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Nicola L

Lampadaire Bouche

Auction Closed

November 22, 05:37 PM GMT

Estimate

10,000 - 15,000 EUR

Lot Details

Description

Nicola L


Bouche floor lamp

1968

patinated steel, chromed metal, molded and tinted plexiglass 

From an edition of 25

136 x 70 cm; 53 ½ x 27 ½ in.


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Nicola L 


Lampadaire Bouche

1968

acier patiné, métal chromé, plexiglass moulé et teinté

Édité à 25 exemplaires

136 x 70 cm; 53 ½ x 27 ½ in.

Acquired directly from the artist by the present owner


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Acquis directement auprès de l'artiste par l'actuel propriétaire

Patrick Favardin, Alain Chiglien, Nicola L, Paris, 2003, p. 6 and on the cover for a detail

Laure Verchère, "La leçon d'anatomie de Nicola L", Elle Décoration, December 2003, p. 1 for a detail


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Patrick Favardin, Alain Chiglien, Nicola L, Paris, 2003, p. 6 et sur la couverture pour un détail

Laure Verchère, "La leçon d'anatomie de Nicola L", Elle Décoration, décembre 2003, p. 1 pour un détail

From the mid-1960s and throughout her career, Nicola L (1932-2018) questioned the place of the human body in art through her installations, performances, films and furniture pieces.

She began her career by making a name for herself with her Pénétrables, before developing "functional sculptures" from 1967 onwards: footed sofas, television women, eye and mouth lamps, etc.

In 1967, the foot was the first object created by Nicola L, which she installed in her New York loft. In 1968, back in France, she got closer to the New Realists (Arman, Christo, Yves Klein, Niki de Saint Phalle and Jean Tinguely) and started to make sofa feet which she exhibited at the Daniel Templon gallery in 1969 and then at Veraneman in Brussels. Pierre Restany wrote a first text on her work: "Un long voyage au bout de la peau".

Eyes and mouths are also important subjects, present very early on, in her drawings. The idea of transforming them into functional sculptures was born during a stay in Ibiza during which she imagined the Œil lamp.  In 1969, thanks to Marcel Broodthaers, she discovered a plastic factory in Antwerp which was able to produce the first Plexiglas eyes.

The mouth was designed at the same time. " Takis immediately wanted my Mouth Lamp, which I gave him in exchange for one of his sculptures; the mouth, he told me, is the only lamp in his room...".

Imbued with feminist and political issues of her time and nourished by the humour and fantasy of Pop culture, Nicola L's functional sculptures are today iconic works of the Pop Art movement presented in major international museums such as the Centre Pompidou in Paris. Her works were presented in 2015 in the exhibition The World goes Pop at the Tate Modern in London and in 2021 in the exhibition She-Bam Pow POP Wizz! Les Amazones du Pop at the MAMAC in Nice.


This floor lamp is 1 of an intended series of 25 lamps. Precise number produced in Nicola's life time not yet known.


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Dès le milieu des années 1960 et tout au long de sa carrière, Nicola L (1932-2018) a interrogé la place du corps humain dans l’art à travers ces installations, performances, films et ses pièces de mobilier.

Elle débute sa carrière en se faisant remarquer avec ses Pénétrables, avant de développer à partir de 1967 des « sculptures fonctionnelles » : canapés pieds, femme-télévision, lampes œil et bouche etc.

Le pied est en 1967 le premier objet réalisé par Nicola L qu’elle installe dans son loft New Yorkais. En 1968, rentrée en France, elle se rapproche des Nouveaux Réalistes (Arman, Christo, Yves Klein, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely) et commence à réaliser des pieds sofa qu’elle expose à la galerie Daniel Templon en 1969 puis chez Veraneman à Bruxelles. Pierre Restany écrit un premier texte sur son travail : « Un long voyage au bout de la peau ».

Les yeux et la bouche sont aussi des sujets importants, présents très tôt dans ses dessins. L’idée de les transformer en sculptures fonctionnelles naîtra lors d’un séjour à Ibiza durant lequel elle imagine la lampe Œil. En 1969, elle découvre grâce à Marcel Broodthaers une usine de plastique à Anvers qui a pu réaliser les premiers yeux en plexiglas.

La bouche sera imaginée dans la foulée. « Immédiatement Takis a voulu ma Bouche-lampe qu’il a échangée contre une de ses sculptures ; la bouche, m’a-t-il dit, est la seule lampe de sa chambre… ».

Imprégnées des questionnements féministes et politiques de son temps et nourries de l’humour de la fantaisie de la culture Pop les sculptures fonctionnelles de Nicola L sont aujourd’hui des œuvres iconiques du mouvement Pop Art présentées dans les grands musées internationaux comme le Centre Pompidou à Paris. Ses œuvres étaient présentées en 2015 lors de l’exposition The World goes Pop à la Tate Modern de Londres et en 2021 lors de l’exposition She-Bam Pow POP Wizz ! Les Amazones du Pop au MAMAC à Nice.


Ce lampadaire est un exemplaire d'une série prévue de 25 lampes. Le nombre exact de lampes produites du vivant de Nicola n'est pas encore connu.