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Jacob van Ruisdael

Waterfall in a Wooded Landscape | Paysage à la cascade

Auction Closed

March 23, 03:25 PM GMT

Estimate

40,000 - 60,000 EUR

Lot Details

Description

Jacob van Ruisdael

Haarlem 1628 - 1682 Amsterdam

Waterfall in a Wooded Landscape


Oil on canvas

Signed on the rock lower right Ruysdael

53,4 x 44,7 cm; 21 by 17⅝ in.

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Jacob van Ruisdael

Haarlem 1628 - 1682 Amsterdam

Paysage à la cascade


Huile sur toile

Signé sur le rocher en bas à droite Ruysdael

53,4 x 44,7 cm ; 21 by 17⅝ in.

A. Tischer Collection, Basel;

With L. Koetser, London, Spring exhibition, 1968, no. 25;

Anonymous sale, Christie's, London, 28 June 1974, lot 66 (sold 25,000 GNS);

With M. Koetser, Zürich;

With John Mitchell, London (as per a label).

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Collection A. Tischer, Bâle ;

Galerie L. Koetser, Londres, Spring exhibition, 1968, n° 25 ;

Vente anonyme, Christie's, Londres, 28 juin 1974, lot 66 (vendu 25,000 GNS) ;

Galerie M. Koetser, Zürich ;

Galerie John Mitchell, Londres (selon une étiquette au dos).


S. Slive, Jacob van Ruisdael, a complete catalogue of his paintings, drawings and etchings, New Haven and London 2001, p. 161, cat. no. 149 (repr.).

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S. Slive, Jacob van Ruisdael, a complete catalogue of his paintings, drawings and etchings, New Haven et Londres, 2001, p. 161, cat. n° 149 (repr.).

‘He succeeded in depicting the water and foam breaking on the rocks so naturally that one would have said the water was real’ wrote Houbraken in the artist’s very first biography, published in 1721 (De Groote Schouburgh der Nederlantsche konstschilders enschilderesses (1718–1721), Amsterdam, volume 3, pp. 65–66).


Landscapes with waterfalls seem to have been a favourite subject for Ruisdael, who corpus includes more than one hundred and fifty of them. The artist took his inspiration from the works of Roelandt Savery (1576–1639) and Allaert van Everdingen (1621–1675), who returned to Haarlem in 1645 with a quantity of paintings featuring rocky landscapes, mountains and waterfalls, inspired by his travels in Norway and Sweden. Although most of his works are undated, it seems that the young Ruisdael – about twenty years old at the time – only returned to this motif about ten years later, when he left Haarlem for Amsterdam.


Ruisdael’s first waterfall landscapes, centred on the motif, leave little room for landscape. He later moved towards broader, less dense compositions, as is the case here. Seymour Slive dates the present painting to about 1670. Seething cascades surmounted by thick pine forests, have given way to a more peaceful landscape, which occupies half the composition. The sky is treated with a subtle touch, the light grey clouds revealing glimpses of blue. The rocks are tinted with the faint, implied light of the sun, describing an idyllic landscape.


Ruisdael’s delicate brushstroke was much admired, as expressed by Alexandre Calame: ‘[Ruysdael] is a master, and a perfect master at that! Such softness especially in the leaves touching the sky, and such transparency! How clearly we are able to distinguish the different planes of the same tree’ (E. Rambert, Alexandre Calame, sa vie et son œuvre, Paris, 1884, p. 109). As a lover of northern landscapes, it is easy to imagine how the present painting would have held a central place in Asbjorn Lunde’s collection…

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« Il parvenait à représenter l'eau et l’écume se fracassant sur les rochers si naturellement qu'on aurait dit de la vraie eau » écrit Houbraken dans la toute première biographie de l’artiste publiée en 1721 (De Groote Schouburgh der Nederlantsche konstschilders enschilderesses (1718-1721), Amsterdam, volume 3, p. 65-66).


Les paysages de cascades semblent avoir été le sujet de prédilection de Ruisdael, dont le corpus en compte à ce jour plus de cent-cinquante. L’artiste puise son inspiration dans les œuvres de Roelandt Savery (1576-1639) et d’Allaert van Everdingen (1621-1675) qui rapporte à Haarlem en 1645 nombre de paysages rocheux, de montagnes, ou de cascades, inspirés de son voyage en Norvège et en Suède. Bien que la plupart de ses œuvres ne soient pas datées, il semble que le jeune Ruisdael – alors âgé d’une vingtaine d’années – ne reprenne ce motif qu’une dizaine d’années plus tard, au moment où il quitte Haarlem pour Amsterdam.


Les premiers paysages de cascades de Ruisdael, centrés sur le motif, laissent peu de place au paysage. Il évolue ensuite vers des compositions plus larges, et moins denses, comme c’est le cas ici. Seymour Slive date en effet le présent tableau vers 1670. Les bouillonnantes cascades surmontées d’épaisses forêts de sapins ont laissé la place à un paysage plus paisible, qui occupe à présent la moitié de la composition. Le ciel est traité avec délicatesse, les nuages gris clair faisant apparaître des touches de bleu. Les rochers se teintent de la timide lumière d’un soleil que l’on devine, décrivant un paysage idyllique.


La délicatesse de la touche de Ruisdael fut maintes fois admirée, notamment par Alexandre Calame : « [Ruysdael] est maître, et maître bien parfait ! Quel moelleux surtout dans la touche des feuilles sur le ciel, et quelle transparence ! Comme l’on distingue bien les différents plans d’un même arbre » (E. Rambert, Alexandre Calame, sa vie et son œuvre, Paris, 1884, p. 109). L’on devine aisément quelle place centrale notre tableau pouvait avoir dans la collection d’un amoureux des paysages nordiques, tel qu’Asbjorn Lunde…