Lot 96
  • 96

Pendule à cercles tournants en porcelaine tendre de Sèvres, vers 1755-1758, et bronze doré d'époque Louis XVI, vers 1780

Estimate
30,000 - 50,000 EUR
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Description

  • gilt-bronze porcelain
  • Haut. 42 cm, larg. 18 cm, prof. 18 cm
  • Height 16 1/2 in; width 7 in; depth 7 in
le cadran à cercles tournants inscrit dans un vase couvert autour duquel s'enroule un serpent dont la langue indique les heures et les minutes, reposant sur une base cubique ornée de plaques en porcelaine tendre de Sèvres à décor champêtre sur un fond vert par André-Vincent Vieillard ; étiquette ancienne Collection de Monsieur le baron Henri de Rothschild et étiquette moderne 61

Provenance

Ancienne collection du baron James de Rothschild, vente M° Rheims et Laurin, Palais Galliera, le 1er décembre 1966, lot 61

Literature

D. Augarde, Les Ouvriers du Temps, Genève, 1996, p. 199, n° 160 (reproduite)

Condition

The illustration of the catalogue is accurate despite being a little bit too orange. Good overall condition. The ormolu elements: the gilding is very slightly rubbed and tarnished. The porcelain: the porcelain plaques are in good condition with slight wears to the gilding. These plaques, with glaze on reverse, are a re-used of the sides of a 1757-58 Sèvres square orange tub. It is then very likely that the original base of this clock was with different porcelain plaques or with a plain gilded-bronze base and that the Sèvres orange tub porcelain sides were added later in the 19th century. Please note that we do not guarantee the mechanism is in working order.
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Catalogue Note

A peine installée comme favorite en titre, Madame Du Barry fit l’acquisition le 18 novembre 1768 chez le marchand-mercier Poirier pour 912 livres d’une « pendule à vase et serpent, en bronze doré d’or moulu, le cadran tournant, le piédestal garni de trois morceaux de porcelaine de France, fond bleu, avec des enfants en miniature, le dard du serpent fait en marcassite » (cf. G. Wildenstein, « Simon-Philippe Poirier, fournisseur de Madame Du Barry », Gazette des Beaux-Arts, 1962, p. 372). Bien plus tard, pendant la tourmente révolutionnaire, on retrouve dans l’inventaire des « Meubles et effets appartenant à la citoyenne Du Barry » dressé en 1793 au château de Louveciennes une « Garniture de cheminée composée d’une pendule marquant par le dard d’un serpent » dans la chambre de la comtesse (cf. C. Baulez, « Le Mobilier et les objets d’art de Madame Du Barry », Madame Du Barry, de Versailles à Louveciennes, Paris, 1992, p. 65). La pendule fut d’abord réservée par la Commission des Arts, puis finalement vendue : elle se trouve aujourd’hui dans une collection particulière (ill. in S. Eriksen, Early neo-classicism in France, Londres, 1974, p. 347 et pl. 197).

Ce modèle de pendule luxueux et sophistiqué fut recherché des amateurs les plus fortunés. Dans les années 1770, à Paris rue de Varenne, la comtesse d’Orsay disposait dans son boudoir d’une pendule-vase à cadran tournant très similaire, dont le socle était cette fois orné de miniatures à l’huile : autrefois prêtée au ministère des Finances par le Mobilier national, elle est aujourd’hui conservée au musée du Louvre (inv. OA 8937 ; cf. C. Baulez, « L’hôtel de Clermont » in La Rue de Varenne, Paris, 1981, p. 68).
Parmi les exemplaires parvenus jusqu’à nous, nombreux sont ceux ornés de pierres dures (voir vente Sotheby’s, Paris, le 5 novembre 2014, lot 224), les modèles comprenant des plaques de porcelaine demeurant bien plus rares. Ce type de plaque se retrouve également sur les caisses à fleurs carrées produites à la manufacture de Sèvres.

La prestigieuse vacation dispersant une partie des collections du banquier James de Rothschild (1896-1984) eut lieu de son vivant en 1966, sous le marteau de M° Maurice Rheims. Le baron James avait hérité ses collections de son père Henri (1872-1946), descendant de la branche anglaise, diplômé en médecine, passionné de théâtre et grand donateur de la Bibliothèque Nationale de France.