
Cabinets de curiosités de la collection Loïc Malle (lots 65 à 88)
Metallotheca Vaticana. Rome, 1717. In-folio. Reliure de l'époque. Rare édition originale, premier tirage.
Lot Closed
June 22, 01:23 PM GMT
Estimate
3,000 - 5,000 EUR
Lot Details
Description
Cabinets de curiosités de la collection Loïc Malle (lots 65 à 88)
MERCATI, MICHELE
Metallotheca Vaticana Opus Posthumum.
Rome, J.M. Salvioni, 1717.
L'UN DES PREMIERS MUSÉES MINÉRALOGIQUES.
In-folio (412 x 280 mm). Veau fauve, encadrement à la Du Seuil, dos à nerfs orné de fers dorés, tranches dorées (Reliure de l’époque).
Rousseurs et quelques feuillets brunis. Charnières fragiles. Restaurations aux coiffes et coins.
Très rare édition originale, premier tirage, de la description du cabinet de curiosités que Mercati avait fondé au Vatican sur les ordres de Grégoire XIII et de Sixte V.
Seule édition de ce célèbre traité, elle fut remise en vente, deux ans plus tard avec un titre renouvelé, augmentée d'un portrait de Lancisi et d'un appendice qui, naturellement, ne figurent pas ici.
Elle est illustrée d’un frontispice par Frey d'après Bianchi, d’un portrait de Mercati par Fariat d'après le Tintoret, de 6 planches hors texte, dont deux doubles (La Metallotheca et Terra sulphurata Puteolana) et de nombreuses gravures dans le texte dont certaines à pleine page représentent pierres, fossiles, pétrifications, cristaux et statues. Une planche présente la disposition de la collection en 19 cabinets.
Michele Mercati (1541-1593), philosophe, médecin, féru d'histoire naturelle, créa au Vatican une galerie de minéralogie, la Metallotheca. Composée de minéraux, de fossiles mais également de sculptures, Mercati souhaitait en achever le classement et en publier l'inventaire. Il commanda, à cette fin, plus d'une centaine de cuivres. Mais sa mort, en 1585, interrompit cet ambitieux projet. C'est plus d’un siècle après que l’ouvrage vit enfin le jour grâce aux soins de J. M. Lancisi. Le manuscrit de Mercati fut alors augmenté de notes sur la physique et l’histoire naturelle par le botaniste Pietro Analti.
"On a pu écrire récemment que l’émergence de l’histoire naturelle dans les collections vaticanes était une des conséquences des injonctions lancées par le Concile de Trente à la hiérarchie catholique d’abandonner la recherche des antiques dont la collection favorisait la philosophie païenne" (Cabinet de curiosités, n° 235).
LITERATURE:
Rooms of wonder, New York, The Grolier Club, 2012, n° 29.
Cabinet de curiosités. Collections. Collectionneurs, Librairie Paul Jammes, [1997], n° 235.
Brunet, III, 1644.
Caillet, 7390.