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Mallarmé, Stéphane
VILLIERS DE L’ISLE-ADAM. PARIS, LIBRAIRIE DE L’ART INDÉPENDANT, 1890.
Estimate
6,0008,000
LOT SOLD. 7,500 EUR
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Mallarmé, Stéphane
VILLIERS DE L’ISLE-ADAM. PARIS, LIBRAIRIE DE L’ART INDÉPENDANT, 1890.
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Details & Cataloguing

Bibliothèque R. & B. L. VII, XIXe siècle (1840–1898). Éditions originales – Revues – Lettres et manuscrits autographes

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Paris

Mallarmé, Stéphane
VILLIERS DE L’ISLE-ADAM. PARIS, LIBRAIRIE DE L’ART INDÉPENDANT, 1890.
In-8, broché, non rogné, chemise demi-maroquin bleu foncé avec coins, étui (Devauchelle).

Édition originale, ornée d’un portrait de Villiers gravé par Marcellin Desboutin. Tiré à part du texte initialement paru le 15 mai 1890 dans La Revue d’aujourd’hui, dirigée par Rodolphe Darzens.

Très belle conférence prononcée par Mallarmé à sept reprises (six en Belgique et une à Paris) durant l’année qui suivit la disparition de son ami Villiers de L’Isle-Adam, devenu désormais un si lumineux fantôme. La conférence sur Villiers de L’Isle-Adam est sans doute une des grandes oraisons funèbres de notre littérature (Bertrand Marchal).

Tirage à 50 exemplaires, celui-ci un des 45 sur vergé de Hollande.

Précieux exemplaire de Berthe Morisot (1841-1895), portant ce bel envoi autographe :

[A] mes amis Manet
Vous me prêtâtes une ouïe / Fameuse et le temple ; si du / Soir la pompe est évanouie / En voici l’humble résidu.
Stéphane Mallarmé

Une longue amitié lia Mallarmé et Berthe Morisot, devenue Madame Eugène Manet par son mariage avec le frère d’Édouard Manet. C’est dans l’atelier du grand peintre, dont elle fut le principal modèle, que Mallarmé fit sa connaissance en 1874. Lorsqu’elle décéda, Mallarmé assuma le rôle de tuteur pour Julie, sa fille qu’elle avait maintes fois portraiturée. Mallarmé lui consacrera un chapitre de ses Médaillons et portraits en pied dans Divagations (1897).

Cet envoi lyrique (ou quatrain-dédicace) s’adresse particulièrement à Berthe Morisot. En effet, le 27 février 1890, c’est dans son salon à Paris, devant un auditoire privé, que Mallarmé fit une ultime lecture de sa conférence. Les vers sont cités et retranscrits dans les Œuvres complètes de Mallarmé, La Pléiade, 1951, rubrique Vers de circonstance, p. 159, n° XLVIII.

Petit manque de papier restauré au dos, avec les trois premières lettres du titre refaites à l’encre, premier plat séparé.


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Bibliothèque R. & B. L. VII, XIXe siècle (1840–1898). Éditions originales – Revues – Lettres et manuscrits autographes

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Paris