
Equestrian statue of Louis XIV | Statue équestre de Louis XIV
Auction Closed
June 26, 03:37 PM GMT
Estimate
12,000 - 18,000 EUR
Lot Details
Description
French, 18th century, after Etienne Le Hongre (1628 - 1690)
Equestrian statue of Louis XIV for the Dijon monument
bronze, brown patina; on a wood and bronze base
(bronze) 35 by 32 by 14cm.; 13¾ by 12⅝ by 5½in.
Overall height 52.5cm.; 20⅝in.
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France, XVIIIe siècle, d'après Etienne Le Hongre (1628 - 1690)
Statue équestre de Louis XIV pour le monument de Dijon
bronze à patine brune ; sur un socle en bois et bronze
(bronze) 35 x 32 x 14 cm ; 13 ¾ x 12 ⅝ x 5 ½ in.
Hauteur totale 52,5 cm ; 20 ⅝ in.
Between 1685 and 1686, at the height of Louis XIV's power, a vast propaganda campaign was launched to erect an equestrian statue of him on the central squares of France's ten largest cities. The monuments were Louvois's initiative, and he entrusted the King's chief architect Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) to direct the project. Only five were eventually made: one by François Girardon for the Place Louis-le-Grand in Paris (now Place Vendôme), and those by Antoine Coysevox in Rennes, Martin Desjardins in Lyon, Pierre Mazeline and Simon Hurtrelle in Montpellier and Etienne Le Hongre in Dijon.
In 1686, persuaded by the Prince of Condé, the Estates of Burgundy voted to build an equestrian monument to the King in the centre of Dijon's Place Royal. Etienne Le Hongre was the chosen sculptor, then at the height of his career. He had trained in the atelier of Jacques Sarrazin (1588/90-1660) and been admitted to the Royal Academy of Painting and Sculpture in 1663, becoming a professor there in 1676. He had already worked on a number of prestigious royal projects at the Louvre and especially Versailles where he created his three famous allegories of the Air, the Seine River and the Marne River.
Le Hongre agreed to deliver the model by December 1690 for a monumental bronze sculpture that would be twelve feet high and thirteen feet long. When he died, two of his assistants, Roger Scabol and François Aubry, finished the project, probably in 1692. It then took no less than twenty-nine years for the monument to travel from Paris to Dijon. First, it was shipped on the Seine to Auxerre, where it was unloaded and stored for over 20 years as there was no form of locomotion powerful enough to transport such a huge load over land. In 1721, the statue finally arrived in Dijon but was only unveiled in March 1725. During the Revolution, this effigy of Louis XIV was toppled, smashed and melted down.
Like the equestrian monuments of the King by Martin Desjardins or François Girardon, bronze reductions were made after Le Hongre's model, probably for diplomatic purposes or propaganda. Less than ten of these are known today, including one in the former Jules Strauss collection, a second formerly in the David-Weil collection, and a third acquired in 1973 by the Dijon Municipal Museum. There was a fourth one in the sale of the Meyer collection in Brussels in 1927, and another acquired in 2007 for the Palace of Versailles (inv. No. MV 9151).
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Entre 1685 et 1686, alors que la puissance de Louis XIV est à son apogée, une vaste campagne de propagande est lancée prévoyant l'érection sur la place centrale des dix principales villes françaises d'une statue équestre à son effigie. Ces monuments initiés par Louvois sont confiés à la direction de Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), premier architecte du roi. Seuls cinq d’entre eux aboutiront : celui de François Girardon pour la place Louis-le-Grand à Paris (actuelle place Vendôme), celui d’Antoine Coysevox à Rennes, celui de Martin Desjardins à Lyon, celui de Pierre Mazeline et Simon Hurtrelle à Montpellier et celui d’Etienne Le Hongre à Dijon.
Ainsi, en 1686 les Etats de Bourgogne – sous l’impulsion du Prince de Condé - votent l’érection au centre de la Place Royale de Dijon d’un monument équestre à la gloire du monarque. Le choix se porte sur le sculpteur Etienne Le Hongre, alors au sommet de sa carrière. Formé dans l’atelier de Jacques Sarrazin (1588/90-1660), Le Hongre fut reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1663 dont il sera nommé professeur en 1676. Il a déjà à son actif de prestigieux chantiers royaux au Louvre et surtout à Versailles où il réalisa ses très remarquées allégories de l’Air, de la Seine et de la Marne.
Le Hongre s’était engagé à livrer le modèle pour le bronze monumental de douze pieds de haut et treize de long pour le mois de décembre 1690. A la mort du sculpteur, deux de ses collaborateurs, Roger Scabol et François Aubry, terminèrent le projet, probablement en 1692. Le bronze monumental ne mit pas moins de vingt-neuf ans pour voyager de Paris à Dijon. Transporté d’abord par voie d’eau, sur la Seine, il fut débarqué à Auxerre où il fut entreposé plus de vingt ans faute de moyen de locomotion terrestre suffisamment puissant pour une telle charge. En 1721, le bronze monumental fit enfin son entrée à Dijon où il ne sera inauguré qu’en mars 1725. La Révolution aura raison de l’effigie de Louis XIV qui sera mise à terre, brisée et fondue.
A l’instar des monuments équestres du monarque par Martin Desjardins ou François Girardon, des réductions en bronze ont été réalisées d’après le modèle de Le Hongre, probablement à des fins diplomatiques ou de propagande. Plusieurs exemplaires sont connus, dont celui de l’ancienne collection Jules Strauss ; un second anciennement dans la collection David-Weil ; un troisième acquis en 1973 par le musée municipal de Dijon ; un quatrième figurait dans la vente de la collection Meyer, à Bruxelles, en 1927 ; un autre encore a été acquis en 2007 pour le château de Versailles (inv. n° MV 9151).
Related Literature / Références bibliographiques
M. Martin, Les monuments équestres de Louis XIV, Paris, 1986, pp. 162-164;
S. A. Callisen, "The Equestrian Statue of Louis XIV in Dijon and Related Monuments", The Art Bulletin, vol. 23, no. 2 (Jun. 1941), pp. 131-140.
F. Souchal, French Sculptors of the 17th and 18th centuries. The reign of Louis XIV, Londres, 1981, pp. 326-327, n° 84.