Arts d'Afrique de la Collection Jean-Paul Chazal

Arts d'Afrique de la Collection Jean-Paul Chazal

View full screen - View 1 of Lot 21. Cimier ciwara, Bamana, Mali | Bamana Ciwara Headdress, Mali.

Cimier ciwara, Bamana, Mali | Bamana Ciwara Headdress, Mali

No reserve

Auction Closed

April 30, 05:01 PM GMT

Estimate

30,000 - 50,000 EUR

Lot Details

Description

Cimier ciwara, Bamana, Mali


Haut. 32,5 cm ; long. 63 cm

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Bamana Ciwara Headdress, Mali


Height 12 ³/₄ in ; length 24 ³/₄ in

Collection René Rasmussen (1912-1979), Paris, avant 1951

Libert, Castor, Loudmer et Poulain, Paris, Succession René Rasmussen: 1ere Vente, 14 décembre 1979, lot 11

Collection Robert Duperrier (1917-1996), Paris, acquis lors de cette vente

Collection Jean-Paul Chazal, Paris

Rasmussen, Art nègre, 1951, n° 15

Segy, African Sculpture Speaks, 1952, p. 155

Zahan, Antilopes du Soleil: Arts et Rites Agraires d'Afrique Noire, 1980, pl. 91, n° III 50

Harter, "Les Bambara", in Primitifs, n° 4, mai-juin 1991, pp. 40 - 41

Colleyn, Bamana. The Art of Existence in Mali Bamana: Afrikanische Kunst aus Mali - Bamana: un art et un savoir-vivre au Mali, 2001, p. 224, n° 213

Zürich, Museum Rietberg, BamanaAfrikanische Kunst aus Mali, 9 septembre-9 décembre 2001

Par Emilie Salmon


Selon la classification de Dominique Zahan in Antilopes du Soleil, ce cimier, de type Sogonikun, est masculin et de type III50.

 

 

Alliant merveilleusement la stylisation des formes à la pureté des volumes, cette œuvre Bamana se distingue par l’élégance de sa composition. L’antilope, dont les traits sont habilement idéalisés, est parée de longues cornes d’Hippotragus equinus qui s’étirent à l’horizontale en suivant le mouvement des oreilles. La tête est reliée au corps par un large bandeau de métal comme il est d’usage pour ce type de cimier, et de tenons métalliques.

Les restaurations anciennes notamment de part et d’autre du museau, témoignent de son importance au sein de la société Tyi Wara.


Le cimier est utilisé lors des cérémonies et des rituels de la société Tyi Wara, où il est porté par les danseurs qui incarnent les forces spirituelles du monde animal. Il représente l'esprit de la nature, la puissance de la fertilité et la sagesse des ancêtres.

La silhouette de l’antilope, est puissante, majestueuse et d’une grande expressivité.

La tête de l'animal est particulièrement remarquable, avec ses yeux cloutés, et sa bouche entrouverte en un cri silencieux. Les formes sont stylisées à l’extrême, créant une tension dynamique.

Les formes arrondies, les lignes fluides et la finesse de la sculpture lui confèrent une grande sensualité, et, comme a envie de le crier Dominique Zahan, « Oui, cet art est à la dimension de l’humain ».[1]




[1] Zahan, Antilopes du Soleil : Arts et Rites Agraires d'Afrique Noire, 1980, p. 152