
XVIIIe siècle ─ lots 29 à 46
Pamela, comédie en prose. Paris, 1759. Première traduction française. Reliure aux armes de la comtesse de la Marche, dédicataire de l'ouvrage.
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Lot Closed
October 28, 01:35 PM GMT
Estimate
4,000 - 5,000 EUR
Lot Details
Description
Goldoni, Carlo
Pamela, comédie en prose.
Paris, Antoine-Urbain Coutelier, 1759.
In-8 (195 x 120 mm). Maroquin rouge, large dentelle dorée en encadrement, armes dorées au centre, petites réserves ovales dans les angles ornées de fers à l’aigle et fleur de lis, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin olive, roulette intérieure, tranches dorées (Reliure de l’époque).
Exemplaire aux armes de Marie-Fortunée d’Este, comtesse de la Marche et princesse de Conti.
Édition originale de la traduction française de Bonnel Du Valguier.
Exemplaire de dédicace à la comtesse de la Marche, avec préface du traducteur.
Prenant sa source dans le roman de Samuel Richardson, paru en 1741 sous le titre Pamela or Virtue rewarded et traduit notamment en français dès l’année suivante, la Pamela de Goldoni fut représentée pour la première fois à Mantoue, en 1750 et remporta un vif succès. Première pièce du dramaturge à être jouée sans masques et en italien non dialectal, elle consacra Goldoni comme le père de la comédie italienne moderne.
Évoquant les principales variantes que Goldoni a apportées au modèle anglais, Bonnel Du Valguier conclut ainsi sa préface : "L’air de nouveauté, que Goldoni a sçu donner à Pamela, est donc ce qui m’a engagé à en faire la traduction : le lecteur jugera si ce changement méritoit la peine que j’ai prise" (p. 7).
Belle reliure à la dentelle ornée de l’aigle aux ailes déployées des armes de Modène et de la fleur de lis du royaume de France.
Marie Fortunée d’Este (armes ; OHR, pl. 2644, fer 1). Fille du duc de Modène et petite-fille du Régent Philippe d’Orléans par sa mère, elle épousa son cousin Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti en février 1759, l’année même de la publication de Pamela. Séparée officiellement de son mari en 1777, la princesse émigra dès le mois d’août 1789, s’établissant successivement en Suisse, en Bavière puis à Venise où elle meurt en 1803, à l’âge de 72 ans, sans descendance.
Pierre Bergé (ex-libris ; I, n° 42).