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Alain Bublex
Description
- Alain Bublex
- The Harbour of Glooscap
- titré
- encre et gouache sur papier
- 108,5 x 155 cm; 42 11/16 x 61 in.
- Executed in 1998.
Provenance
Collection Jean Albou, Paris
Vente: Artcurial, Art Contemporain, Collection Jean Albou, 29 janvier 2008, lot 38
Collection Alain & Candice Fraiberger
Exhibited
Montréal, Glooscap, mois de la photographie, 2005
Condition
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Catalogue Note
Alain Bublex dans les propos recueillis lors de l’exposition personnelle de l’artiste en juillet 1999 à la fondation Louis-Moret de Martigny. P. 177 in Bernard Guelton, les arts visuels, le web et la fiction, Paris, 2006.
Avec son œuvre-ville Glooscap, Alain Bublex marche dans les pas de Thomas More et des grandes utopies modernistes du XXème siècle. Dès 1985, et durant plus de dix ans, l’artiste crée des documents d’archives (vidéos, vues aériennes, photographie, relevés météorologiques, études socio-économiques) « dont l’articulation aboutit à une ville vraisemblable » (Nicolas Bourriaud). Alain Bublex met en place un chantier virtuel, en perpétuel changement ; un univers habitable. Pour l’artiste, « derrière tous ces projets qui ne sont que des fictions, je me suis placé dans la situation de devoir agir dans le réel ». Avec la ville de Glooscap, Bublex part du constat « qu’il n’était plus possible aujourd’hui de projeter une utopie. Dès le départ, avec Glooscap, j’avais le sentiment que cette aspiration à un monde meilleur était devenue impossible, et que ce projet de ville imaginaire en était le reflet. C’est pour cela, qu’au-delà des parcours qu’elle permet, Glooscap n’est pas une ville idéale. » (ibid.) L’artiste sort du champ de l’imaginaire et de l’utopie critique.
Il se concentre sur l’histoire, Glooscap n’est pas tant une cartographie d’un territoire qu’une « représentation du travail du temps ». L’artiste a mis en germe cette ville, mais il « disparaît derrière la réalité de la construction dont les ans seuls peuvent passer pour l’auteur. La figure de l’artiste qui ressort de son travail, c’est celle de l’Histoire elle-même. En tant que créateur de forme, Bublex tente de rivaliser avec l’histoire humaine comme Balzac avec l’Etat Civil ». Nicolas Bourriaud