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MIRABEAU. 11 LETTRES OU COPIES DE LETTRES À DIVERS CORRESPONDANTS, 1784-1785, SUR DES QUESTIONS DE FINANCE.
Estimate
2,000 - 3,000 EUR
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Description
- 11 lettres ou copies de lettres à divers correspondants, dont le ministre Calonne. 1784-1785.
2 lettres autographes, dont une signée d’un paraphe, et 9 copies de lettres, autographes ou avec corrections autographes. 3 pages ½ in-8 (170 x 100 mm) et un cahier de 8 p. in folio (315 x 210 mm). Mirabeau, polémiste, s'attaque aux spéculations boursières. 19 mars 1784, à un ami. S’il n’avait été malade, Mirabeau serait déjà à Paris où il trouvera "de nouvelles atrocité de l’ami des hommes qui n’est celui ni de sa femme ni de ses enfants, et qui avoit fait les spéculations les plus viles et les plus cruelles sur mon absence […] Quand je pense que cet homme a eu de la gloire et beaucoup de gloire, cela m’en dégoûte encore plus que Jeannot ; mais ce qui me feroit fuir la société des hommes c’est que ceux qui ont l’honneur d’être de vos amis et qu’on ne peut pas ne pas regarder comme l’élite de la nation ne sachent ni rien faire pour vous ni voir qu’ils se rendent indignes de jouir de vous"… Lundi, à un comte. Billet de rendez-vous. "Rien n’est-il changé à vos heures ? Allons-nous chez votre demi-dieu ? N’avons-nous pas beaucoup de choses à nous dire ?" Juin-juillet 1785. 9 minutes et copies de lettres relatives à l’un des pamphlets que Mirabeau publia contre les spéculations financières des grands actionnaires, De la banque d’Espagne dite de Saint-Charles. -- Brouillon d’une lettre au contrôleur général des finances Calonne, lui demandant son soutien dans cette affaire et de ne pas homologuer les opérations des dictateurs des banques (de la main d’un secrétaire avec corrections autographes). -- Copie d’une lettre de Calonne à Mirabeau lui accordant un entretien (de la main d’un secrétaire). -- Brouillon d’une lettre de Mirabeau à Calonne (avec corrections autographes). 5 copies de lettres, entièrement de la main de Mirabeau : -- Calonne à l’abbé de Périgord [Talleyrand], 23 juin, le chargeant de rassurer Mirabeau sur ses intentions. -- Mirabeau à Calonne, 24 juin, à propos d’un arrêt du conseil. – Mirabeau à Calonne, 3 juillet, se plaignant des initiatives de censure du lieutenant de police Lenoir. -- Lettre de M. de Serionne, secrétaire de Calonne, à Mirabeau, 12 juillet, transmettant une heure de rendez-vous. -- Lettre de Mirabeau à Calonne, 17 juillet, toujours à propos des manœuvres de Le Noir, Maître Trivelin qui attise la haine, pour tenter d’arrêter la diffusion d’un livre "remplaçant en quelque sorte la loi que vous vous deviez peut-être de faire depuis longtemps". Mirabeau supplie Calonne d’autoriser cette publication, "au nom de vous-même, mettez un terme à ces pusillanimités, et ne soyez pas le champion de vos ennemis personnels contre votre propre chevalier". -- Fragment d’une scène dialoguée entre les financiers Bertin et Dupont de Nemours (de la main d’un secrétaire). En 1785, Mirabeau ne publia pas moins de cinq libelles contre l’agiotage et les mesures d’escompte de plusieurs banques favorisant leurs actionnaires. D’abord encouragé et soutenu par le contrôleur général des finances Calonne, il s'estima trahi par ce dernier qui ne le défendit pas suffisamment Mirabeau des calomnies et des accusations dont il fut l'objet et autorisa la suppression de certains de ses pamphlets.