Lot 53
  • 53

Paire de candélabres aux magots en bronze laqué et doré, fleurs en porcelaine d'époque Louis XV

Estimate
30,000 - 50,000 EUR
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Description

  • bronze
  • Haut. 23 cm, larg. 16 cm
  • Height 9 in; width 6 1/3 in
à deux bras de lumière tournoyants derrière une figure de magot assis ; l'un réprésentant une femme tenant un miroir ; (deux bobêches rapportées)

Provenance

Vente Christie's New York, le 20 avril 2007, lot 153

Condition

Illustration is quite accurate. The chinese couple with minor chips to the decoration. The gilt bronze branches with a fine chasing and gilding color. Two nozzles and drip pans possibly replaced. The patinated bronze base has been refreshed. The porcelain flowers with minor chips; one missing. Exotic and rare object always fashionable.
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Catalogue Note

Un petit nombre de candélabres en bronze laqué sont aujourd'hui répertoriés :

-ancienne collection Lafarge, vente à Lyon le 16 décembre 1868, lot 534 puis vente Sotheby's New York, les 13, 14 et 15 octobre 1983, lot 308.

-ancienne collection Ortiz-Patino, vente Sotheby's New York, le 20 mai 1992, lot 142

-vente Sotheby's Paris, le 16 décembre 2004, lot 142

-vente Sotheby's Paris, le 18 octobre 2006, lot 38

Une paire similaire à ce modèle est conservée à la Residenz de Munich.

A partir des années 1735, apparait à Paris vraisemblablement sous l’impulsion de marchands-merciers, une production de personnages chinois en bronze laqué qui seront utilisés à l’envie pour décorer une multitude d’objets usuels extrêmement raffinés.  Cette touche d’exotisme apportée à des objets occidentaux illustre le goût pour les chinoiseries dans la première partie du XVIIIe siècle.

Le terme « magot » selon l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert  s’apparente  aux « figures en terre, en plâtre, en cuivre, en porcelaine, ramassées, contrefaites, bizarres que nous regardons comme représentants des Chinois ou des Indiens ; nos appartement en sont décorés. Ce sont des colifichets précieux dont la nation s’est entêtée ; ils ont chassé de nos appartements des ornements d’un goût beaucoup meilleur. Ce règne est celui des magots ». Un terme synonyme de magot est largement repris dans les descriptions et inventaires au XVIIIe, c’est celui de « pagode ».

Le décor de ces magots en vernis polychrome imitant le laque pourrait être l’œuvre de l’atelier des vernisseurs Martin puisque le nom de Martin revient dans les descriptions des catalogues de vente de l’époque.