Lot 70
  • 70

Encrier en porphyre, marbres et bronze doré, travail romain du début du XIXe siècle, probablement atelier de Francesco Righetti (1749-1819)

Estimate
80,000 - 120,000 EUR
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Description

  • bronze marble
  • Haut. 44 cm, larg. 46 cm, prof. 35 cm
  • Height 17 1/3 in; width 18 in; depth 13 3/4 in
représentant la fontaine de la Place du Quirinal ; l'obélisque et les deux groupes équestres des Dioscures découvrant trois godets

Provenance

Ancienne collection d'Héli, duc de Talleyrand, vente Christie's à Paris, le 26 novembre 2005, lot 221, vendu 102 000 €

Literature

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
M. Parsons, "A Monument of Rome" in The Minneapolis Institute of Arts Bulletin LVIII, 1969, pp. 46-53
A. Gonzales-Palacios, Il Tempio del Gusto, Milan, 1984, vol. I, p. 168, et vol. II, p. 143, fig. 321 et 322
E. P. Bowron et J.J. Rishel, Art in Rome in the eighteenth century, Philadelphie, 2000, pp. 191-193
W. Koeppe et A.M. Giusti, Art of the Royal Court: Treasures in Pietre Dure from the Palaces of Europe, New York, 2008, pp. 308-309, n°120

Catalogue Note

C'est en 1588, à l'inititative du pape Sixte Quint, que furent installées au sommet de la colline du Quirinal les statues antiques de Castor et Pollux provenant des thermes de Constantin. Deux cent ans plus tard, Pie VI décida de réorienter le monument en face du palais du Quirinal - alors résidence pontificale -  et d'y ajouter un obélisque en granit rose, retrouvé en 1781 au cours de fouilles près du mausolée d'Auguste. Les travaux furent menés par l'architecte Giovanni Atinori et achevés par l'érection de l'obélisque en 1786. Afin de commémorer ce nouvel aménagement, un somptueux encrier en argent et pierres dures exécuté par un collaborateur des Valadier, l’orfèvre Vincenzo Coaci (1756-1794), fut offert à Pie VI en 1792 par l'intermédiaire du le marquis Luigi Ercolani, patron et mécène de Coaci (E. P. Bowron et J.J. Rishel, op. cit., p.192). 

Aujourd’hui conservé au Minneapolis Institute of Arts (fig. 1), cet encrier donna lieu, pendant le premier quart du XIXe siècle, à plusieurs variantes réalisées par les lapidaires romains, telles que celle que nous présentons ici. Sans doute exécuté dans l’atelier de Francesco Righetti (1749-1819), notre encrier comporte de nombreuses similitudes avec deux exemplaires connus réalisés vers 1818, l’un visible au Palais Pitti à Florence, l’autre ayant peut-être été présenté à Pie VII et aujourd’hui en mains privées après avoir figuré dans un palais de Lucques (A. Gonzales-Palacios, op. cit., p.168).