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JAMES ENSOR | Le Christ agonisant
Estimate
30,000 - 40,000 EUR
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Bidding Closed
Description
- James Ensor
- Le Christ agonisant
- signé James Ensor, titré Le Christ agonisant et inscrit papier de 1567 (en bas à gauche) et inscrit papier de 1567 (en haut à droite)
- crayons de couleur sur papier
- 28,8 x 41 cm ; 11 3/8 x 16 1/8 in.
- Executed circa 1930-40.
Provenance
Galerie Atelier (Franz Aerts), Ostende
Willy D'Huysser
Acquis auprès du précédent par le propriétaire actuel en 1988
Willy D'Huysser
Acquis auprès du précédent par le propriétaire actuel en 1988
Exhibited
Bruxelles & Paris, Galerie Isy Brachot, James Ensor dans les collections privées II, 1985-86, no. 50
Kobe, Museum of Modern Art, James Ensor, 1983-84, no. 167
Kobe, Museum of Modern Art, James Ensor, 1983-84, no. 167
Condition
Executed on cream wove paper, not laid down, affixed to the mount with tape in three points along the upper edge. The four edges are slightly deckled with a few tiny nicks and paper losses in places. There is a small repaired hole (approx. 1 cm wide) with associated repaired tears (the larger of which is approx. 2 cm long) at the lower left corner (not visible when framed). There are glue remnants along the right and left edges. The sheet is slighly undulating and there is some faint light staining. There are dots of foxing predominately outside of the composition (not visible when framed). This work is in overall good condition.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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Catalogue Note
La figure du Christ a été l’objet de multiples tableaux, dessins et gravures dans l’œuvre de James Ensor. Une de ses premières œuvres qui traite du Christ en croix est le dessin au fusain de 1886, intitulé Satan et les légions fantastiques tourmentant le Christ crucifié (MRBAB, Bruxelles ; inv. n° 4193). Le dessin fait partie de la série d’œuvres intitulée Les Auréoles du Christ ou les sensibilités de la lumière. L’artiste associe chacun des six événements de la vie du Christ à une des qualités expressives de la lumière. Ainsi, le Christ agonisant sur la croix est associé à la lumière "triste et brisée". Le Christ y est attaqué par des diablotins monstrueux et des squelettes voraces tandis qu’au pied de la croix se déroule une scène de sabbat diabolique. Le sujet est l'un des plus sombres que James Ensor n’ait jamais traité.
En 1888, Ensor peint une version à l’huile, très différente du dessin, intitulée Le Christ tourmenté (Tricot 291), actuellement au Mildred Lane Kemper Art Museum, Washington University, Saint-Louis. Vers la même époque Ensor peint une huile sur panneau, intitulée Le Christ agonisant (Tricot 292). Le tableau, très expressif et haut en couleurs, sera en quelque sorte le modèle de plusieurs versions ou répliques peintes en 1938 et en 1939 (Tricot 616, 808, 809).
Le dessin, proposé par Sotheby’s (Paris), se base sur ce modèle. Le dessin a probablement été exécuté dans les années trente, et plus probablement en 1938 ou 1939 quand Ensor a peint les deux dernières versions du Christ agonisant. Tout autour du Christ en croix des petits monstres et des diablotins virevoltent dans une atmosphère plutôt carnavalesque. Pendant qu’un angelot aux cuisses dénudées (dans le coin supérieur à droite) pète à tout vent, d’autres figures grotesques font des grimaces et se moquent ouvertement du Christ à l’agonie. Un oiseau fantastique semble infliger des coups de bec dans la plaie béante du flanc du crucifié. L’attitude rigide du Christ (avec le perizonium en forme de pagne) n’est pas sans rappeler les premières représentations du Christ en croix dans l’art romain tardif du 5e siècle (Cf. plaque en ivoire, 420-430, coll. British Museum, Londres). Ensor avec son souci du détail mentionne la date du papier sur lequel il dessine, papier qui lui a sans doute été donné par un imprimeur.
Xavier Tricot
En 1888, Ensor peint une version à l’huile, très différente du dessin, intitulée Le Christ tourmenté (Tricot 291), actuellement au Mildred Lane Kemper Art Museum, Washington University, Saint-Louis. Vers la même époque Ensor peint une huile sur panneau, intitulée Le Christ agonisant (Tricot 292). Le tableau, très expressif et haut en couleurs, sera en quelque sorte le modèle de plusieurs versions ou répliques peintes en 1938 et en 1939 (Tricot 616, 808, 809).
Le dessin, proposé par Sotheby’s (Paris), se base sur ce modèle. Le dessin a probablement été exécuté dans les années trente, et plus probablement en 1938 ou 1939 quand Ensor a peint les deux dernières versions du Christ agonisant. Tout autour du Christ en croix des petits monstres et des diablotins virevoltent dans une atmosphère plutôt carnavalesque. Pendant qu’un angelot aux cuisses dénudées (dans le coin supérieur à droite) pète à tout vent, d’autres figures grotesques font des grimaces et se moquent ouvertement du Christ à l’agonie. Un oiseau fantastique semble infliger des coups de bec dans la plaie béante du flanc du crucifié. L’attitude rigide du Christ (avec le perizonium en forme de pagne) n’est pas sans rappeler les premières représentations du Christ en croix dans l’art romain tardif du 5e siècle (Cf. plaque en ivoire, 420-430, coll. British Museum, Londres). Ensor avec son souci du détail mentionne la date du papier sur lequel il dessine, papier qui lui a sans doute été donné par un imprimeur.
Xavier Tricot