Lot 11
  • 11

Statue, Kanak, Nouvelle-Calédonie

Estimate
30,000 - 50,000 EUR
Sold
33,750 EUR
bidding is closed

Description

  • Wood

Provenance

Collection Cornelis Pieter Meulendijk, Rotterdam
Loed et Mia van Bussel, Amsterdam
Collection Berend Hoekstra, Bruxelles

Exhibited

Bruxelles, Espace culturel ING, Océanie. Signes de rites, symboles de pouvoir, 23 octobre 2008 - 15 mars 2009 / Rotterdam, Wereldmuseum, Oceanië. Tekens van riten, symbolen van gezag, 10 décembre 2009 - 24 mai 2010

Literature

Herreman, Océanie. Signes de rites, symboles de pouvoir, 2008, p. 120, n° 118 / Oceanië. Tekens van riten, symbolen van gezag, 2009, p. 120, n° 118
Eerhart, "De Kunstenaar en zijn etnografica - in gesprek met Berend Hoekstra", Object en Betekenis, VVE Jaarboek, Nummer 4, 2016, p. 9

Catalogue Note

Contrairement aux sculptures destinées à être fichées dans le sol - telles que celles apparaissant en arrière-plan du célèbre portrait de Picasso photographié par Frank Gelett Burgess en 1908 dans son atelier du Bateau-Lavoir (Evrard, Arts primitifs dans les ateliers d'artistes, 1967, p. 26) - le corpus des figures Kanak en ronde bosse est éminemment restreint. Evoquée dès 1793 lors de l'Expédition d'Entrecasteaux, cette statuaire méconnue, pratiquement inédite, se compose de figures présentant toutes le même canon : sculpture frontale et symétrique, bras le long du corps et mains reposant sur le bas du ventre. La tête, invariablement hypertrophiée, est caractéristique de l'art Kanak avec ses larges yeux en amande, son nez busqué aux ailes dilatées et la bouche aux commissures relevées.

Au sein de ce corpus, les figures féminines sont encore plus rares : seules sept sont répertoriées dans les collections muséales à travers le monde. Imposant toute sa monumentalité sculpturale, cette figure se caractérise par la puissance des masses musculaires, tout particulièrement visible dans le volume remarquable des mollets et dans la tension des courbes.

Selon Fritz Sarasin - s'appuyant sur des statues étroitement apparentées conservées au musée d'ethnographie de Bâle - ces sculptures pourraient représenter des ancêtres. Consultées par les chefs afin de protéger la communauté ou utilisées en tant que supports de pratiques magiques lors de cultes liés à la pluie, elles étaient ensuite enveloppées dans du tissu et conservées précieusement (Ethnographie des Kanak de Nouvelle-Calédonie et des Îles Loyauté (1911-1912), 1929, pl. 69).

Unlike sculptures that were made to be fixed in the ground- like those which appear in the background of the famous portrait of Picasso in his Bateau-Lavoir workshop photographed by Frank Gelett Burgess in 1908 (Evrard, Arts primitifs dans les ateliers d'artistes, 1967, p. 26)- the corpus of Kanak figures sculpted in the round is exceedingly narrow. Evoked as early as 1793 during the Entrecasteaux Expedition, this rare statuary, scarcely mentioned in publications, is comprised of figures that all abide by the same canon: frontal and symmetrical sculpture, arms at the sides, and hands resting on the lower part of the abdomen. The head, invariably hypertrophied, is characteristic of Kanak art with its large almond-shaped eyes, aquiline nose with dilated nostrils and mouth with raised corners.

Within this corpus, female figures are even more rare: only seven are listed in museum collections throughout the world. Standing out in all its sculptural monumentality, this figure is characterized by the forcefulness of its muscular masses, particularly visible in the remarkable volume of the calves and in the tension of the curves.

According to Fritz Sarasin - basing his analysis on closely related figures kept at the Basel Museum - these sculptures may well represent ancestors. Consulted by chiefs to protect the community, or used as vectors for magical practices during rain-related cults, they were then wrapped in fabric and preciously preserved. (Ethnographie des Kanak de Nouvelle-Calédonie et des Îles Loyauté (1911-1912), 1929, pl. 69).

Kanak figure, New Caledonia

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