Lot 80
  • 80

Paire de candélabres aux enfants chasseurs en bronze doré de la fin de l'époque Louis XVI, d'après un modèle de Boizot et Rémond

Estimate
25,000 - 40,000 EUR
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Description

  • bronze marble
  • Haut. 55,5 cm, larg. 21 cm
  • Height 21 3/4 in; width 8 1/4 in
à trois bras de lumière en forme de cors soutenus par un putto prenant appui sur une tête de cerf ; reposant sur un socle cylindrique en marbre rouge griotte ceint d'une frise de putti chasseurs et d'un tor de laurier, terminé par un contre-socle

Condition

The illustration of the catalogue is accurate. Good overall condition despite the inevitable minor scratches and marks due to age and handling. The gilding is slightly rubbed on the bases. A few minor chips on a marble base with a small restoration. Nice gilding and nice chasing.
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Catalogue Note

Christian Baulez attribue ce modèle, créé vers 1785 sous l'impulsion du marchand-mercier Dominique Daguerre, au sculpteur Louis-Simon Boizot (1743-1809) et au bronzier François Rémond (1747-1812).

Pour les quatre premières girandoles réalisées, Rémond factura 3 200 livres à Daguerre. Le marchand les destinait peut-être au financier Joseph Micault d'Harvelay (1723-1786), petit-neveu de Jean Pâris de Montmartel et Garde du Trésor royal : son inventaire après-décès au château de Chessy mentionne "deux paires de girandoles, sujets d'enfants, qui tiennent des cors de chasse ; les enfants en bronze et le reste des ornements en cuivre doré, le tout posé sur un socle de marbre, prisé 2 400 livres" (C. Baulez, "Essai sur l'oeuvre décoratif de Louis-Simon Boizot. Les bronziers Gouthière, Thomire et Rémond" in Louis-Simon Boizot (1743-1809), catalogue d'exposition, Paris, 2001, p. 293-294).

Depuis son voyage à Paris sous le nom de comte du Nord, le tsar Paul Ier affichait une prédilection pour les objets d’art à la mode de Paris. Son architecte Vincenzo Brenna se chargeait de passer commande auprès de marchands français établis à Saint-Pétersbourg, comme Barthélémy Defarge ou André Scholtzen : ce dernier livra le 13 août 1798 « deux girandoles à trois lumières représentant des Enfants nus portant des cors de chasse formant trois bobèches dorées au mat sur des piédouches de même garnis d’attributs de chasse », destinées à décorer le château Michel que le tsar inaugura le 1er février 1801 (I. Zek, “Bronzes d’ameublement et meubles français achetés par Paul Ier pour le Château Saint-Michel de Saint-Pétersbourg en 1798-1799” in Bulletin de la Société de  l’Histoire de 1’Art Français, 1994, p. 158).

L’ameublement du château Michel fut plus tard dispersé dans différentes demeures, comme les palais d’Hiver, de Strelna, de Tauride ou encore de Pavlovsk (E. Ducamp, Pavlovsk, Les collections, Paris, 1993, t. II, p. 178) Une paire de ce modèle est toujours conservée à Pavlovsk dans le salon de la Paix. Une autre paire provenant de la collection Dillée a été vendue dans ces salles, les 18 & 19 mars 2015, lot 127.