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CHATEAUBRIAND, François-René de

Génie du christianisme. 1802. 5. vol. Et 3. autres vol. Ex. du poète Emile Deschamps.

Auction Closed

May 11, 05:00 PM GMT

Estimate

3,000 - 5,000 EUR

Lot Details

Description

CHATEAUBRIAND, François-René de


3 ouvrages en 8 volumes.1801-1816.


Élégamment reliés pour le poète bibliophile Émile Deschamps de Saint-Amand.


Proche de Chateaubriand, Émile Deschamps (1791-1871) fonda Le Cénacle et la Muse française avec Hugo, Vigny et Nodier. Il mit en vers la description de la Nuit arcadienne, du premier livre des Martyrs.


Génie du Christianisme ou Beautés de la religion chrétienne. Paris, Migneret, An X-1802. 5 volumes in-8 (192 x 125 mm). Plats de veau granité, triple filet doré en encadrement avec petits fleurons d’angle, dos lisse de veau citron orné d’un fer spécial à l’urne, répété, mosaïqué d’une pièce de titre rouge, d’un écusson de tomaison noir, ex-libris du poète Émile Deschamps en maroquin rouge en pied, roulette intérieure, tranches jaunes (Reliure de l’époque). Papier parfois légèrement jauni. Très infimes et discrètes usures aux coins.


Édition originale, estimée à 4 000 exemplaires par Sainte-Beuve. Exemplaire de première émission avec les erreurs de pagination dans le tome I, qui saute de la page 274 à la page 279, et indique la page finale comme 396 pour 296 (erreur non signalée par les bibliographes) et au tome IV, les deux pages de tables chiffrées de [341] à 344.

Le Génie du christianisme exerça une influence majeure sur le siècle qui s'ouvrait. Lamartine puis Vigny et Hugo développèrent tour à tour la poésie méditative philosophique et religieuse. Chateaubriand fit naître un regain d’intérêt pour le Moyen Âge et rendit à la religion l’attrait perdu avant la Révolution.


Politique. Paris, 1814-1818. Huit textes réunis en un volume in-8 (197 x 120 mm). Veau blond, triple filet doré encadrant les plats, fleurons d’angle, dos lisse orné d’urnes dorées, ex-libris du poète Émile Deschamps en maroquin rouge en pied, tranches jaunes (Reliure de l’époque).

Deschamps a fait relier en tête deux feuillets de papier ligné : un faux-titre et une table manuscrite (de sa main ?) détaillant les pièces contenues dans le recueil. De nombreux passages des Réflexions politiques sont soulignés, l’avant-dernière page comporte quelques lignes manuscrites (p. 144).


Mélanges de politique. Paris, Le Normant, 1816. 2 volumes in-8 (200 x 120 mm). Veau blond, triple filet doré en encadrement, dos lisse orné d’urnes dorées, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, ex-libris du poète Émile Deschamps en maroquin rouge en pied, tranches jaunes (Reliure de l’époque).

Édition originale collective de vingt œuvres politiques de Chateaubriand sur la Restauration. Elle comprend entre autres De Buonaparte et des Bourbons, Compiègne, De l’État de la France au 4 octobre 1814, Réflexions politiques sur quelques écrits du jour, Le 21 janvier, De l’Excommunication des comédiens, etc.


De Buonaparte, Des Bourbons. Paris, Mame, 1814. Édition originale.

Le 21 janvier par Monsieur de Chateaubriand. Paris, Le Normant, 1815. Édition originale.

Réflexions politiques sur quelques écrits du jour et sur les intérêts de tous les Français par M. de Chateaubriand. Paris, Le Normant, 1814. Édition originale sur papier de Hollande.

Proposition faite la chambre des Pairs, par M. de Chateaubriand. Paris, Dentu, 1816. Édition originale.

Du système politique suivi par le Ministère, par M. de Chateaubriand. Paris, 1817. Édition originale.

Lettre d’un plébéien à Monsieur le Vicomte de Chateaubriand. Paris, Décembre 1816. Édition originale.

Du système adopté pour arriver au Ministère en réponse à M. de Chateaubriand. Paris, 1818. Édition originale.

Remarques sur les affaires du moment par M. de Chateaubriand. Édition originale.

[Reliée en tête du volume :]

CHATEAUBRIAND, vicomte de.  Lettre de la main du secrétaire, avec une phrase et la signature autographe, adressée à Charles-Julien Lioult de Chênedollé. Paris, le 7 mai 1816 (1 p. in-4 sur un feuillet double avec adresse et timbre postal au verso. Le secrétaire a mal orthographié le nom de destinataire. Manque de papier par bris du cachet).

Il y évoque la réorganisation de l’Institut par une ordonnance royale, à la suite des Cent-Jours. Louis XVIII exclut onze de ses membres, les plus compromis, et en nomma neuf autres de sa propre autorité. Malgré le soutien sans faille de Chateaubriand, Chênedollé ne fut jamais membre de l’Institut, en dépit d’une attente de dix ans.

"Je dicte en courant quelques mots à mon secrétaire, mon cher ami ; je ferai tout ce qui me sera possible de faire pour vous faire entrer à l’Institut ; mais ne comptez sur rien et voici pourquoi. L’esprit de ce corps est resté le même, malgré la réforme qu’il vient d’éprouver : dans les dernières nominations, nous n’avons pu avoir que quatre voix pour Monsieur Desèze [sic]. Jugez par là où nous en sommes. Je sais que vos titres sont d’une nature différente ; mais le talent, comme vous savez, n’est pas toujours une raison de succès. Quant à Fontanes, je ne le vois plus ; son opinion dans la Chambres des pairs le range sous des bannières différentes de la mienne, et j’avoue qu’après la dernière expérience [Les Cent-Jours], je ne sais plus capituler avec des opinions. Comptez toujours sur moi, mon cher ami, et croyez que je serais trop heureux de trouver l’occasion de vous être bon à quelque chose. Je vous embrasse, de Chateaubriand."


Provenance : Émile Deschamps (ex-libris ; Rouen, 20 juin 1990, n° 157, 161 et 163).


Référence : Sainte-Beuve, Chateaubriand et son groupe littéraire sous l'empire, Paris, 1861, t. 2, p. 229. Cette lettre provient des archives Chênedollé. Une copie en a été réalisée pour Sainte-Beuve, qui a consacré au destinataire un article de la Revue des Deux Mondes du 1er juin 1849 ("Poètes et romanciers modernes de la France. LII, Chênedollé", p. 760-761). La copie se trouve dans le fonds Spoelberch de Lovenjoul, Chantilly, et c’est à partir de ce document que la lettre a été publiée.