
Auction Closed
November 15, 04:59 PM GMT
Estimate
5,000 - 8,000 EUR
Lot Details
Description
A Louis XV "vernis parisien" lacquer and gilt-bronze magoot, circa 1750
used to hold a watch, the base partially Louis XV
Height. 8 in
----------------------------------------------------
Magot en bronze doré et vernis parisien d'époque Louis XV, vers 1750
tenait probablement une montre, la base en bronze partiellement d'époque
Haut. 20 cm
Bibliographie comparative :
"Le Goût d'un expert", in Connaissance des Arts, mai 1969, n°207
T. Wolvesperges, « A propos d’une pendule aux magots en vernis Martin du Louvre provenant de la collection Grog-Carven », in Revue du Louvre, octobre 2001, p. 66 et suiv.
D. Kisluk-Grosheide, "The reign of magots and pagods", in The Metropolitan Museum Journal, n °37, pp. 177-198
M. Favreau, "L'inventaire après-décès de la duchesse du Maine" in La Duchesse du Maine (1676-1753), une mécène à la croisée des arts et des siècles, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, «Etudes sur le XVIIIe siècle» n°31, 2003, pp. 51-64
A. Forray-Carlier et M. Kopplin, Les secrets de la laque française. Le vernis Martin, cat. expo., Paris, 2014
Our magot is almost identical to one of the magots of a Chinese clock that probably came from the collections of the Duchess of Maine and was sold at Sotheby's Paris, Les Dillée: Une Dynastie D'Experts Et De Collectionneurs, 18 March 2015. Ours could therefore have been part of a similar clock, dismantled at an unknown date and then mounted on a bronze base. The clock sold by Sotheby's is signed Mesnil, a clockmaker who worked notably with the marchand-mercier Thomas-Joachim Hébert, which brings our hoard closer to the creations made under Hébert's direction.
Thomas-Joachim Hébert's inventory of goods (Arch. nat. M. c. CXXII/591), drawn up in 1730 at the time of his second marriage, indicates his collaboration with the clockmaker "Mény, orlogeur, pour des mouvements de pendule qu'il m'a livrés, 450 livres". This indication supports the hypothesis of active collaboration between different guilds, under the control of a marchand-mercier, and extends it here to our hoard, by comparison with the complete clock.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Notre magot est presque identique à un des magots d'une pendule aux chinois provenant probablement des collections de la duchesse du Maine et passée en vente chez Sotheby's Paris, Les Dillée : Une Dynastie D’experts Et De Collectionneurs, 18 mars 2015. Le nôtre a donc surement fait partie d'une pendule similaire, démembrée à une date inconnue, et monté ensuite sur une base en bronze. La pendule vendue par Sotheby's est signée Mesnil, horloger ayant travaillé notamment avec le marchand-mercier Thomas-Joachim Hébert, ce qui permet de rapprocher notre magot des réalisations faites sous la direction de ce marchand.
L’inventaire des marchandises de Thomas-Joachim Hébert (Arch. nat. M. c. CXXII/591), établi en 1730 au moment de son second mariage, indique sa collaboration avec l’horloger « Mény, orlogeur, pour des mouvements de pendule qu’il m’a livrés, 450 livres ». Cette indication permet de conforter l’hypothèse d’une active collaboration entre différentes corporations, sous le contrôle d’un marchand-mercier et de l'étendre ici à notre magot, par comparaison avec la pendule complète.