Collection Jacques Ginepro, Une Vie de Sculptures

Collection Jacques Ginepro, Une Vie de Sculptures

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Jean-Baptiste Carpeaux (1827 - 1875)

La Danse (Esquisse)

Lot Closed

May 25, 12:05 PM GMT

Estimate

30,000 - 50,000 EUR

Lot Details

Description

Jean-Baptiste Carpeaux

1827 - 1875

La Danse (Sketch)


terracotta group

signed JB. Carpeaux, numbered 232, stamped PROPRIÉTÉ CARPEAUX with the Imperial eagle

51 by 34 by 19,5 cm ; 19⅞ by 20 by 13⅖ by 6⅔ in.

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Jean-Baptiste Carpeaux

1827 - 1875

La Danse (Esquisse)


groupe en terre cuite

signé JB. Carpeaux, numéroté 232, cachet PROPRIÉTÉ CARPEAUX à l'aigle impériale

51 x 34 x 19,5 cm ; 19⅞ x 20 x 13⅖ x 6⅔ in.

Acquis Paris, Drouot, Maître Ader, 23 juin 1988, lot 59

M. Poletti, A. Richarme, Jean-Baptiste Carpeaux sculpteur : catalogue raisonné de l'œuvre édité, Paris, 2003, p. 157-158 (ill.p. 158), ES 7.

Sculpture Passion, cat. exp. Monaco, Salle des Arts du Sporting d’Hiver, 24 mars– 16 avril 1990, cat. 44, p. 45 (ill.).


Références bibliographiques/Related literature:

L. de Margerie, Carpeaux la fièvre créatrice, Paris, 1989, p. 60-63.

E. Papet, J. Draper, Carpeaux 1827 - 1875. Un sculpteur sous l’Empire, New York, Métropolitain museum, Paris, musée d’Orsay, 2014, pp. 130-140.

In 1865, commissioned by the architect Charles Garnier, Carpeaux created a monumental group depicting Dance for the façade of the new Opéra. The architect requested ‘a sort of light-footed dance in the round, circling the inspiring genius’. It was conceived as a pair with Lyric Drama by Jean-Joseph Perraud (1819–1876) on the right wing of the façade, counterbalancing the decoration on the left wing: Music by Eugène Guillaume (1822–1905) and Harmony by François Jouffroy (1806–1882).

 

This sketch model represents an important stage in the creation of this composition, which was at first rejected by Garnier: four dancers surround a Genius of the Dance with female features, while the final version has a male figure accompanied by eight dancers. After many discussions, at last ‘Garnier is satisfied: he is even very excited about the way the project is evolving, he visits Carpeaux as often as possible: “I was entranced by his lively composition, by the animated modelling of his clay figures. ‘Dance’ is a daring assault on the noble, restrained style of the compositions that surround it.”’

(Charles Garnier, Le Nouvel Opéra de Paris, vol. I, Paris, 1878, p. 437).

 

Carpeaux handed the plaster over to his practitioners to be carved in Echaillon stone. In the final group, the Genius of the Dance is surrounded by eight figures: six bacchantes, a satyr and at their feet L’Amour à la Folie [Love to the point of madness], which Carpeaux would later produce in edition as a separate model.

 

When the Opéra’s façade was unveiled to the public in 1869, it was strongly criticised and accused of obscenity. An unknown person even threw a bottle of ink over the sculpture, leaving a stain.

 

Few versions of this model are documented today. In addition to the present terracotta, which has the Genius of the Dance against a backing support, there is a plaster sketch in the Musée d’Orsay (inv. no RF983); another plaster example was in the Fabius collection (Fabius sale, Sotheby’s Paris, 26 October 2011, lot 47, sold for €156,750); a terracotta relief is in the Petit Palais (inv. no. PPS1611) and another is in the Musée des Beaux-Arts, Valenciennes (inv. no. 1927–111).

