View full screen - View 1 of Lot 194. Alcools. 1913. Maroquin rouge d'Alix. Envoi à Pierre Jean Jouve, qqs corrections manuscrites.
194

Apollinaire, Guillaume

Alcools. 1913. Maroquin rouge d'Alix. Envoi à Pierre Jean Jouve, qqs corrections manuscrites

Apollinaire, Guillaume

Apollinaire, Guillaume

Alcools. 1913. Maroquin rouge d'Alix. Envoi à Pierre Jean Jouve, qqs corrections manuscrites

Alcools. 1913. Maroquin rouge d'Alix. Envoi à Pierre Jean Jouve, qqs corrections manuscrites

Apollinaire, Guillaume


Alcools. Poèmes. 1898-1913. Paris, Mercure de France, 1913.


In-12 (183 x 110 mm). Maroquin rouge, dos à nerfs, tranches dorées, doublure bord à bord de maroquin gris, gardes de soie grenat, couverture, non rogné, étui (Alix). 


DE POÈTE À POÈTE : PRÉCIEUX EXEMPLAIRE DE PIERRE-JEAN JOUVE AVEC ENVOI.


Édition originale, illustrée en frontispice du portrait cubiste du poète par Picasso.

Exemplaire du service de presse (n° 554).


Apollinaire a apporté 3 corrections autographes (p. 71, 110, et 189), comme souvent sur les exemplaires de cette édition avec envoi.


Envoi autographe signé : 

"Au poëte Jouve

son admirateur

Guillaume Apollinaire", sur une garde.


En avril 1909, dressant, pendant le Salon des Indépendants, un panorama des Poèmes de l'année, Apollinaire citait Pierre-Jean Jouve parmi les poètes sur lesquels il fallait compter, même s'il n'avait pas encore publié de recueil (Œuvres en prose complètes, Pléiade, p. 905). C'est chose faite peu après : Artificiel de Jouve paraît (à 7 exemplaires !), et, en juin 1909, le poète en adresse des extraits à Apollinaire qui les lui avait demandés (voir Lettres reçues par Guillaume Apollinaire, éd. V. Martin-Schmets, Champion, III, p. 154). Un temps proche de Jules Romain, Pierre-Jean Jouve était alors considéré comme un poète "unanimiste". En 1913, date de cet Alcools, Apollinaire cite Jouve dans son Antitradition futuriste (Œuvres en prose, p. 939) parmi les poètes auxquels il décerne des roses, réservant la "mer....de..." à d'autres.

Alcools renferme parmi les plus beaux poèmes d'Apollinaire, rédigés pendant quinze ans, comme "La Chanson du mal-aimé", "Le Pont Mirabeau" et bien d'autres. Apollinaire ajoute au dernier moment "Zone", composé en octobre 1912 chez la belle-mère de Picabia, Gabrielle Buffet. Au même moment, il supprime la ponctuation sur les épreuves : "Le rythme même et la coupe des vers, voilà la véritable ponctuation", écrit-il à Henri Martineau, ce que Michel Butor commentera ainsi : "Le vers redevient chez lui cette 'ligne parfaite' dont parlait Mallarmé, l'unité auditive, orale, se transposant naturellement dans le volume en unité visuelle ou de lecture" (Monument de rien).


Provenance : Pierre-Jean Jouve (envoi, non répertorié dans la Correspondance générale, éd. V. Martin-Schmets, Champion).

To request a condition report for this lot, please contact Benoit.Puttemans@sothebys.com