gouache, aquarelle et crayon sur papier marouflé sur toile
206 x 265,8 cm; 81⅛ x 104⅝ in.
Executé en 1952.
L'Asociación en Defensa de Óscar Domínguez, et Isidro Hernández, conservateur de la collection Óscar Domínguez (Tenerife), ont confirmé l'authenticité de cette œuvre.
Charo y Pat, Madrid (acquired in 1993)
Sotheby's, New York, 26 May 2016, lot 64
Acquired at the above sale by the present owner
José Carlos Guerra Cabrera, Óscar Domínguez. Obra, contexto y tragedia, Islas Canarias, p. 258, illustrated in color
Of majestic scale and portraying the mythical figure of Eolo (Aeolus), the god of the winds, Domínguez successfully captures the grandeur and magnificence of Classical art in his own artistic language. Aeolus figured in the greatest tales of classical history, the Iliad, Odyssey and Aeneid, where he was born as a human and became an immortal god upon the wishes of Zeus. Aeolus was the guardian of the winds of the Eolian islands, living in Lipari and well regarded as counsel of the gods and tamer of the gales. When Zeus decided to relegate all the powerful winds in amphorae in order to tame their unruly spirits, as he believed they could be harmful if left unbridled, his wife Era commanded him to hide them in a grotto on the Tirrenean sea, leaving Aeolus full custody of the other winds. Upon the moment of his death, Zeus recognized Aeolus's vital importance and thus rendered him an immortal ruler of the winds.
Throughout his life Domínguez underwent many transformations in his artistic process, from his early Surrealist canvases, through his experiments with decalcomania, to the stark linearity of his later works. In the present work he hints, through the choice of such a classical myth, to his life in Tenerife on the Canary Islands in Spain. He spent his youth painting on the island, recording a landscape which would have a strong impact on his entire oeuvre. The island of Tenerife lent itself to endless tales of mythology, from travelers of ancient times such as those featured in Plinius’ Natural History. For Domínguez, this place would be crucial for the consecration and celebration of Surrealism in Spain; indeed it was the location of the exhibition Arte Surrealista of 1935 which was attended by André Breton amongst others. Of the island, the Spanish playwright and poet Pedro Garcia Cabrera commented: "as you know, André Breton, Benjamin Peret and Jacqueline (Breton) came to visit the island. Tenerife extraordinarily surprised them and they baptized the island as ‘l’Isle Surréaliste’ [the Surreal Island]… they realized that the images sprung from the fantasy where here a reality" (quoted in Pedro Garcia Cabrera, El Hombre en function del paisaje, 1981, p. 46, translated from the French).
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D'une échelle majestueuse et représentant la figure mythique d'Eolo (Éole), le dieu des ventes, Domínguez réussit à capturer la grandeur et la magnificience de l'art classique dans son propre langage artistique. Éole figure dans les plus grands récits de l'histoire classique, l'Illiade, l'Odyssée et l'Énéide, où il est né en tant qu'humain et est devenu un dieu immortel selon les souhaits de Zeus. Éole était le gardien des ventes des îles éoliennes. Il vivait à Lipari et était considéré comme le conseiller des dieux et le dompteur des vents. Lorsque Zeus décida de reléguer tous les vents puissants dans des amphores afin de dompter leurs esprits indisciplinés, car il pensait qu'ils pouvaient être nocifs s'ils étaient laissés libres, sa femme Era lui ordonna de les cacher dans une grotte sur la mer Tirrenée, laissant à Éole la garde complète des autres vents. Au moment de sa mort, Zeus reconnut l'importance vitale d'Éole et en fit le souverrain immortel des vents.
Tout au long de sa vie, Domínguez a subi de nombreuses transformations dans son processus artistique, depuis ses premières toiles surréalistes, en passant par ses expériences de décalcomanie, jusqu'à la linéarité austère de ses dernières œuvres. Dans la présente œuvre, il fait allusion, par le choix d'un mythe classique, à sa vie à Ténérife, dans les îles Canaries, en Espagne. Il a passé sa jeunesse à peindre sur l'île, enregistrant un paysage qui aura un impact important sur l'ensemble de son œuvre. L'île de Ténérife s'est prêtée à d'innombrables récits de mythologie, de voyageurs de l'Antiquité comme ceux qui figurent dans l'Histoire naturelle de Pline. Pour Domínguez, ce lieu sera crucial pour la consécration et la célébration du surréalisme en Espagne ; en effet, c'est là que se tiendra l'exposition Arte Surrealista en 1935, à laquelle participera notamment André Breton. Le dramaturge et poète espagnol Pedro Garcia Cabrera a commenté l'île en ces termes : « Comme vous le savez, André Breton, Benjamin Peret et Jacqueline (Breton) sont venus visiter l'île. Tenerife les a extraordinairement surpris et ils ont baptisé l'île « l'Isle Surréaliste »... ils se sont rendu compte que les images issues de la fantaisie étaient ici une réalité » (cité dans Pedro Garcia Cabrera, El Hombre en function del paisaje, 1981, p. 46, traduit du français).
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