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XXe siècle (lots 51 à 142)

Braque, Georges ─ Pierre Reverdy

La Liberté des mers. Maeght, 1959. In-folio. Exemplaire sur Arches avec envoi illustré de l'artiste.

Lot Closed

March 1, 01:57 PM GMT

Estimate

4,000 - 5,000 EUR

Lot Details

Description

XXe siècle (lots 51 à 142)


Braque, Georges ─ Pierre Reverdy

La Liberté des mers.

Paris, Maeght Éditeur, 1959.


In-folio (570 x 385 mm). En feuilles, sous couverture illustrée d'une lithographie, rempliée, chemise et étui de l'éditeur, toile grise.

Reports habituels. Usure sur une tranche de l’étui.


Imposant illustré de Braque, avec un envoi enrichi d'un dessin.


7 lithographies originales en couleurs de Braque, dont la couverture gaufrée après tirage, le frontispice et 5 à pleine page. 60 ornementations en noir dans le texte.


Tirage limité à 250 exemplaires, un des 200 exemplaires sur grand vélin d'Arches (n° 72), signés au crayon par l’auteur et l’artiste.


Texte de Reverdy reproduit en facsimilé : "Tout le texte reproduit en lithographie et en grandeur réelle, la calligraphie de Reverdy." (E.A. Hubert).


Envoi autographe signé, illustré d’un dessin, à l’encre noire sur la première garde, à l’amatrice d’art et épouse du cadi d’Alger, Catherine Caminat Benhoura :

"Pour Catherine

Benhoura-Caminat

avec toute ma sympathie

Le 20 mars 1961

G. Braque".


Les lithographies "d'une grande tendresse viennent compléter sur un autre registre l’accompagnement visuel du manuscrit. Braque a tenu à laisser la première place au poème ; son illustration ne lutte pas avec lui, mais lui donne comme à voix basse la réplique, lui ouvre l'espace et en prolonge les accords" (annonce dans Derrière le miroir, n° 112, 1958).


Ce livre a été sélectionné comme l'un des 50 meilleurs livres de l'année 1960 par le Comité des Expositions du Livre et des Arts graphiques français.

Catherine Benhoura-Caminat


Issue d’une famille de colons en Algérie, Catherine Caminat, devenue l’épouse du cadi Benhoura, était la protectrice et la mère adoptive de la jeune artiste autodidacte Baya Mahieddine, dite Baya, née en 1931, dont les premières réalisations en argile avaient attiré l’attention d’Adrien Maeght lors d’un passage à Alger. Dans l’immédiat après-guerre, Catherine Caminat-Benhoura accompagna la jeune fille à Paris où ses toiles suscitèrent un grand intérêt auprès des surréalistes et d'André Breton ou encore de Pablo Picasso qui se serait inspiré de leur rencontre pour sa série des Femmes d’Alger.


Marguerite Benhoura.


Collaboratrice de la galerie Maeght, Marguerite Benhoura (1903-1987) s'occupait de la gestion des gravures de Miró, qui la décrit comme la "fée miraculeuse des archives" ou comme "l'Ange bienveillant de [s]es gravures" (dans ses dédicaces). Elle lia un rapport étroit d’amitié et d’estime avec l’artiste, qui lui fit cadeau de plusieurs de ses livres entre 1970 et 1979, souvent des exemplaires hors commerce qu’il gardait pour ses proches. Une lettre de Marguerite Benhoura, quand elle reçoit L'Enfance d'Ubu, est l’objet de réjouissances partagées avec Miró : "Je viens de recevoir mon exemplaire nominatif de l'Enfance d'Ubu […] cela fait vraiment plaisir. Mais vendredi a décidé Miró, soirée au Moulin Rouge car il veut rire, dit-il. Moi obligée de sortir […] mais les yeux pétillants de Miró et son plaisir d'enfant sont tellement agréables à voir" (lettre familiale, 1976). En 1974, elle est l’un des auteurs du catalogue Miró : l'œuvre graphique pour l’exposition au Musée d'art moderne de la ville de Paris.

É.-A. Hubert, Bibliographie des écrits de Pierre Reverdy, 2011, n° 325.


Fr. Chapon, Le Peintre et le livre, p. 291.


Vallier, 143.