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Paire de candélabres aux magots en bronze laqué et doré, fleurs en porcelaine d'époque Louis XV
Description
- bronze
- Haut. 23 cm, larg. 16 cm
- Height 9 in; width 6 1/3 in
Provenance
Condition
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Catalogue Note
-ancienne collection Lafarge, vente à Lyon le 16 décembre 1868, lot 534 puis vente Sotheby's New York, les 13, 14 et 15 octobre 1983, lot 308.
-ancienne collection Ortiz-Patino, vente Sotheby's New York, le 20 mai 1992, lot 142
-vente Sotheby's Paris, le 16 décembre 2004, lot 142
-vente Sotheby's Paris, le 18 octobre 2006, lot 38
Une paire similaire à ce modèle est conservée à la Residenz de Munich.
A partir des années 1735, apparait à Paris vraisemblablement sous l’impulsion de marchands-merciers, une production de personnages chinois en bronze laqué qui seront utilisés à l’envie pour décorer une multitude d’objets usuels extrêmement raffinés. Cette touche d’exotisme apportée à des objets occidentaux illustre le goût pour les chinoiseries dans la première partie du XVIIIe siècle.
Le terme « magot » selon l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert s’apparente aux « figures en terre, en plâtre, en cuivre, en porcelaine, ramassées, contrefaites, bizarres que nous regardons comme représentants des Chinois ou des Indiens ; nos appartement en sont décorés. Ce sont des colifichets précieux dont la nation s’est entêtée ; ils ont chassé de nos appartements des ornements d’un goût beaucoup meilleur. Ce règne est celui des magots ». Un terme synonyme de magot est largement repris dans les descriptions et inventaires au XVIIIe, c’est celui de « pagode ».
Le décor de ces magots en vernis polychrome imitant le laque pourrait être l’œuvre de l’atelier des vernisseurs Martin puisque le nom de Martin revient dans les descriptions des catalogues de vente de l’époque.