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Federico Zandomeneghi

Sur l'herbe

Federico Zandomeneghi

Federico Zandomeneghi

Sur l'herbe

Sur l'herbe

Federico Zandomeneghi

Venice 1841 - 1917 Paris

Sur l'herbe


Signed lower right Zandomeneghi

Oil on canvas

46,5 x 55,4 cm ; 18¼ by 21¾ in.

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Federico Zandomeneghi

Venise 1841 - 1917 Paris

Sur l'herbe


Signé en bas à droite Zandomeneghi

Huile sur toile

46,5 x 55,4 cm ; 18¼ by 21¾ in.

For further information on the condition of this lot please contact clemence.enriquez@sothebys.com

On consignment by the artist with Durand-Ruel, Paris, 9 April 1898;

Acquired from the artist by Durand-Ruel, Paris, 3 July 1901;

Where acquired by E. Havard, le 21 January 1930;

Private collection, Paris.

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Mis en dépôt par l’artiste chez Durand-Ruel, Paris, 9 avril 1898 ;

Acquis auprès de l'artiste par Durand-Ruel, Paris, 3 juillet 1901 ;

Où acquis par E. Havard, 21 janvier 1930 ;

Collection particulière, Paris. 

E. Piceni, Zandomeneghi, Milan 1967, no. 251, ill.;

E. Piceni, Zandomeneghi, Milan 1991, no. 251, ill.;

C. Testi, M. Grazia Piceni and E. Piceni, Federico Zandomeneghi, catalogo generale, nuova edizione aggiornata e ampliata, Milan 2006, p. 300, no. 463, ill.

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E. Piceni, Zandomeneghi, Milan, 1967, n° 251, reproduit ;

E. Piceni, Zandomeneghi, Milan, 1991, n° 251, reproduit ;

C. Testi, M. Grazia Piceni et E. Piceni, Federico Zandomeneghi, catalogo generale, nuova edizione aggiornata e ampliata, Milan, 2006, p. 300, n° 463, repr.

Zandomeneghi, Paris, Galerie Durand-Ruel, February-March 1898, no.63;

Tableaux, pastels et dessins par Zandomeneghi, Paris, Galerie Durand-Ruel, March 1920, no.2 .

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Zandomeneghi, Paris, Galerie Durand-Ruel, février-mars 1898, n° 63 ;

Tableaux, pastels et dessins par Zandomeneghi, Paris, Galerie Durand-Ruel, mars 1920, n° 2.

In private hands since the early twentieth century, Sur l'herbe retains all its freshness and radiance.

Fruit of the artist’s research, the composition was initially the subject of a preparatory sketch and accordingly reflects his individuality. The treatment of the texture with rapid brushstrokes recalls the pastel technique, while the light emanating from the work and the touches of colour harmoniously positioned in the perfectly balanced composition are a perfect illustration of Zandomeneghi’s mastery and personality.


Originally from Venice, Zandomeneghi entered the Accademia di Belle Arti at the age of fifteen. However, he very rapidly turned to plein air painting and joined the Macchiaioli, a group of Tuscan painters who got their name from the critic Diego Martelli and sought to distance themselves from academic painting, seeking instead to convey the effects of light and impressions.


The Venetian soon began to feel limited by this way of painting and felt the need to leave Italy and move to Paris. He arrived in 1874, the year of the very first exhibition that gathered together the painters who would later become known as the Impressionists. His meeting with Degas, with whom he would remain friends for the rest of his career, was a particularly defining moment: five years later, he became the only Italian Impressionist artist.


Zandomeneghi discovered with the Impressionists the potential for finding new points of view and for freeing himself from the structured space of the studio. Combining this new manner with his mastery of chromatic and light effects, he arrived at his own personal style.


On the Grass is a fine example of this: the brushstroke is lively and thick, and the outlines of the figures are softened. The artist succeeds in treating oil in the same way as pastel, with a technique that is both supple and opulent, allowing for plays of light and conveying an impression of momentariness and spontaneity. The subject of this work is a stolen moment: a private conversation between two friends reclining on the grass while a third figure picks flowers in the background. Such scenes of ordinary life were favourites with the artist, who delighted in interpreting them with enormous honesty and tenderness.