 


Versions:

 

1) Sketch model in plaster with backing support, from the artist’s own collection, Carpeaux sale, 1894; Paris, Musée d’Orsay (inv.no RF983)

2) Former Fabius collection, Paris, in patinated plaster, with backing support, metal label ‘Propriété Carpeaux’ (Sotheby’s sale, Paris, 2011, lot 47)

3) Former Fabius collection, Paris, in terracotta, signed and dated, traces of a stamped label (Sotheby’s sale, 2011, lot 218)

4) Paris, Musée du Petit Palais, terracotta (inv. no. PPS 1611)

5) Valenciennes, Musée des Beaux-Arts, terracotta, stamped ‘Propriété Carpeaux et Atelier’ (inv. no. 1927- 111)


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A la commande de l’architecte Charles Garnier, Carpeaux réalise en 1865 un groupe monumental de La Danse afin d’orner la façade du nouvel Opera. L’architecte lui demande ‘une espèce de ronde légère autour du génie inspirateur’, devant former paire au Drame lyrique de Jean-Joseph Perraud (1819-1876) sur l’aile droite de la façade, complétant le décor par La Musique d’Eugène Guillaume (1822-1905) et l’Harmonie de François Jouffroy (1806-1882), sur l’aile gauche.


Notre esquisse illustre une étape importante dans la création de cette composition qui avait d’abord été rejetée par Garnier : quatre danseuses entourent le Génie de la Danse, présenté sous des traits féminins, tandis que l’œuvre finale le montre en homme accompagné de huit danseuses.

Après de longs échanges, Garnier est enfin satisfait : … il est même surexcité de la tournure que prennent les évolutions du projet, il rend de plus souvent visite à Carpeaux : j’étais émerveillé de sa composition si vivante du modelé si palpitant de ses figures d’argile.

La Danse tranche de manière audacieuse sur le style noble, contenu, des compositions qui l’entourent.’

 (Ch. Garnier, Le Nouvel Opéra de Paris, t. I, Paris, 1878, p. 437).


Carpeaux confie le plâtre à ses praticiens pour le traduire en pierre d’Echaillon. Dans le groupe définitif, le Génie de la Danse est entouré de huit personnages, dont six bacchantes, un satyre et l’Amour à la Folie, à leur pieds (qui sera ensuite édité par Carpeaux en modèle isolé).

Lorsque la façade de l’Opéra est dévoilée en 1869 au public, le feu des critiques est vif, et on crie à l’obscénité, à tel point qu’une main anonyme lance une bouteille d’encre qui tache la sculpture.


Peu de versions de ce modèle sont référencées aujourd’hui. Outre notre terre cuite, présentant le Génie de la Danse devant un mur de fond, une esquisse en plâtre est conservée au musée d’Orsay (inv. no RF983), un autre exemplaire en plâtre appartenait à la collection Fabius Frères (sa vente Sotheby’s Paris, 26 oct. 2011, lot 47, adjugé 156 750 €), un relief en terre cuite est conservé au musée du Petit Palais (inv. no PPS1611) et un dernier se trouve au musée des Beaux-Arts de Valenciennes (inv. no. 1927- 111).


Versions :

1) Esquisse en plâtre avec fond , provenant de l’ancienne collection de l’artiste,

 vente Carpeaux en 1894, Paris, musée d’Orsay (inv.no RF983)

2) Ancienne collection Fabius Frères, Paris, version en plâtre patiné, avec fond, cachet métallique Propriété Carpeaux (vente Sothebys, Paris, 2011, lot 47).

3) Ancienne collection Fabius Frères, Paris, version en terre cuite, signée et datée, traces de cachet (vente Sotheby’s, 2011, lot 218).

4) Paris, musée du Petit Palais, terre cuite (inv. no. PPS 1611)

5) Valenciennes, musée des Beaux-Arts, terre cuite, cachets Propriété Carpeaux et Atelier (inv. no. 1927- 111).