Lot 24
  • 24

Evert Collier

Estimate
15,000 - 20,000 EUR
Sold
bidding is closed

Description

  • Evert Collier
  • Nature morte aux instruments de musique, globe et livres
  • huile sur toile
    monogrammée en bas à gauche EC

    Vendu sans cadre

  • 31,5 x 26 cm ; 12 3/8 by 10 1/4 in

Catalogue Note

Evert Collier faisait partie avec Vincent Laurensz van de Vinne, Jan Vermeulen et Jacques de Claeuw d’un groupe de peintres de vanités très actifs dans le Haarlem du XVIIème.
Celles d’Evert Collier se distinguent par une une reprise récurrente de motifs et textes, qui, selon leur agencement, délivrent des réflexions variées.
La première nature morte de cette vente (lot °24 ci-contre) évoque par exemple subtilement les ambitions humaines. Elle est composée d’étoffes rouges posées sur une table et autres velours bordant la scène à la manière d’un rideau de théâtre. Le volumineux globe terrestre au centre traite de la puissance et la gloire, renforcées d'ailleurs par une trompette de la renommée. Mais ces quêtes vaniteuses sont-ici tempérées par les détails soigneusement disséminés dans la toile et modulant le message. La trompette a ainsi son bois fendu tandis que le violon a une corde cassée, illustrant ces quêtes de succès parfois vaines. De même la partition pour ténor évoque le Temps qui passe, et les plaisirs fugaces de la vie. La locution latine «Haec mea voluptas», «ceci est mon plaisir», insiste sur la futilité des joies terrestres très personnelles. 
Le deuxième tableau de cette vente (lot n°25) délivre des réflexions similaires avec ces flûtes, allusions à la séduction, et encore ce globe et cette trompette métaphorisant les multiples succès espérés. La maxime d’Hippocrate, « Vita breuis ars longa», est une vraie définition de la vanité en peinture en rappelant la permanance de l'art sur la briévité humaine.
Enfin, par leurs manières, leurs styles, ces deux toiles semblent dater de la première moitié des années 1690, période féconde pour l'artiste.
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