Lot 42
  • 42

Verlaine, Paul

Estimate
12,000 - 18,000 EUR
Sold
23,750 EUR
bidding is closed

Description

  • Verlaine, Paul
  • Fêtes galantes. Paris, Alphonse Lemerre, 1869.
  • ink on paper and leather
Exemplaire de Sainte-Beuve.

In-12 (157 x 90 mm). Maroquin bleu nuit janséniste doublé de maroquin tabac, gardes de soie bleu nuit brochée à motif floral, doubles gardes de papier peigne, tranches dorées sur témoins, couverture conservée, chemise et étui (Marius Michel).
Infime restauration à un angle du premier plat de la couverture.



Édition originale.



Un des 350 exemplaires sur Hollande, d'une édition limitée à 360 exemplaires.



Envoi autographe signé : "à monsieur Sainte Beuve témoignage de respectueuse admiration P. Verlaine", sur le faux-titre à l'encre noire.



Sur une des gardes blanches, cette annotation manuscrite signée du relieur : "J'ai relié les Fêtes galantes en 1898 pour mon vieux client M. van de Vrecken de Bormans au prix de soixante dix francs. H. Marius Michel".



Tiré à 360 exemplaires, ce recueil fut tout entier inspiré par Mathilde Mauté de Fleurville, future épouse de Verlaine. Il s'agit du second ouvrage du poète, dont il supporta seul les frais d'impression. Plusieurs des poèmes de ce recueil avaient déjà paru dans L'Artiste et La Gazette rimée. Verlaine y rend hommage aux poètes galants du XVIIIe siècle.
Les Fêtes galantes recueillirent peu d'échos auprès du public. Seuls quelques auteurs leur consacrèrent quelques lignes enthousiastes. Théodore de Banville y vit ''le petit livre d'un magicien'' (Le National, 19 avril 1869). Victor Hugo écrivit à Verlaine le 16 avril de cette même année : ''vous êtes un des premiers, un des plus puissants, un des plus charmants, dans cette nouvelle légion sacrée des poètes que je salue et que j'aime, moi, le vieux pensif des solitudes''.
Quant à Sainte-Beuve, auquel cet exemplaire fut offert, il avait accueilli trois ans auparavant les Poèmes saturniens, premier recueil de Verlaine, de cette façon : "Du talent, il y en a et je le salue avant tout. Votre inspiration est élevée ..." (lettre à Paul Verlaine, 10 décembre 1866). Verlaine se montra flatté de cet opinion, qu’Edmond Lepelletier commente ainsi : "un véritable brevet de poète et d'artiste, décerné par un maître compétent et autorisé" (Paul Verlaine, sa vie et son œuvre, Mercure de France 1907, p. 145-146). 



Provenance : Sainte-Beuve (envoi). -- van de Vrecken de Bormans (inscription manuscrite du relieur).

Close