Lot 8
  • 8

BOTERO. CORRESPONDANCE À WALTER ENGEL, SON GALERISTE CANADIEN. 1965-1994. 44 LETTRES DONC 4 ILLUSTRÉES.

Estimate
10,000 - 15,000 EUR
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Description

  • Fernando Botero
  • Importante correspondance croisée entre Fernando Botero et son ami et agent de Toronto, Walter Engel. 1965-1994.
Au total 102 lettres et documents échangés entre le 11 novembre 1965 et le 14 mars 1994, avec une coupure importante entre 1983 et 1994. Elles sont principalement en espagnol (3 en anglais). Lettres inédites, dont quatre sont illustrées. Cet ensemble comprend :- Botero, Fernando. 44 lettres autographes, dont 4 illustrées de croquis de tableaux. Signées "Fernando". 26 lettres autographes, 8 dactylographiées, 3 cartes postales et 3 cartes de vœux (à la mine de plomb, les dessins sont sur 3 lettres dactylographiées et une autographe).- Engel, Waler. Copies carbones de 54 lettres, auxquelles sont jointes une note manuscrite reprenant une conversation téléphonique qu'il a eue en février 1993 avec Botero ; le carton d'invitation à une exposition à la Walter Engel Gallery en 1970 avec une photographie originale en couleurs de Engel devant son tableau Nina con manzena de Botero, et une photographie originale en noir et blanc de Botero dans son atelier parisien en mai 1980. Walter Engel (Vienne, 1908-Toronto, 2005), critique d’art de nationalité autrichienne, s'exila en 1938, après l'Anschluss, en Colombie, où il fit la connaissance de Botero. En 1965, Engel s’installe à Toronto où il restera jusqu’à la fin de ses jours.
Il ouvre sa propre galerie en 1968 avec sa seconde épouse Clara : la Walter Engel Gallery dédiée à l’art latino-américain. Il y expose Matta, Lam, Cuevas, et représente son ami Fernado Botero au Canada à partir 1968. Sur une trentaine d’années, cette correspondance montre la relation de confiance et d’amitié qui existait entre les deux hommes. Engel fut l'un des premiers à souligner l’importance de Botero, lui consacrant un essai dès 1952, El Pintor Fernando Botero. Il n'aura de cesse de solliciter son ami pour pouvoir le représenter au Canada, l’exposer ou lui acheter des toiles.Il acquit pour sa collection personnelle quelques tableaux, dont Nina con manzena, quelques natures mortes ou l’Autoretrato à los 12 meses. Botero travaille énormément et n'a pas toujours des toiles à lui proposer, il prépare la biennale de Paris et d'autres événements comme des expositions à Londres, New York ou en Allemagne. Il lui envoie des photographies de ses toiles avec les dimensions et les prix, les catalogues de ses expositions, lui fait part de l’évolution de son travail, de ses sculptures, de son installation à Paris en 1971, de la naissance de son fils... et l’invite à venir le voir à New York puis à Paris. L'artiste a illustré quatre de ses lettres de dessins des toiles qu’il lui propose : celle du 27 juin 1967 d’une nature morte Mesa con frutas y un mantel (une table avec des fruits et une nappe) ; le 23 janvier 1968 d’un croquis de chien sur un cousin ; le 20 février 1968 une nature morte d’oranges et ananas sur une table et enfin le 8 décembre 1969 l’Autoretrato à los 12 meses. Cette correspondance importante, dans laquelle on voit grandir la notoriété et le succès du peintre, témoigne également des différentes galeries avec lesquelles Botero était également lié comme la Marlborough Gallery de New York ou Claude Bernard à Paris.
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