A luminous green, over the whole surface of the work, dominates the composition; the figures, positioned centrally and seen from slightly above, are gracefully incorporated into this setting: the pale violet skirt of the young girl on the left is skilfully echoed in the flowers behind her, while the touches of red in the models’ hair is replicated in the grass in the bottom section of the painting. All the artist’s talent for composition and his mastery of chromatic effects is in evidence here, no doubt inspiring the Italian Divisionists who followed him.


Despite its spontaneous feel, Sur l'herbe was preceded by a preparatory drawing in pastel, in which the two central figures can be recognised (E. Piceni, op. cit., no. 217, pl. XXXIV). It seems that Zandomeneghi had observed and sketched this spontaneous moment before producing a more considered composition, slightly modifying the colours to create a remarkable balance.


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En mains privées depuis le début du XXe siècle, Sur l’herbe a préservé toute sa fraîcheur et son éclat.

Fruit d’un travail de recherches, la composition a fait d’abord l’objet d’une esquisse préparatoire, et reflète ainsi toute l’individualité de l’artiste. La matière traitée en touches rapides rappelant la technique du pastel, la lumière qui se dégage de l’œuvre, ses touches de couleur harmonieusement déposées dans une composition parfaitement équilibrée, illustrent à merveille la maîtrise et la personnalité de Zandomeneghi.



Originaire de Venise, Zandomeneghi y intègre l’Académie des Beaux-Arts dès l’âge de 15 ans ; il se tourne néanmoins très rapidement vers la peinture en plein-air, et rejoint les Macchiaioli, groupe toscan de peintres nommés par le critique Diego Martelli, cherchant à s’éloigner de l’académisme et à transcrire des effets de lumière, des impressions.


Le Vénitien se sent rapidement limité dans cette manière de peintre, et ressent le besoin de quitter l’Italie, pour venir s’installer à Paris. Il y arrive en 1874, année de la toute première exposition rassemblant les peintres qui seront plus tard nommés les Impressionnistes. Sa rencontre avec Degas notamment, dont il sera l’ami tout au long de sa carrière, est décisive : cinq ans plus tard, il devient le seul artiste italien impressionniste.


Zandomeneghi découvre avec eux la possibilité de renouveler les points de vue, de s’affranchir de l’espace structuré des ateliers. Il conjugue cette nouvelle manière avec sa maîtrise des effets chromatiques et de la lumière pour aboutir à son propre style.


Sur l’herbe en est un bel exemple : la touche est vive, épaisse, et les contours des figures estompés. L’artiste parvient à traiter l’huile de la même façon que le pastel, en une technique à la fois souple et grasse, qui permet les jeux de lumière et transmet une impression d’instantanéité, de spontanéité. Le sujet de cette œuvre est d’ailleurs un instant volé, une conversation intime entre deux amies allongées dans l’herbe, tandis qu’une troisième est occupée en arrière-plan à cueillir des fleurs. Ces scènes de la vie quotidienne sont les sujets favoris de l’artiste, qui se plaît à les transcrire avec la plus grande honnêteté et une extrême douceur.


Un vert lumineux domine la composition, présent sur toute la surface de l’œuvre ; les figures, placées au centre et vues en légère plongée, s’intègrent délicatement dans cet environnement : le parme de la robe de la jeune fille de gauche répond habilement aux fleurs derrière elle, tandis que les touches rouges dans les cheveux des modèles rappellent les herbes en bas de la composition. Tout l’art de la composition et de la maîtrise des effets chromatiques est là, inspirant sans aucun doute après lui les divisionnistes italiens.


Malgré sa spontanéité, la composition de Sur l’herbe a fait l’objet d’un dessin préparatoire au pastel où l’on reconnaît les deux figures centrales (E. Piceni, op. cit., n° 217, pl. XXXIV). A l’évidence, Zandomeneghi a observé et dessiné ce moment pris sur le vif, avant d’en faire une composition réfléchie, en modifiant légèrement les couleurs pour en faire une œuvre d’un remarquable équilibre.