
Du XVe au XIXe siècle ─ Lots 1 à 49
Deux lettres autographes signées, 9 juillet 1851 et 9 juillet 1861. La première à Mme Aupick et la seconde à Arthur de La Guéronnière.
Lot Closed
December 18, 01:21 PM GMT
Estimate
3,000 - 5,000 EUR
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Description
Baudelaire, Charles
2 lettres autographes signées, l'une à sa mère et l'autre à Arthur de La Guéronnière.
1851 et 1861.
À sa mère. Mercredi 9 juillet [1851].
Une page in-8 (201 x 156 mm), sur un bifeuillet. Signée "Charles" puis "C.B." ; adresse de Mme Aupick rue Richepanse au verso, mention autographe "pressée" (marque postale).
L'article qu'il devait finir a empêché Baudelaire de faire ce qu’elle lui a demandé, "mais je te donne ma parole que tu l’auras ce soir. Tu ne pars que demain matin. Ton concierge te remettra ce petit paquet ce soir " [probablement la notice sur son ami le chansonnier Pierre Dupont, à paraître dans le premier volume de Chants et Chansons édité par Houssiaux]. Il ajoute en post-scriptum qu’il a préféré lui écrire afin qu’elle ne l’accuse pas de négligence.
Le général Aupick, de retour de Constantinople, venait d’être nommé à Madrid le 18 juin. C’est en compagnie de son épouse, Mme Aupick, qu’il rejoindra son poste, le 28 juillet suivant.
À Arthur de La Guéronnière. [Paris] 9 juillet 1861.
Une page in-8 (194 x 152 mm), sur un bifeuillet. Signée "Ch. Baudelaire" ; adresse au verso.
Le félicitant pour les nouvelles fonctions auxquelles il est appelé ("Il est toujours agréable de voir un littérateur monter aux premiers rangs"), Baudelaire le prie, avant son départ du ministère, de se souvenir de lui "ou plutôt de nous ; car vous saurez que je fais allusion à M. G.[uys] Cela, ce me semble, vous est d’autant plus facile qu’on ne peut rien vous refuser au moment de votre départ".
Journaliste et homme politique rallié à Napoléon III, Arthur de La Guéronnière, après avoir été Directeur général de la Librairie et de la Presse auprès du ministère de l'Intérieur, venait d’être nommé sénateur le 5 juillet.
Quelques mois auparavant, Baudelaire avait fait une demande d’aide financière exceptionnelle pour son ami Constantin Guys et pour lui-même.
Correspondance, Pléiade, I, p. 173 et II, p. 177 (le destinataire y est cité, par erreur, comme étant Louis Bellaguet).
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