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Statue, Bété, Côte d'Ivoire
BETE FIGURE, CÔTE D'IVOIRE
Estimate
120,000180,000
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Statue, Bété, Côte d'Ivoire
BETE FIGURE, CÔTE D'IVOIRE
Estimate
120,000180,000
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

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Paris

Statue, Bété, Côte d'Ivoire
BETE FIGURE, CÔTE D'IVOIRE

Provenance

Baba Keïta, Abidjan
Alain Dufour, Paris / Saint-Maur, acquis ca. 1970
Collection Lucien Van de Velde et Joanna Teunen, Anvers
Collection privée, Belgique

Exhibited

Erlangen, Palais Stutterheim, Kleine Galerie, Erlangen, Kunst der Elfenbeinküste / Art of Ivory Coast, 2001

Literature

Schaedler, Kunst der Elfenbeinküste / Art of Ivory Coast, 2001, p. 84
Matthys, "Bete Sculpture : Unduly Known" in Gentse Bijdragen tot de kunstgeschiedenis en Oudheidkunde, vol. XXI, 1996, p. 281
Gottschalk, Kunst aus Schwartz-Afrika, 2007, vol. 2, p. 140
Schaedler, Encyclopedia of African Art and Culture, 2009, p. 99

Catalogue Note

Les Bété vivent dans le centre ouest de la Côte d'Ivoire, sur la rive gauche du fleuve Sassandra. Les échanges culturels et commerciaux entre les Bété et leurs voisins, notamment les Dan et les Baoulé, influencèrent la production artistique de ces peuples. À la confluence de ces styles s’impose cette figure masculine dont le statut révéré s’exprime dans la puissance sculpturale de la musculature prononcée. Les jambes, proportionnellement courtes, annoncent un torse à la virilité exacerbée dont l’élan ascendant vers la tête exprime magistralement le talent du sculpteur. Le visage, aux traits sérrés et à l’expression souriante, répond au cou épais et étiré orné de scarifications géométriques complexes - emblèmes propres au groupe dont la statue relève. S’ajoute la coiffure élaborée, transcription en bois de celle en fibres végétales présente sur d'autres sculptures de la région.

Ces statues étaient probablement utilisées comme effigies funéraires, le corps de l’ancêtre étant remplacé, lors des cérémonies, « par une figurine sculptée en bois, connue sous le nom de kouei ou yousrokpo, selon le groupe concerné» (Holas, Arts de la Cote d'Ivoire, 1966, p. 135).  Cette pratique, empruntée aux groupes voisins, était cependant peu courante chez les Bété ce qui explique la grande rareté de leur statuaire.

Témoignage exceptionnel d’un des corpus les plus étroits de l’art africain, cette figure masculine partage des analogies saisissantes – particulièrement dans le modelé de la poitrine et le mouvement dynamique des épaules – avec une statue féminine autrefois dans la collection du peintre fauve Maurice de Vlaminck, et avec celle de la collection Myron Kunin (Sotheby’s, New York, 11 novembre 2014, n° 44).

 

The Bete occupy land in the centre-west of the Cote d’Ivoire on the left bank of the Sassandra River. Across the Bete region, cultural and commercial exchanges were being made between the Bete, Dan and Baule people, this along with the geographical proximity of these different cultural groups, had a mutual influence on the art produced, evident in the shared formal and aesthetic qualities of Bete sculpture.  

It is thought that these figures were used in funerary effigies for the deceased; the ancestor body was replaced, during the funeral ceremonies “by a figurine sculpted out of wood, known as kouei or yousrokpo, depending on the group in question” (Holas, Arts de la Cote d'Ivoire, 1966, p. 135). Inspired by their neighbours this practice rarely occurred among the Bete which explain the rarity of these figures.

This male Bete figure expresses his revered status through sculptural form. The legs, proportionately short, support a muscular torso. The figure displays an elongated thick neck decorated with complex geometric motifs representative of unique scarification drawn from the insignia of the group The carved coiffure resembles a hairstyle evident on other Bete figures, and also seen on other Cote d’Ivoire figures where they are made with vegetal fibres.

This male figure shows remarkable similarities in the carved contours of his chest to the female figure formerly in the collection of fauvist painter Maurice de Vlaminck and also displays similarities in form and bodily scarification to that from the Myron Kunin collection (Sotheby’s, New York, 11 November 2014, n° 44).

Arts d'Afrique et d'Océanie

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Paris