- 367
Atelier de Joachim Beuckelaer
Description
- Atelier de Joachim Beuckelaer
- La Belle verdurière, dit autrefois Portrait présumé de François de Granvelle, comte de Cantecroy (1550-1607) et de Mademoiselle Gaille
- Huile sur sa toile d'origine
- 133 x 111,5 cm ; 52 3/8 by 43 7/8 in
Provenance
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
Nous pouvons présumer de l’identité des modèles grâce à une version du palais de Granvelle à Besançon, inventoriée en 1607 sous le nom de Frans Floris avec comme titre « Le Portrait de M. le Comte et la mademoiselle Gaille, peintre en fructière, François de Granvelle ».
Les nombreuses versions connues témoignent de la popularité du sujet (voir le catalogue de l’exposition Joachim Beuckelaer. Het markt- en keukenstuk in de Nederlanden 1550-1650, Gand, Museum voor Schone Kunsten, 1986 - 1987, n° 16).
Même s’il y a des variantes, toutes les compositions reprennent l’étalage de fruits et de légumes au premier plan avec un point de fuite constitué par la route du village à l’arrière plan. Une femme est assise sur les genoux d’un homme richement vêtu qui la tient par la hanche et lui montre de l’autre main un portrait en médaillon. Son buste de profil, la femme nous regarde en tenant un panier de noisettes. Tandis que devant elle, un deuxième homme plus modestement vêtu, au regard malicieux, lève un doigt en signe de remontrance. Il les met vraisemblablement en garde contre le pouvoir aphrodisiaque des noisettes et leur consommation irréfléchie.
Outre les nombreuses variantes, notre tableau se distingue des autres versions par l’attention particulière portée aux portraits des deux personnages assis, à leurs regards soutenus et la fermeté de leurs traits. La finesse du rendu des matières, des dentelles, des bijoux et des coiffures contraste avec le premier plan plus rustique, l’homme à droite plus simple et l’arrière plan légèrement plus flou.