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Charles-Félix Mulnier de Barnevialle
Description
- Charles-Félix Mulnier de Barnevialle
- Portrait équestre de Henri de Riollet, comte de Morteuil
- Titrée, signée et datée en bas à gauche Henry de Riollet, Comte de Morteuil 1781 / c. mulnier de barnevialle . peintre du Roy 1781
- Huile sur toile
- 160 x 127 cm ; 63 by 50 in
Provenance
Literature
G. Voreaux, « Charles Félix Mulnier - Peintre de Stanislas Roi de Pologne », in Le Pays Lorrain, n° 2, juin 2003, pp. 81 - 90, reproduit p. 86.
Catalogue Note
Henri de Riollet de Morteuil avait épousé en 1735 à Dijon, Claude-Françoise Perreney d’Aubigny (1709-1769), fille d’un colonel d’infanterie devenu ensuite maître à la cour des comptes de Dole. Leurs deux fils, pages à la cour de Versailles, servirent dans différents régiments. En arrière plan de notre portrait, Mulnier a représenté le château familial de Morteuil, près de Beaune.
Issu d’une famille de juristes lorrains de petite noblesse, Charles-Félix Mulnier vint à Paris vers l’âge de seize ans, pour étudier dans l’atelier de Joseph Aved. Auparavant, il avait sans doute étudié chez Jean Girardet, peintre du roi Stanislas. De retour à Lunéville, Mulnier fut nommé peintre du roi de Pologne vers 1762. Cette distinction lui permit d’obtenir la clientèle de la cour lorraine. Protégé par Monseigneur Drouaz, évêque de Toul, il travailla également à plusieurs reprises pour l’Eglise. On connait de lui notamment un Saint Jean de la Croix appartenant à l’église Saint Jacques de Lunéville, un Saint Antoine et une Sainte Catherine retrouvés dans les réserves du château de Lunéville.
Ayant perdu son titre de peintre du roi à la mort de Stanislas, Mulnier travailla à différentes reprises à Toulouse comme semblent l’attester divers documents, puis en Bourgogne, toujours comme portraitiste. Il revint à Lunéville en 1784.
Mulnier utilisait diverses signatures. Le nom de Barnevialle employé ici est apparemment une déformation du nom de sa mère, Marie-Thérèse Barneville. Son frère, secrétaire du dernier roi de Pologne Stanislas Auguste Poniatowski, avait pris le nom de Mulnier de Barneval.
Mulnier reprend ici un modèle qu’il avait déjà exploité en 1763 pour son Portrait équestre de Louis XV. Il s’inspira d’une toile de Charles-Joseph Parrocel conservée au Château de Versailles, située vers 1745, largement diffusée par une gravure de Johan Georg Wille. Cette composition fut réutilisée pour le Portrait équestre de Ladislas Ignace de Bercheny conservé au Musée Lorrain de Nancy.
Les œuvres qui nous sont connues, notamment les portraits, pour certains de grandes dimensions et d’une facture assez réaliste, placent l’artiste dans les premiers portaitistes provinciaux de l’époque.
Malgré deux articles récents de Gérard Voreaux, et les études de Sylvie de Vesvrotte, le travail de Mulnier reste encore à redécouvrir.