Lot 14
  • 14

Pendule à l'Etude en bronze patiné et doré, et marbre blanc d'époque Louis XVI

Estimate
30,000 - 50,000 EUR
Sold
bidding is closed

Description

  • gilt bronze, white marble
  • Haut. 59 cm, larg. 66 cm, prof. 22 cm
  • Height 23 1/4 in; width 26 in; depth 8 2/3 in
le cadran et le mouvement signés Robin Aux Galeries du Louvre, le mouvement numéroté n°1792 ; la figure de l’Etude accoudée à la borne dans laquelle est inscrite le cadran et que surmonte un coq, avec à ses pieds un putto pointant son compas sur un globe ; reposant sur un socle en marbre blanc à frise d’entrelacs à rosettes et guirlandes de laurier, terminé par des pieds feuillagés

Literature

C. Baulez, "La Pendule à la Geoffrin, un modèle à succès" in L'Estampille - L'Objet d'Art, n°224, avril 1989, pp. 34-41
Cat. expo., Madame Geoffrin, une femme d'affaires et d'esprit, Maison de Chateaubriand, avril-juillet 2011, p. 121

Catalogue Note

Robert Robin, horloger reçu maître en 1767, installé aux Galeries du Louvre en 1786

Marie-Thérèse Geoffrin (1699-1777), femme de lettres tenant salon rue Saint Honoré au milieu du XVIIIe siècle, recevait nombre d’intellectuels et visiteurs étrangers qu’elle conseillait pendant leur séjour à Paris. Grande amie de Denis Diderot, elle lui un offrit en 1768 une pendule dite "à l'Emploi du Temps", le mouvement de Musson, aujourd’hui conservée au musée de Langres. La belle figure de femme accoudée avait été commandée par Madame Geoffrin elle-même au sculpteur Laurent Guiard (1723-1788), élève de Bouchardon, et probablement fondu par le bronzier Edme Roy (maître en 1745) ; il lui couta 3000 livres (C. Baulez, op. cit. p. 36).

Le succès du modèle ne se démentit pas tout au long de la seconde moitié du XVIIIe siècle et certains bronziers n'hésitèrent pas à le décliner en le réinterprétant, comme Jean-Joseph de Saint-Germain qui remit le cadran au centre de la la composition et redressa légèrement la figure de l'Etude (cf. J.-D. Augarde,  “Jean-Joseph de Saint Germain” in H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, vol. II, p. 532, fig. 12). Notre pendule, en dépit de quelques légères variantes, est plus fidèle au modèle dit "à la Geoffrin" et reprend son architecture générale en se contentant d'ajouter un petit Génie de la Géographie aux pieds de l'Etude, et un coq symbolisant la Vigilance au-dessus du cadran. Il est possible de l'attribuer à un collaborateur régulier de Robert Robin, le bronzier Robert Osmond qui signa un exemplaire très similaire, illustré dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la Pendule française, Paris, 1987, p. 264, fig. B.

Close