Lot 64
  • 64

Masque, Attié, Côte d'Ivoire

Estimate
40,000 - 60,000 EUR
Sold
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Description

  • wood
  • haut. 27,5 cm ; 10 5/8 in

Provenance

Collection Jean Willy Mestach (1926-2014), Ukkel
Ernest Ohly, Londres, 1962
Collection Peter et Veena Schnell, Zürich
Sotheby's, Paris, Collection Peter et Veena Schnell, 15 juin 2004, n° 40
Collection privée, Bruxelles

Exhibited

Anvers, Museum voor Schone Kunsten, Het masker. Alle volken-alle tijden / Le Masque. De tous peuples, de tous temps, 19 septembre - 15 novembre 1956

Literature

Olbrechts, Het masker. Alle volken-alle tijden/ Le Masque. De tous peuples, de tous temps, 1956, p. 31, n° 211 (listé)

Catalogue Note

Prêté en 1956 par l'artiste Jean Willy Mestach pour la célèbre exposition d'Anvers - Le masque. De tous peuples, de tous temps - ce masque, alors erronément attribué, s'inscrit dans l'un des corpus les plus rares des arts d'Afrique : celui des masques Attié, ou Akyé (Côte d'Ivoire). Seules trois autres œuvres, toutes conservées dans des musées, complètent ce corpus : le masque des anciennes collections Charles Ratton puis Hubert Goldet (Sotheby's, Paris, 24 juin 2015, n° 29) aujourd'hui dans les collections du musée du quai Branly-Jacques Chirac, celui de la collection Tishman (Vogel, For spirits and kings, African Art from the Tishman Collection, 1981, p. 78, n° 39) conservé au National Museum of African Art, Smithsonian Institution, et l'exemplaire de l'Art Institute de Chicago.

C'est William Fagg qui, en 1965, attribua ce corpus archaïque aux Attié, peuple Akan vivant au sud de la Côte d'Ivoire, à proximité des Baulé et des Anyi. Observé en 1898, dans la région d'Ano, par l'explorateur Camille Dreyfus (Dreyfus, A la Côte d'Ivoire, six mois dans l'Attié (un Transvaal français), 1898, p. 135), son usage disparut peu après.

Avec sa face quasi-plane ceinturée d'une frise dentelée dessinant un collier de barbe, ce masque s'impose par la modernité de son langage formel et pictural. Rare témoin d'une tradition oubliée, il affirme son ancienneté par sa patine partiellement croûteuse animée par les aplats polychromes.


Loaned by the artist Jean Willy Mestach in 1956 for the famous Antwerp exhibition - Le masque. De tous peuples, de tous temps - this mask, then incorrectly attributed , belongs to one of the rarest corpora of African art: that of the Attie, or Akye masks (Côte d'Ivoire). Only three other pieces, actually all in museums collections, complete this corpus: the mask from the former Charles Ratton collection, later part of the Hubert Goldet collection (Sotheby's, Paris, June 24, 2015, No. 29) and the one from the Tishman collection (Vogel, For spirits and kings, African Art from the Tishman Collection, 1981, p. 78, No. 39), now in the National Museum of African Art, Smithsonian Institution, and the mask held at the Art Institute of Chicago.

In 1965,William Fagg, attributed this archaic corpus to the Attié, an Akan people living in southern Ivory Coast, near the Baule and the Anyi. Observed in 1898 in the region of Ano, by explorer Camille Dreyfus (Dreyfus, A la Côte d'Ivoire, six mois dans l'Attié (un Transvaal français), 1898, p. 135), their use came to an end soon after

With its almost flat face, girded by a serrated frieze figuring a chinstrap beard, this mask stands out for the modernity of its formal and pictorial language. A rare specimen of a forgotten tradition the archaism of this mask is evident in the echoes of polychromy in the partially crusty patina.

Attie mask, Côte d'Ivoire

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