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Attribué à Ciro Ferri Rome 1633 - 1689
Estimate
25,000 - 35,000 EUR
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Description
- La réconciliation de Jacob et Laban
- Huile sur toile
- 201 x 169 cm ; 79 1/8 by 66 1/2 in
Provenance
Vente Sotheby's à New York, le 27 janvier 2005, lot 123A, vendu 102 000 $
Literature
L. Mochi Onori, S. Schütze, F. Solinas, I Barberini e la cultura europea del Seicento. Atti del convegno internazionale, Palazzo Barberini alle Quattro Fontane, 7 - 11 December 2004, Rome, 2007.
Condition
To the naked eye:
The painting appears in a good looking condition. The painting has been re-lined a bit strongly probably in the middle of the 20th century. The painting has been cleaned at the end of the 20th century and some glazes had suffered a bit particularly in the brown hair.
Under the U.V. light:
Due to its size and the exhibition it has been difficult to see the whole painting under U.V..
We can however notice some restoration that has most probably done in the same period just after the cleaning of the painting. These were precisely done.
We can notice some restoration :
- on the woman face (the one with the red drapery)
- on the faces and body's of the babies
- on the body of the man sited in the lower right corner
- in the sky.
These restorations have been really well done and don't affect the lecture of the painting.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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Catalogue Note
Laban, frère de Rébecca était le père de Léa et de Rachel. Il accueillit Jacob, qui fuyait la colère d’Esaü et lui promit la main de sa fille Rachel en échange de sept années de travail, mais lui donna finalement Léa. Face aux protestations de Jacob, Laban lui offrit Rachel contre sept nouvelles années de travail.
Ciro Ferri participa, avec Pierre de Cortone à la décoration du palais du Quirinal (1656-1659) et du Palais Pitti (1659-1665). Cette œuvre est une reprise par Ciro Ferri d’une composition de son maître Pierre de Cortone, dont la première version est conservée au musée du Louvre (voir G. Briganti, Pietro da Cortona, Florence, 1982, p. 209, cat. 58, fig. n°158). Le tableau du Louvre fut très certainement peint, ainsi que son pendant Laban cherchant ses idoles (Bristol City Art Gallery ; Briganti, op. cit., pp. 210-211, cat. 61, fig. n°157), pour la famille Barberini autour de 1630-35, époque des premiers contacts entre l’artiste et la famille, avant d’entreprendre les grandes fresques du palais. Ce sujet fait probablement allusion à l’avènement de la paix entre la famille Barberini et Innocent X.
La réconciliation des deux hommes est matérialisée par leurs mains serrées au-dessus d’un agneau égorgé, symbole de rachat après la faute. L’idée de concorde est confortée par un ciel qui semble s’éclaircir et qui propage une lumière douce. À gauche, Léa et Rachel affichent un air serein. Cette dernière considère le rapprochement entre les deux hommes, tandis que Laban la montre du doigt désignant de ce geste sa nouvelle épouse à Jacob.
Cette composition semble avoir rencontré un certain succès (sans doute alimenté par le prestige du patronage des Barberini), et fut répété par Cortone et Ciro Ferri à plusieurs reprises. L’une des versions réalisées par Ferri se trouve dans la collection Corsini à Rome, où elle fut d’abord présentée sous le titre erroné de « Scène de sacrifice » (inventaire de 1784 « Prima anticamera. Quadro grande, rappresentante un sacrificio, originale da Ciro Ferro »). D’autres versions, comme La rencontre de Jacob et Esaü par Ferri sont mentionnées dans des ventes au début du XIXe siècle (collection John Woodburn, Christie’s, Londres, 12 mai 1821, lot 35 ; collection Harrison, vente Foster’s, 13 octobre 1830, par « C. Terri »).
Ciro Ferri participa, avec Pierre de Cortone à la décoration du palais du Quirinal (1656-1659) et du Palais Pitti (1659-1665). Cette œuvre est une reprise par Ciro Ferri d’une composition de son maître Pierre de Cortone, dont la première version est conservée au musée du Louvre (voir G. Briganti, Pietro da Cortona, Florence, 1982, p. 209, cat. 58, fig. n°158). Le tableau du Louvre fut très certainement peint, ainsi que son pendant Laban cherchant ses idoles (Bristol City Art Gallery ; Briganti, op. cit., pp. 210-211, cat. 61, fig. n°157), pour la famille Barberini autour de 1630-35, époque des premiers contacts entre l’artiste et la famille, avant d’entreprendre les grandes fresques du palais. Ce sujet fait probablement allusion à l’avènement de la paix entre la famille Barberini et Innocent X.
La réconciliation des deux hommes est matérialisée par leurs mains serrées au-dessus d’un agneau égorgé, symbole de rachat après la faute. L’idée de concorde est confortée par un ciel qui semble s’éclaircir et qui propage une lumière douce. À gauche, Léa et Rachel affichent un air serein. Cette dernière considère le rapprochement entre les deux hommes, tandis que Laban la montre du doigt désignant de ce geste sa nouvelle épouse à Jacob.
Cette composition semble avoir rencontré un certain succès (sans doute alimenté par le prestige du patronage des Barberini), et fut répété par Cortone et Ciro Ferri à plusieurs reprises. L’une des versions réalisées par Ferri se trouve dans la collection Corsini à Rome, où elle fut d’abord présentée sous le titre erroné de « Scène de sacrifice » (inventaire de 1784 « Prima anticamera. Quadro grande, rappresentante un sacrificio, originale da Ciro Ferro »). D’autres versions, comme La rencontre de Jacob et Esaü par Ferri sont mentionnées dans des ventes au début du XIXe siècle (collection John Woodburn, Christie’s, Londres, 12 mai 1821, lot 35 ; collection Harrison, vente Foster’s, 13 octobre 1830, par « C. Terri »).