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Masque en pierre
Culture Teotihuacan, Vallée de Mexico
Classique, 450-650 AP. J.-C.
TEOTIHUACAN STONE MASK
Estimate
125,000175,000
LOT SOLD. 137,500 EUR
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Masque en pierre
Culture Teotihuacan, Vallée de Mexico
Classique, 450-650 AP. J.-C.
TEOTIHUACAN STONE MASK
Estimate
125,000175,000
LOT SOLD. 137,500 EUR
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Details & Cataloguing

Le Soleil de Nuit : Trésors Précolombiens d'une Grande Collection Française

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Paris

Masque en pierre
Culture Teotihuacan, Vallée de Mexico
Classique, 450-650 AP. J.-C.
TEOTIHUACAN STONE MASK

Provenance

Collection M. et Mme Julian R. Goldsmith, Chicago, acquis ca. 1960 
Chicago, The Art Institute of Chicago (inv. n° 1991.469)
Sotheby's, New York, 11 mai 2012, n° 39, vendu par The Art Institute of Chicago
Importante Collection privée française

Exhibited

Chicago, The Arts Club, High Culture in the Americas Before 1500, 15 novembre - 31 décembre 1982
Chicago, The Art Institute of Chicago, collections permanentes, 1992-2012

Literature

McNear (E.), High Culture in the Americas before 1500, The Arts Club, Chicago, 1982, p. 34, n° 68

Catalogue Note

Icônes de l’art précolombien, les masques originaires de la cité de Teotihuacan sont universellement reconnus pour leur beauté empreinte d’une très grande sérénité. Fait exceptionnel, cette importante collection française réunit quatre de ces masques qui, bien que tous façonnés selon le canon classique, illustrent chacun le génie individuel de l’artiste qui les a créés. Townsend parle ainsi de véritable « intention de portrait » lors de la création de ces masques dont les yeux et la bouche étaient souvent incrustés pour leur donner un souffle de vie, et les joues décorées de bandes incisées ou peintes pour les identifier (in Indian Art of the Americas, 2016, p. 177).

Ces masques n’étaient jamais portés par les hommes lors des cérémonies. Ils constituaient l’élément principal de grands décors faits d’éléments périssables et ornaient le visage de l’effigie du dieu célébré. Ces installations sont particulièrement lisibles sur les grandes peintures murales polychromes des palais Tetitla et Tepantitla à Teotihuacan. Chacun des masques qui ornaient les effigies était ainsi identifiable et assimilé à un dieu précis. Contrairement aux grandes effigies de pierre qui ornaient les temples, ces masques étaient transportables et pouvaient ainsi participer aux cérémonies de tous les grands centres de la région.

Ce masque s’impose au sein du corpus par les reliquats de pyrite et de pigments qui confèrent une coloration distincte à son regard et affirment son caractère individuel. S’ajoutent les bandes étroites incisées le long des joues, signes de l’âge de la personne représentée. Par l’ensemble de ses qualités esthétiques et par les caractéristiques physiques de la pierre utilisée, il s’apparente étroitement au masque en pierre du célèbre collectionneur anglais Jacob Epstein; voir Bassani et McLeod, Jacob Epstein Collector, 1989, p. 164, n° 677.

Pour d’autres masques de ce style, voir Berrin et Pasztory, Teotihuacan, 1993, p. 185 n° 24 et p. 187, n° 26.

The masks of Teotihuacan are one of the most recognized icons of Pre-Columbian art, imbued with a universal serenity.  Each of the four masks within this collection can be considered of the classic idealized form yet each has its own subtle individual character. Townsend notes the ‘intention of portraiture’,  whereby masks had inlay for the eyes and mouth, and some with inset bands on the cheeks, or painted stripes on the face (Townsend, Indian Art of the Americas, 2016, p. 177).

The masks were never to be worn for human performance. They served as the central feature within the elaborate accoutrements of perishable material on the festival effigy figures, as seen in the polychrome murals at compounds in Teotihuacan in Palace of Tetitla and Tepantitla. The masks and effigy figures were likely customized to represent the appropriate deity celebrated. Unlike large complete stone figures which may have been more fixed to one location, the masks could be transported for ceremony throughout the city and region. 

The wideset eyes show the distinct staining and remains of pyrite and pigment, adding to its individual character along with the narrow bands of age lines curving along the cheeks.  The overall design and proportion of this face are similar to the Teotihuacan stone mask from the renown English collector Jacob Epstein; see Bassani and McLeod, Jacob Epstein Collector, 1989, p. 164, no. 677.

For other masks of the type see Berrin and Pasztory, Teotihuacan, 1993, p. 185, no. 24 and p. 187, no. 26.

Le Soleil de Nuit : Trésors Précolombiens d'une Grande Collection Française

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Paris