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Statue, Idoma, Nigeria
IDOMA FIGURE, NIGERIA
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Statue, Idoma, Nigeria
IDOMA FIGURE, NIGERIA
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Details & Cataloguing

Collection Marceau Rivière

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Paris

Statue, Idoma, Nigeria
IDOMA FIGURE, NIGERIA

Provenance

Samir Borro, Bruxelles
Marceau Rivière, Paris, acquis ca. 1980
Collection Françoise et Jean Corlay, Paris, ca. 1987
Collection Marceau Rivière, Paris, acquis en 2013

Exhibited

Tours, Château de Tours, Image de la Femme dans l’Art Africain, 21 octobre - 3 décembre 2000 / Nogent-le-Rotrou, Musée municipal du Château Saint-Jean, 9 décembre 2000 - 29 janvier 2001
Paris, Galeries Lafayette Haussmann, L’idéal féminin dans l’art africain, 22 février - 24 mars 2001
Gatineau, Musée canadien des civilisations, Arts du Nigeria dans les collections privées françaises, 24 octobre 2012 - 21 avril 2013

Literature

Joubert, Félix et Rivière, Image de la Femme dans l'Art Africain, 2006, n° 56
Lebas, Arts du Nigeria dans les collections privées françaises, 2012, p. 207 et 280, n° 139

Catalogue Note

En 1985, François Neyt identifiait comme un corpus remarquable "les statues assises Ekotame et Anjenu" des Idoma (Neyt, 1985, p. 101-116). Relevant de la tradition des représentations féminines – maternités, femmes assises et debout – profondément enracinée dans la région de la Benue, elles en sont l'expression la plus saisissante, dans l'exaltation conjuguée de la force et de la dignité. 

Leurs archétypes se partagent en deux styles majeurs, restituant chacun l'histoire complexe des Idoma méridionaux. Le premier est attribué par François Neyt à un atelier Idoma-Egede, caractérisé par une coiffure en chignons étirés, le second au groupe Akewa qui initia, dans la région, la coutume de peindre les visages en blanc et dont le canon est incarné par deux œuvres très étroitement apparentées : la statue assise du musée du quai Branly (inv. n°73.1996.1.46, cf. Nigéria, 2012, couverture), et celle présentée ici. Toutes deux représentent une figure féminine assise sur un tabouret circulaire, l'allure monumentale accentuée par la dignité de la pose – mains sur les genoux, le dos droit, seins et nombrils projetés vers l'avant – et par la force de l'expression. La beauté féminine est exaltée par la richesse de la parure : visage recouvert de kaolin, coiffure en cimier, réseau de scarifications rehaussées de polychromie, ornements de cou et d'oreille. Transmise de génération en génération, cette rare statue lignagère s'impose comme l'un des témoins les plus archaïques de la grande statuaire Idoma. 

Collection Marceau Rivière

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Paris