
Auction Closed
May 16, 02:17 PM GMT
Estimate
50,000 - 80,000 EUR
Lot Details
Description
A Louis XVI lacquered wood six-leaf screen, circa 1780
the frame decorated with foliage and pearls, with a green silk damask decorated with arabesques animated by birds upholstery, the reverse lined with almond green silk
Each panel: 51¼in x 25¼in
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Paravent à six feuilles en bois laqué d’époque Louis XVI, vers 1780
le cadre à décor de feuillages, de perles et de frise d’entrelacs, la garniture de damas de soie vert d’eau à décor d’arabesques animées d’oiseaux, le revers garni de soie vert amande
Feuille : 130,5 x 64 cm
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
P. Verlet, Le mobilier royal français, T. 1, Paris, 1990, n° 37
The origin of this screen is very probably royal if we compare it with deliveries made on behalf of the crown.
First of all, the important furniture made by Boulard and Sené for Queen Marie-Antoinette, delivered for her cabinet at the Tuileries in 1784, which was then used by Madame Elisabeth. The main carved motifs are identical to those of our screen, rows of pearls surmounting a border of rais de coeur.
Using seats probably coming from Rambouillet, Boulard with the help of the sculptor Toussaint Foliot made a furniture composed of a sofa, a screen, six armchairs, two bergères and a foot stool was also envisaged but it was apparently never delivered according to the inventories made at the Tuileries in 1786-1788 and 1788 which detail the initial composition of the furniture.
When Madame Elisabeth moved to the Tuileries, according to the 1790 inventory, this furniture was installed in her interior cabinet, a presence confirmed by the label that was applied to a chair, complementing the set made by Sené with two bergères "en demi tête-à-tête". Despite the undeniable similarities with this piece of furniture, it is not possible to link our six-leaf folding screen to it, because of the absence of folding screens in the orders, deliveries and inventories for both the original composition and the additions. Besides, all the seat backs and the screen are very specific. The sides and top of the screen have an additional carved pattern of water leaves that all the other pieces don't have. Our screen is composed of rectangular leaves with the top carved with interlacing.
Another element worth considering is the fittings and hinges used to unfold and fold the leaves of this folding screen. They are comparable in every way to those that equipped the large screens of this kind as the one included in the furniture delivered by Sené under the direction of Hauré for the bedroom of Marie-Antoinette in Saint-Cloud in 1787 now preserved in the musée des Arts Décoratifs in Paris. It has a copper trim and hinges whose manufacture had a significant cost. The memoir of Courbin, the craftsman who made these fittings, is very instructive as it tells us that the cost of the fittings is higher than that of the woodwork.
Even if the origin of this screen remains mysterious, the model, the quality of the sculpture and the elements worked by Courbin plead for a royal order.
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L’origine de ce paravent est très probablement royale si l’on se base sur des rapprochements avec des livraisons effectuées pour le compte de la couronne.
Tout d’abord, sur l’important meuble réalisé par Boulard et Sené pour la reine Marie-Antoinette, livré pour son cabinet aux Tuileries en 1784 qui fut ensuite utilisé par Madame Elisabeth, les motifs sculptés principaux sont identiques à ceux de notre paravent, rangs de perles surmontant une bordure de rais de cœur.
Se servant de sièges provenant vraisemblablement de Rambouillet, le menuisier Boulard avec l’aide du sculpteur Toussaint Foliot réalise un meuble composé d’un canapé, un écran, six fauteuils à carreaux, deux bergères, un tabouret de pied est aussi envisagé mais il ne fut apparemment jamais livré selon les inventaires réalisés aux Tuileries en 1786-1788 et 1788 qui détaillent la composition initiale du meuble.
Lorsque Madame Elisabeth s’installe aux Tuileries, ce mobilier est selon l’inventaire de 1790, installé dans son cabinet intérieur, présence confirmée par l’étiquette qui a été apposée sur une chaise haute venue en complément de l’ensemble réalisé par Sené avec deux bergères « en demi tête-à-tête ». Malgré d’indéniables ressemblances avec ce meuble, il n’est pas possible de rattacher notre paravent à six feuilles, d’une part en raison de l’absence de paravent dans les commandes, livraisons et inventaires tant pour la composition originale que les ajouts. De plus, tous les dossiers de sièges et l’écran sont en anses de panier, enfin les côtés et le haut de l’écran présentent un motif sculpté supplémentaire de feuilles d’eau (toutes les autres pièces en sont dépourvues). Notre paravent est composé de feuilles rectangulaires avec le dessus sculpté d’entrelacs.
Un autre élément mérite d’être pris en considération, il s’agit des ferrures et charnières permettant de déplier et replier les feuilles de ce paravent. Elles sont en tout point comparables à celles qui équipaient les grands paravents de ce genre comme celui compris dans le meuble livré par Sené sous la direction d’Hauré pour la chambre de Marie-Antoinette à Saint-Cloud en 1787 aujourd’hui conservé au musée des Arts décoratifs à Paris. Il possède une garniture de cuivre et des charnières dont la fabrication avait un très important coût de fabrication. Le mémoire de Courbin, l’artisan qui réalise ces ferrures, est très instructif puisqu’il nous apprend que le coût des ferrures est supérieur à celui de la menuiserie et de la sculpture.
Même si l’origine de ce paravent demeure encore mystérieuse, le modèle, la qualité de la sculpture et les éléments travaillés par Courbin plaident pour une commande royale.
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