Lot 28
  • 28

STATUE, BAULÉ, CÔTE D'IVOIRE |

Estimate
80,000 - 120,000 EUR
bidding is closed

Description

  • haut. 62 cm ; 24 3/8 in

Provenance

Collection Louis Carré (1897-1977), Paris
Alain de Monbrison, Paris
Collection Marceau Rivière, Paris, acquis ca. 1984 

Exhibited

La Flèche, Château de Carmes, Arts premiers de Côte d'Ivoire, 11 janvier - 3 mars 1997 / Nogent-le-Rotrou, Musée municipal du Château Saint-Jean, 8 mars - 28 avril 1997

Literature

Boyer, Girard et Rivière, Arts premiers de Côte d'Ivoire, 1997, p. 94 et 132, n° 90
Lehuard, "Arts ancestraux de la Côte d’Ivoire", Arts d’Afrique Noire, Eté 1997, n° 102, p. 42

Catalogue Note

Les qualités plastiques remarquables de cette majestueuse figure féminine Baulé qui s’expriment dans la beauté des formes et du modelé en font une œuvre majeure au sein du rare ensemble qu’est la grande statuaire Baulé. L’exceptionnel raffinement de la sculpture, la précision dans le traitement des bracelets et des scarifications, l’exagération dans les proportions et l’ultra naturalisme, particulièrement visible dans les détails des clavicules et des mains, attestent d’une individualité artistique forte. A l’érosion de la tête, autrefois recouverte de cheveux naturels, et à la disparition des membres inférieurs répond la sublime patine nuancée aux teintes claires, attestant d’une très grande ancienneté. Exprimant parfaitement l’idéal féminin Baulé mais également la noblesse de l’esprit représenté, elle s’impose en chef-d’œuvre de son corpus et s’apparente étroitement à la statue masculine de l’ancienne collection Vérité (Fagg et Elisofon, La Sculpture Africaine, 1958, p. 97, n° 121).

The remarkable visual qualities of this majestic Baule female figure are expressed in the beauty of its forms and modelling, making it a major figure within the rare ensemble that is the great Baule statuary. The exceptional refinement of the sculpture, the precision in the treatment of the bracelets and scarification, the exaggeration in proportions and the ultra-naturalism, particularly discernible in the detailed clavicles and hands, attest to a strong artistic individuality. The erosion of the head, once covered in natural hair, and the disappearance of the lower limbs, find an echo in the sublime nuanced patina in clear tones revealing the figure’s great antiquity.

A perfect expression of the Baule feminine ideal as well as the nobility of the spirit depicted, this work is a masterpiece of its corpus and closely related to the male statue of the former Vérité collection (Fagg and Elisofon, La Sculpture Africaine, 1958, p.97, No 121).