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Jean-Jacques Spoede
Estimate
20,000 - 30,000 EUR
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Description
- Jean-Jacques Spoede
- Hommage à BacchusHommage à Cérès
- La première est signée et datée en bas au centre J. Spoede / 1724
- Huile sur toile, une paire
La seconde porte une signature et une date en bas à droite J. Spoede / 1725 - 57 x 72 cm ; 22 by 28 3/8 in
Provenance
Vente anonyme, Paris, Galerie Charpentier, Me Rheims, 5 décembre 1955, n° 54 et 55.
Literature
M. Eidelberg, « Jean Jacques Spoede, Watteau’s « special friends » », in Gazette des Beaux-Arts, novembre 2000, reproduit fig. 3 et cité pp. 181 et 183 (signed pendants, « Hommage à Bacchus » et « Hommage à Cérès », both dated 1724).
Catalogue Note
Peintre de scènes mythologiques et de natures mortes, dessinateur d’acteurs du théâtre populaire et caricaturiste, Jean-Jacques Spoede est fils d’un sculpteur. Il fait ses premières études à Anvers puis rejoint la communauté d’artistes franco-flamande à Paris avant 1709 côtoyant Antoine Watteau et Claude Gillot. Il étudie à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture et est professeur puis recteur de l’Académie de Saint Luc. Spoede est, selon l’expression du marchand Edme Gersaint, à propos de la vente d’un tableau au marchand Pierre Sirois, « l’ami particulier » d’Antoine Watteau.
Nous pouvons rapprocher nos tableaux de deux autres pendants, Bacchus et Ariane et L’Enlèvement d’Europe (paire de toiles, 98 x 90 cm. signées et datées 1723 et conservées au Musée Mayer van den Bergh d’Anvers. Voir M. Eidelberg, « Jean Jacques Spoede, Watteau’s « special friends » », in Gazette des Beaux-Arts, novembre 2000, reproduit fig. 5 et reproduit en couleurs fig. 2). Ce rapprochement nous montre que Spoede réemploie souvent les mêmes éléments dans ses peintures de sujets mythologiques. Il s’inspire d’une estampe de Claude Gillot, Feste de faune, Dieu des Forests, dans laquelle des putti, des faunes et des nymphes dansent et fêtent Bacchus en formant une pyramide.
Le rappel des œuvres de Brueghel se trouve aussi dans ses dessins, notamment un dessin à la sanguine, Scène de comédie, daté de 1736 (42,5 x 57,5 cm.) et conservé au Musée des Beaux-Arts de Rouen duquel nous pouvons rapprocher notre tableau, Hommage à Bacchus.
Nous pouvons rapprocher nos tableaux de deux autres pendants, Bacchus et Ariane et L’Enlèvement d’Europe (paire de toiles, 98 x 90 cm. signées et datées 1723 et conservées au Musée Mayer van den Bergh d’Anvers. Voir M. Eidelberg, « Jean Jacques Spoede, Watteau’s « special friends » », in Gazette des Beaux-Arts, novembre 2000, reproduit fig. 5 et reproduit en couleurs fig. 2). Ce rapprochement nous montre que Spoede réemploie souvent les mêmes éléments dans ses peintures de sujets mythologiques. Il s’inspire d’une estampe de Claude Gillot, Feste de faune, Dieu des Forests, dans laquelle des putti, des faunes et des nymphes dansent et fêtent Bacchus en formant une pyramide.
Le rappel des œuvres de Brueghel se trouve aussi dans ses dessins, notamment un dessin à la sanguine, Scène de comédie, daté de 1736 (42,5 x 57,5 cm.) et conservé au Musée des Beaux-Arts de Rouen duquel nous pouvons rapprocher notre tableau, Hommage à Bacchus.