View full screen - View 1 of Lot 77. La Tentation de saint Antoine. Paris, 1874. Édition originale. Exemplaire sur Hollande. Avec une lettre autographe signée..

XIXe siècle ─ lots 47 à 144

Flaubert, Gustave

La Tentation de saint Antoine. Paris, 1874. Édition originale. Exemplaire sur Hollande. Avec une lettre autographe signée.

No reserve

Lot Closed

October 28, 02:19 PM GMT

Estimate

3,000 - 5,000 EUR

Lot Details

Description

Flaubert, Gustave

La Tentation de saint Antoine.

Paris, Charpentier et Cie, 1874.

 

In-8 (249 x 155 mm). Demi-maroquin rouge à coins, dos lisse orné, tranches dorées sur témoins, couverture, étui (Canape).

 

Bel exemplaire sur Hollande, enrichi d’une lettre autographe signée.

 

Édition originale.

 

Un des 75 exemplaires sur vergé de Hollande (n° 21), seul grand papier après 12 sur Chine.

Avec la couverture bleue réservée aux exemplaires de tête.

 

La Tentation de saint Antoine est l'une des œuvres qui occupa le plus Flaubert. Une première version entre le 24 mai 1848 et le 12 septembre 1849 fut mise de côté après le verdict accablant de Louis Bouilhet et de Maxime Du Camp : "il faut jeter cela au feu et n'en jamais reparler". Certains extraits furent publiés dans L'Artiste en décembre 1857, d'après lesquels Baudelaire estima que cet ouvrage pouvait être "une œuvre plus intéressante pour les poètes et les philosophes que Madame Bovary". Après trente ans de remaniements, l'ouvrage paraît finalement en avril 1874.

 

Exemplaire enrichi de :

Lettre autographe signée à un ami [Émile Bergerat ?], Jeudi matin [23 ? avril 1874] (1 page in-8 sur papier bleu, montée sur onglet).

Relative à Paul de Saint-Victor dont il espère un article, et à propos de documents [probablement des inédits de Théophile Gautier que recherche Bergerat pour un volume consacré à son beau-père, à paraître chez Charpentier].

"Je n’ai pas vu St Victor parce que : pour le voir, il faudrait aller chez lui : et je ne veux pas aller chez lui, parce que : 1° je lui ai déjà demandé plusieurs petits services qu’il s’est empressé de ne point me rendre, et que 2° j’en attends encore un, à savoir un article sur la Tentation*.

Dès que j’aurais deux heures à moi, je tâcherais de découvrir la Présidente [Mme Sabatier] et j’obtiendrais le morceau en question.

Quant à faire les recherches dans mes papiers, il faut attendre que je sois à Croisset. – Mais je suis [sûr] de n’avoir rien d’important. Tibissimi" [...]

*Notez que je ne sais pas encore s’il a reçu le volume – porté (en fiacre, Monsieur) par mon domestique !!!".

Pierre Bergé (ex-libris ; II, n° 364).

Lettre jointe : Correspondance, Pléiade, t. V, p. 1085.