Lot 125
  • 125

LISZT. LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À SES FILLES, 2 AVRIL 1853 (4 P.), AU SUJET ENTRE AUTRES DU PIANISTE HANS VON BÜLOW.

Estimate
2,500 - 3,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Franz Liszt
  • Lettre autographe signée à ses filles Cosima et Blandine. [Weimar], 2 avril 1853.
4 pages in-8 (205 x 130 mm), papier bleuté. Signée "F Liszt".Traces de plis affectant la lecture de quelques mots, petite déchirure à la pliure centrale, quelques taches. Lettre apparemment inédite. Le compositeur encourage ses filles à travailler leur piano et évoque son enthousiasme pour le pianiste Hans von Bülow, que sa fille Cosima épousera le 2 avril 1853. "Je voudrais vous faire un peu fête aujourd'hui et pour cela je ne m'avise de rien de mieux que de vous écrire et de vous dire combien de vous aime [...] Continuez chers enfans à vous améliorer". Il est très heureux de leurs progrès grâce à l’enseignement de François Seghers, mais elles doivent en faire de nouveaux et diminuer les pressions financières qu'il supporte depuis plusieurs années : "Je suis charmé du succès qu'obtiennent les concerts de M. Seghers, et il me sera très agréable de voir qu’il a fait de vous de bonnes musiciennes." Liszt est plus sensible aux progrès de leur frère Daniel, et suggère que sa mère Anna pourrait visiter Paris à la fin de l'été. Il projette de leur rendre visite, quand il pourra entendre les grandes musiciennes qu'elles sont devenues grâce à M. Seghers, comme il l'a dit à leur gouvernante Mme Patersi. Néanmoins, il exhorte ses filles à ne pas compter dessus et de ne surtout pas le mentionner dans leurs lettres. Il annonce son intention de leur adresser un jeune pianiste, Hans von Bülow, qui pourra les aider dans leur étude. Bülow devra "éperonner un peu [leurs] études de piano, et de [leur] communiquer un peu plus de ma manière de comprendre la musique que vous n’avez pu le faire jusqu’ici". Cosima épousera Hans von Bülow en 1857. Elle le quittera six ans plus tard pour Wagner. Le couple ne fut jamais heureux ; Cosima écrira plus tard : "Dès la première année de notre mariage, j'étais déjà dans un tel désespoir... que je voulais mourir". Liszt était un père très distant : quand il arriva enfin à Paris en octobre 1853, c'était la première fois qu'il voyait ses filles depuis huit ans. Il était accompagné ce jour-là par deux amis proches, Hector Berlioz et Richard Wagner. Pour une lettre de Cosima Wagner voir lot 273. Provenance : Sotheby's, 17 juin 1991, lot 294. Référence : pas dans La Mara, Franz Liszts Briefe, Leipzig, 1893-1905, 8 vol. ------------------------------------------Cataloguing in English : Autograph letter signed ("F.Liszt"), to his daughters Cosima and Blandine ("Mes chères filles"), writing enthusiastically about the pianist Hans von Bülow, whom Cosima later married 4 pages, 8vo (c.20.5 x 13cm), bluish paper, [Weimar], 2 April 1853, some creasing affecting a few words, splitting at folds, a few small stains. writing enthusiastically about the pianist Hans von Bülow, whom Cosima later married. Announcing his intention of sending this very talented young pianist to them in Paris, so that he can galvanize their piano studies and imbue them with something of his own musical understanding, which so far they have not managed to acquire, since whilst reports of their progress with their teacher François Seghers have pleased him, they should strive to make further improvements and alleviate the financial pressures that he has borne for a number of years; Liszt shows more pleasure at the achievements of their brother Daniel, and suggests that his mother Anna might visit to Paris at the end of the summer, and perhaps he will too, when he can hear what fine musicians M. Seghers has made of them, as he told their governess Madame Patersi, but urging them not to count on it nor mention it in their letters "...Je suis charmé du succès qu'obtiennent les concerts de M. Seghers, et il me sera très agréable de voir qu’il a fait de vous de bonnes musiciennes.  L'hiver prochaine je vous enverrai probablement à Paris un jeune homme auquel je m'intéresse vivement et qui possède un remarquable talent de piano.  Il se nomme M. de Bülow.  Je lui demanderai d’eperonner un peu vos etudes de piano, et de vous communiquer un peu plus de ma manière de comprendre la musique que vous n’avez pu le faire jusqu’ici…” In this fateful letter, Liszt introduces his daughters to von Bülow, the man Cosima married in 1857 only to leave him for Wagner six years later. Liszt was not deluded by Bülow the musician--he was a great pianist and conductor--but he and Cosima were never happy together. She later wrote "in the very first year of our marriage I was already in such despair...that I wanted to die".  Liszt was a distant father; when he finally arrived in Paris in October 1853, it was the first time he had seen his daughters for eight years.  Accompanying him that day were two close friends, the composers Hector Berlioz and Richard Wagner. Provenance : Sotheby's 17 June 1991, lot 294. Référence : Apparently unpublished: not in La Mara, Franz Liszts Briefe, 8 volumes (Leipzig: 1893-1905).

Condition

Traces de plis affectant la lecture de quelques mots, petite déchirure à la pliure centrale, quelques taches.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."